Samedi 23 avril – Phnom Penh / Siem Reap
Transfert entre Phnom Penh et Siem Reap pour rejoindre le site des temples d’Angkor. Arrivés en ville vers 15h, nous choisissons soigneusement notre hôtel. Critères : Clim pour tout simplement survivre, piscine pour se délasser après les longues journées de visite, wi-fi pour le blog et calme pour pouvoir bien dormir et être d’attaque tôt le matin. Nous atterrissons au «Encore Angkor Hôtel » qui s’avère plus que parfait. Les gérants sont un couple de Cambodgiens ayant vécu 5 ans en Belgique ayant bien intégré toutes les exigences de l’hôtellerie occidentale avec un personnel d’une gentillesse exceptionnelle. Celle-ci s’avérera finalement être quasiment la norme pour les Cambodgiens qui ne sont pas loin de supplanter les Laos dans ce domaine, ce qui n’est pas peu dire.
Fin d’après-midi à l’hôtel à cause d’un gros orage jusqu’au dîner. Nous en profitons pour organiser notre journée du lendemain. Les temples étant éloignés de plusieurs kilomètres les uns des autres, nous prenons l’option de nous déplacer en tuktuk. Etant parfaitement satisfaits par le personnel de l’hôtel, nous décidons de faire confiance au gérant pour le choix du chauffeur qui nous trimballera l lendemain. Nous avons rendez-vous demain matin à 8h pour une première journée de visite.
Une fois la pluie passée, nous arpentons les deux rues centrales de Siem Reap à la recherche d’un restaurant. Et là, rien de bien emballant avec une suite ininterrompue de restos bruyants pour touristes parfaitement remplis par ceux-ci. Ça part mal, on va donc fuir le monde et essayer de trouver un resto sans personne, ça pourrait être bon signe. Et effectivement, nous choisissons le Old House qui s’avérera succulent, avec un service parfait (encore des gens d’une incroyable gentillesse), un décor très sympa et de plus, c’est quasi gratuit. On rentre à l’hôtel pas trop tard pour être en forme demain matin.
Dimanche 24 avril – Angkor : Kbal Spean, Preah Ko, Bakong et Phnom Bakheng
Avant de démarrer le récit de nos quatre jours de visites, un petit peu d’histoire concernant la période angkorienne de l’Empire khmer.
La période angkorienne commença en 802 avec le premier Roi Jayavarman II (802 - 836) qui créa l’Empire Khmer en unifiant les différents royaumes rivaux et en annonçant son indépendance vis-à-vis du royaume des Shailendra basés à Java où le roi aurait passé sa jeunesse. Jayavarman II se proclama devaraja (dieu-roi), représentant terrestre du dieu hindou Shiva sur terre.
Jayavarman II fit construire un premier temple sur la colline de Phnom Kulen, symbole du mont Meru au Cambodge (la demeure de Shiva et le centre de l’univers dans la religion hindou) avant de déplacer sa capitale près de l’actuelle ville de Roluos. La religion hindoue était à l’époque la plus répandue dans toute l’Asie du Sud-Est, apportée par les Indiens qui commerçaient entre la Méditerranée et la Chine et dont la péninsule indochinoise était une plaque tournante.
Yasovarman I (889 – 910) déplaça ensuite la capitale de Roluos à Angkor, signifiant « ville capitale » ou « ville sainte ». Aujourd’hui, Angkor se réfère à la capitale de l’Empire khmer, ancêtre du Cambodge, entre les 9ème et 12ème siècles. A son apogée, la capitale comptait un million d’habitants pendant soit cinq fois plus que Paris et l’Empire khmer dominait économiquement et culturellement une zone géographique correspondant aujourd’hui au Cambodge, au Laos, à la Thaïlande et au Vietnam. La domination culturelle survivra d’ailleurs à la domination militaire avec une influence culturelle des futurs vaincus sur les futurs vainqueurs, en particulier en matière architecturale, avec des similitudes observées aussi bien avec Sukhothai (14ème siècle) qu’Ayutthaya (15ème – 18ème siècles), les deux capitales du Royaume de Siam avant Bangkok.
Nous avons décidé (enfin moi car je suis le chef) de visiter les temples dans l’ordre chronologique de leur édification. Nous démarrerons donc par les temples du groupe de Roluos édifiés sous Indravarman I (877 – 889). Avant de nous rendre sur le site, nous faisons donc la rencontre de Sokseih qui sera notre chauffeur pour la journée, et une fois de plus il s’avère extrêmement sympathique.
Preah Ko (879) – style Preah Koh – Hindouisme (Shiva)
Construit en l’honneur de Jayavarman II, il est dédié à Shiva. Il comporte six prasat (tours-sanctuaires de pierre) alignées sur deux rangées et faisant face à l’Est (comme la quasi-totalité des temples). Petit temple pour commencer tranquillement qui me rappelle effectivement le style observé à Sukhothai. Rien d’exceptionnel mais sympathique. Il est vrai qu’aujourd’hui, nous ne nous attendons pas à des miracles car nous ne visitons aucun des grands noms du site.

Bakong (881) – style Preah Koh – Hindouisme (Shiva)
Notre visite se poursuit avec le Bakong qui constituait le temple principal de la cité. Il était également le plus grand des temples du groupe, dédié à Shiva et symbolisant le Mont Meru. C’est le premier « temple-montagne » construit dans l’empire, il donna le ton pour les 400 prochaines années. Et là, c’est une première excellente surprise avec un temple qui nous a enchantés par sa majesté et sa simplicité. Nous passerons quasiment 1h30 sur le site. Moi à attendre que les autres touristes veuillent bien repartir du site pour que je puisse prendre des photos et Viviane assise à l’ombre.
Yasovarman I (889 – 910) déplaça ensuite la capitale de Roluos à Angkor en y faisant construire son premier temple, le Phnom Bakeng.

Phnom Bakheng (893) – style Bakheng – Hindouisme (Shiva) :
Premier « temple montagne » sur le site d’Angkor, son principal intérêt est le coucher de soleil sur Angkor Vat. Malheureusement, la surpopulation à cet instant de la journée est telle que nous quitterons les lieux avant la fin du coucher de soleil, avant que la totalité de la meute n’arrive.
Et puis il faut voir la qualité de la foule, c’est du touriste bien bourrin. Entre les Russes à moitié à poil (non je ne me suis pas trompé, c’est bien à placer dans la rubrique critique car on ne parle pas des mannequins hein) et les Français débiles, ya du lourd.
Lorsque nous rejoignons Sokseih et l’informons que nous avons abandonné devant la foule, son large sourire nous laissa deviner qu’il n’était pas surpris.
La journée fut intéressante bien qu’assez courte et ne servant que d’introduction aux principaux temples que nous allons commencer à découvrir dès le lendemain.

Une fois rentrés à l’hôtel, ce sera piscine avant d’aller dîner dans un restaurant mexicain relativement bon. Nous repartirons avec l’agréable sensation de suer nos margaritas, la chaleur et l’humidité n’ayant pas l’air de vouloir tolérer la moindre consommation d’alcool.
Lundi 25 avril – Angkor : Mebon oriental, Pre Rup, Ta Keo, Banteay Srei
Nous entamons donc nos visites de ce deuxième jour avec 2 temples construits sous le règne de Rajendravarman II (944 - 968). Ayant été parfaitement satisfaits de Sokseih qui nous conseille également sur les temples à voir ou ne pas voir, nous décidons de l’embaucher pour les 3 prochains jours de visite.
Mebon oriental (952) – style Pre Rup – Hindouisme (Shiva)
Positionné sur un îlot central du Baray oriental (réservoir gigantesque, aujourd’hui asséché, cœur du système hydraulique qui a permis à l’Empire khmer sa fulgurante expansion), il s’agit d’un temple hindou conforme au concept du « temple montagne » (et oui comme beaucoup) surmonté de l’habituel ensemble de cinq tours (une centrale et quatre d’angles). Style assez rustique mais intéressant bien que bien moins séduisant que le Bakong dont les alentours ajoutaient un certain charme.

Pre Rup (961) – style Pre Rup – Hindouisme (Shiva)
Situé à proximité, il ressemble grandement au Mébon oriental mais en plus imposant. Il fût construit une dizaine d’années plus tard. Le Pre Rup est vraiment frappant par sa taille et nous séduit encore plus que le Bakong par les points de vue qu’il offre sur son environnement direct. Néanmoins, Viviane lui trouve un gros défaut : « y’a pas d’ombre dans ce temple » et je la retrouve totalement liquéfiée après avoir désespérément cherché de l’ombre à proximité des sculptures d’angles.


Après une pause déjeuner-réhydratation bien méritée, nous reprenons la route. Notre après-midi sera elle consacrée à deux temples édifiés sous Jayavarman V (968 – 1001). Bien que ces deux temples aient été réalisés durant la même période, ceux-ci sont totalement différents.
Ta Keo (fin 10ème siècle) - Hindouisme (Shiva)
Totalement dépourvu du moindre ornement car jamais terminé, probablement du fait de la mort de roi, c’est le premier temple à être intégralement réalisé en grès. Son manque de finitions ne permet effectivement pas de s’emballer malgré la taille de l’édifice peut-être supérieure au Pre Rup. Du coup, il a bien fallu trouver quelque chose pour que vous vous intéressiez aux photos. Je vous propose de jouer à « Où est Viviane ? ». Vous pouvez observer la taille du temple grâce au référentiel vivianesque (1m54 de grâce et de féminité).

Autant le Ta Keo est imposant et austère, autant le temple suivant est de taille modeste mais d’une incroyable finesse dans les finitions.
Banteay Srei (967) – style Banteay Srei – Hindouisme (Shiva)
C’est l’un des quatre temples les plus connus d’Angkor. Il est même souvent considéré comme le joyau de l’art angkorien. Bien que la construction de l’édifice date de la fin du Xème siècle (confirmé par des inscriptions sur le site), beaucoup de spécialistes pensent que ce dernier a été retravaillé ultérieurement compte tenu de l’incroyable finesse des ornements caractéristiques des XIIIème et XIVème siècles. Notre cher écrivain André Malraux sera d’ailleurs emprisonné pour avoir tenté de dérober des statues (la France sachant récompenser ses hommes de talent, il sera donc nommé ministre de la culture sous De Gaulle). Nous sommes absolument émerveillés par la finesse des sculptures réalisées. Voici notre premier gros coup de cœur tant les détails sont fascinants.
Juste avant de repartir, nous tombons sur Gaël et Kim que nous avions rencontrés lors de notre entrée au Cambodge et avec qui nous avions partagé le merveilleux repas qui terrassa Viviane. Nous décidons de les emmener dîner au Old House. Cette fois encore, nous serons la seule table occupée dans le restaurant et eux aussi seront conquis par les lieux. Nous passons une soirée très sympa et décidons de nous revoir mais pas le lendemain, Gaël ayant l’intention de regarder Cartouche (un bon vieux Bebel) sur TV5 Monde. Pour info, TV5 Monde c’est la chaine francophone que l’on capte dans tous les hôtels de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge et je peux vous dire que 100% des francophones la regardent. En plus, y-a des matchs de championnat de France de foot le samedi soir.
Mardi 26 avril – Siem Reap
Aujourd’hui, nous avons décidé de faire relâche. La chaleur écrasante des deux premiers jours nous ayant totalement lessivés. Ce sera donc grasse mat, glande dans un café, écriture de cartes postales et piscine.
Je profite de cette journée de repos pour vous glisser quelques photos de la ville, des gens et des alentours rencontrés entre les visites de temples.
Transfert entre Phnom Penh et Siem Reap pour rejoindre le site des temples d’Angkor. Arrivés en ville vers 15h, nous choisissons soigneusement notre hôtel. Critères : Clim pour tout simplement survivre, piscine pour se délasser après les longues journées de visite, wi-fi pour le blog et calme pour pouvoir bien dormir et être d’attaque tôt le matin. Nous atterrissons au «Encore Angkor Hôtel » qui s’avère plus que parfait. Les gérants sont un couple de Cambodgiens ayant vécu 5 ans en Belgique ayant bien intégré toutes les exigences de l’hôtellerie occidentale avec un personnel d’une gentillesse exceptionnelle. Celle-ci s’avérera finalement être quasiment la norme pour les Cambodgiens qui ne sont pas loin de supplanter les Laos dans ce domaine, ce qui n’est pas peu dire.
Fin d’après-midi à l’hôtel à cause d’un gros orage jusqu’au dîner. Nous en profitons pour organiser notre journée du lendemain. Les temples étant éloignés de plusieurs kilomètres les uns des autres, nous prenons l’option de nous déplacer en tuktuk. Etant parfaitement satisfaits par le personnel de l’hôtel, nous décidons de faire confiance au gérant pour le choix du chauffeur qui nous trimballera l lendemain. Nous avons rendez-vous demain matin à 8h pour une première journée de visite.
Une fois la pluie passée, nous arpentons les deux rues centrales de Siem Reap à la recherche d’un restaurant. Et là, rien de bien emballant avec une suite ininterrompue de restos bruyants pour touristes parfaitement remplis par ceux-ci. Ça part mal, on va donc fuir le monde et essayer de trouver un resto sans personne, ça pourrait être bon signe. Et effectivement, nous choisissons le Old House qui s’avérera succulent, avec un service parfait (encore des gens d’une incroyable gentillesse), un décor très sympa et de plus, c’est quasi gratuit. On rentre à l’hôtel pas trop tard pour être en forme demain matin.
Dimanche 24 avril – Angkor : Kbal Spean, Preah Ko, Bakong et Phnom Bakheng
Avant de démarrer le récit de nos quatre jours de visites, un petit peu d’histoire concernant la période angkorienne de l’Empire khmer.
La période angkorienne commença en 802 avec le premier Roi Jayavarman II (802 - 836) qui créa l’Empire Khmer en unifiant les différents royaumes rivaux et en annonçant son indépendance vis-à-vis du royaume des Shailendra basés à Java où le roi aurait passé sa jeunesse. Jayavarman II se proclama devaraja (dieu-roi), représentant terrestre du dieu hindou Shiva sur terre.
Jayavarman II fit construire un premier temple sur la colline de Phnom Kulen, symbole du mont Meru au Cambodge (la demeure de Shiva et le centre de l’univers dans la religion hindou) avant de déplacer sa capitale près de l’actuelle ville de Roluos. La religion hindoue était à l’époque la plus répandue dans toute l’Asie du Sud-Est, apportée par les Indiens qui commerçaient entre la Méditerranée et la Chine et dont la péninsule indochinoise était une plaque tournante.
Yasovarman I (889 – 910) déplaça ensuite la capitale de Roluos à Angkor, signifiant « ville capitale » ou « ville sainte ». Aujourd’hui, Angkor se réfère à la capitale de l’Empire khmer, ancêtre du Cambodge, entre les 9ème et 12ème siècles. A son apogée, la capitale comptait un million d’habitants pendant soit cinq fois plus que Paris et l’Empire khmer dominait économiquement et culturellement une zone géographique correspondant aujourd’hui au Cambodge, au Laos, à la Thaïlande et au Vietnam. La domination culturelle survivra d’ailleurs à la domination militaire avec une influence culturelle des futurs vaincus sur les futurs vainqueurs, en particulier en matière architecturale, avec des similitudes observées aussi bien avec Sukhothai (14ème siècle) qu’Ayutthaya (15ème – 18ème siècles), les deux capitales du Royaume de Siam avant Bangkok.
Nous avons décidé (enfin moi car je suis le chef) de visiter les temples dans l’ordre chronologique de leur édification. Nous démarrerons donc par les temples du groupe de Roluos édifiés sous Indravarman I (877 – 889). Avant de nous rendre sur le site, nous faisons donc la rencontre de Sokseih qui sera notre chauffeur pour la journée, et une fois de plus il s’avère extrêmement sympathique.
Preah Ko (879) – style Preah Koh – Hindouisme (Shiva)
Construit en l’honneur de Jayavarman II, il est dédié à Shiva. Il comporte six prasat (tours-sanctuaires de pierre) alignées sur deux rangées et faisant face à l’Est (comme la quasi-totalité des temples). Petit temple pour commencer tranquillement qui me rappelle effectivement le style observé à Sukhothai. Rien d’exceptionnel mais sympathique. Il est vrai qu’aujourd’hui, nous ne nous attendons pas à des miracles car nous ne visitons aucun des grands noms du site.

Bakong (881) – style Preah Koh – Hindouisme (Shiva)
Notre visite se poursuit avec le Bakong qui constituait le temple principal de la cité. Il était également le plus grand des temples du groupe, dédié à Shiva et symbolisant le Mont Meru. C’est le premier « temple-montagne » construit dans l’empire, il donna le ton pour les 400 prochaines années. Et là, c’est une première excellente surprise avec un temple qui nous a enchantés par sa majesté et sa simplicité. Nous passerons quasiment 1h30 sur le site. Moi à attendre que les autres touristes veuillent bien repartir du site pour que je puisse prendre des photos et Viviane assise à l’ombre.
Yasovarman I (889 – 910) déplaça ensuite la capitale de Roluos à Angkor en y faisant construire son premier temple, le Phnom Bakeng.

Phnom Bakheng (893) – style Bakheng – Hindouisme (Shiva) :
Premier « temple montagne » sur le site d’Angkor, son principal intérêt est le coucher de soleil sur Angkor Vat. Malheureusement, la surpopulation à cet instant de la journée est telle que nous quitterons les lieux avant la fin du coucher de soleil, avant que la totalité de la meute n’arrive.
Et puis il faut voir la qualité de la foule, c’est du touriste bien bourrin. Entre les Russes à moitié à poil (non je ne me suis pas trompé, c’est bien à placer dans la rubrique critique car on ne parle pas des mannequins hein) et les Français débiles, ya du lourd.
Lorsque nous rejoignons Sokseih et l’informons que nous avons abandonné devant la foule, son large sourire nous laissa deviner qu’il n’était pas surpris.
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| Angkor Vat |
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| Emportés par la foule, qui nous traine, nous entraine... |
La journée fut intéressante bien qu’assez courte et ne servant que d’introduction aux principaux temples que nous allons commencer à découvrir dès le lendemain.

Une fois rentrés à l’hôtel, ce sera piscine avant d’aller dîner dans un restaurant mexicain relativement bon. Nous repartirons avec l’agréable sensation de suer nos margaritas, la chaleur et l’humidité n’ayant pas l’air de vouloir tolérer la moindre consommation d’alcool.
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| "Pub Street" la bien nommée |
Lundi 25 avril – Angkor : Mebon oriental, Pre Rup, Ta Keo, Banteay Srei
Nous entamons donc nos visites de ce deuxième jour avec 2 temples construits sous le règne de Rajendravarman II (944 - 968). Ayant été parfaitement satisfaits de Sokseih qui nous conseille également sur les temples à voir ou ne pas voir, nous décidons de l’embaucher pour les 3 prochains jours de visite.
Mebon oriental (952) – style Pre Rup – Hindouisme (Shiva)
Positionné sur un îlot central du Baray oriental (réservoir gigantesque, aujourd’hui asséché, cœur du système hydraulique qui a permis à l’Empire khmer sa fulgurante expansion), il s’agit d’un temple hindou conforme au concept du « temple montagne » (et oui comme beaucoup) surmonté de l’habituel ensemble de cinq tours (une centrale et quatre d’angles). Style assez rustique mais intéressant bien que bien moins séduisant que le Bakong dont les alentours ajoutaient un certain charme.

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| Les "barays", les anciens réservoirs d'eau, sont maintenant utilisés pour la baignade |
Pre Rup (961) – style Pre Rup – Hindouisme (Shiva)
Situé à proximité, il ressemble grandement au Mébon oriental mais en plus imposant. Il fût construit une dizaine d’années plus tard. Le Pre Rup est vraiment frappant par sa taille et nous séduit encore plus que le Bakong par les points de vue qu’il offre sur son environnement direct. Néanmoins, Viviane lui trouve un gros défaut : « y’a pas d’ombre dans ce temple » et je la retrouve totalement liquéfiée après avoir désespérément cherché de l’ombre à proximité des sculptures d’angles.


Après une pause déjeuner-réhydratation bien méritée, nous reprenons la route. Notre après-midi sera elle consacrée à deux temples édifiés sous Jayavarman V (968 – 1001). Bien que ces deux temples aient été réalisés durant la même période, ceux-ci sont totalement différents.
Ta Keo (fin 10ème siècle) - Hindouisme (Shiva)
Totalement dépourvu du moindre ornement car jamais terminé, probablement du fait de la mort de roi, c’est le premier temple à être intégralement réalisé en grès. Son manque de finitions ne permet effectivement pas de s’emballer malgré la taille de l’édifice peut-être supérieure au Pre Rup. Du coup, il a bien fallu trouver quelque chose pour que vous vous intéressiez aux photos. Je vous propose de jouer à « Où est Viviane ? ». Vous pouvez observer la taille du temple grâce au référentiel vivianesque (1m54 de grâce et de féminité).

Autant le Ta Keo est imposant et austère, autant le temple suivant est de taille modeste mais d’une incroyable finesse dans les finitions.
Banteay Srei (967) – style Banteay Srei – Hindouisme (Shiva)
C’est l’un des quatre temples les plus connus d’Angkor. Il est même souvent considéré comme le joyau de l’art angkorien. Bien que la construction de l’édifice date de la fin du Xème siècle (confirmé par des inscriptions sur le site), beaucoup de spécialistes pensent que ce dernier a été retravaillé ultérieurement compte tenu de l’incroyable finesse des ornements caractéristiques des XIIIème et XIVème siècles. Notre cher écrivain André Malraux sera d’ailleurs emprisonné pour avoir tenté de dérober des statues (la France sachant récompenser ses hommes de talent, il sera donc nommé ministre de la culture sous De Gaulle). Nous sommes absolument émerveillés par la finesse des sculptures réalisées. Voici notre premier gros coup de cœur tant les détails sont fascinants.
Juste avant de repartir, nous tombons sur Gaël et Kim que nous avions rencontrés lors de notre entrée au Cambodge et avec qui nous avions partagé le merveilleux repas qui terrassa Viviane. Nous décidons de les emmener dîner au Old House. Cette fois encore, nous serons la seule table occupée dans le restaurant et eux aussi seront conquis par les lieux. Nous passons une soirée très sympa et décidons de nous revoir mais pas le lendemain, Gaël ayant l’intention de regarder Cartouche (un bon vieux Bebel) sur TV5 Monde. Pour info, TV5 Monde c’est la chaine francophone que l’on capte dans tous les hôtels de la Thaïlande, du Laos et du Cambodge et je peux vous dire que 100% des francophones la regardent. En plus, y-a des matchs de championnat de France de foot le samedi soir.
Mardi 26 avril – Siem Reap
Aujourd’hui, nous avons décidé de faire relâche. La chaleur écrasante des deux premiers jours nous ayant totalement lessivés. Ce sera donc grasse mat, glande dans un café, écriture de cartes postales et piscine.
Je profite de cette journée de repos pour vous glisser quelques photos de la ville, des gens et des alentours rencontrés entre les visites de temples.
D'abord un extra, le Kbal Spean ou la rivière aux milles lingas (11ème – 13ème siècles). Pour info, un "linga" c'est un pénis. Et c'est un symbole qu'on retrouve beaucoup dans les temples, souvent accompagné par le symbole féminin, pour attirer la fertilité.
Ensuite, une petite surprise, qui l'a été beaucoup pour nous quand on a aperçu ça de la fenêtre de notre chambre, car oui notre chambre donne sur une ferme de crocodiles...
Ils sont plusieurs dizaines entassés dans cette cour, et l'effet est d'autant plus impressionnant quand il fait soleil et qu'ils se collent les uns aux autres à l'ombre. Etonnant aussi, le bruit quand ils se battent, c'est-à-dire souvent, de gros bruits sourds, qui ne donnent pas du tout envie d'être la victime... Viviane a passé de longs moments à les observer, j'avoue que c'est une vue originale d'une chambre, ça change des murs.
Et pour finir, un best-of de ce qu'on a pu voir de notre tuktuk, pas très original car ce sont de grands classiques de l'Asie du Sud-Est mais c'est toujours marrant.
Allez, comme vous êtes sympas, vous avez même droit à un super bonus, mes pieds. Blessure de guerre car morsure de crocodile, qui a vite regretté car j'ai malheureusement dû ensuite lui filer une raclée et en faire un sac à mains pour Viviane (en vrai c'est les tongs mais c'est moins sexy), et une vingtaine de piqûres de moustiques, bref, il faut souffrir pour être un vrai backpacker.

Les autres photos sont LA.





















































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