Samedi 16 avril – Luang Prabang / Vientiane / Pakse
Journée blanche puisque consacrée aux transports.
Journée blanche puisque consacrée aux transports.
Petite anecdote du matin : alors qu’on avait demandé à la patronne de la guesthouse la veille de nous commander un tuktuk aux aurores, à l’heure convenue il n’y a évidemment personne sauf nous qui stressons. Au bout d’un moment et je ne sais pas combien de coups de fil, elle nous dit que c’est son mari qui va nous emmener… Non mais n’importe quoi. Bon, entre temps elle nous aura fait un petit baci rapide, on a donc un nouveau fil de coton autour du poignet, et elle nous offre deux petites bouchées succulentes qu’elle pioche dans les kilos de nourriture préparée pour les offrandes pour de la grande cérémonie du jour, du riz gluant mélangé avec de la patate douce et de la noix de coco, cuit à la vapeur dans des feuilles de bananier, super bon.
On prend notre bus pour faire la troisième fois de trajet entre Luand Prabang et Vientiane, avec un peu de stress tout le long quand même car on a une correspondance à prendre ensuite et la dernière fois le bus avait été tellement en retard que les gens qui étaient alors dans notre situation d’aujourd’hui étaient agrippés à leurs accoudoirs. On a quand même anticipé les choses depuis cette constatation en ayant échangé nos billets de 9h pour celui de 8h, avec les 78 heures de retard à prévoir ça devrait passer un peu mieux.
On prend notre bus pour faire la troisième fois de trajet entre Luand Prabang et Vientiane, avec un peu de stress tout le long quand même car on a une correspondance à prendre ensuite et la dernière fois le bus avait été tellement en retard que les gens qui étaient alors dans notre situation d’aujourd’hui étaient agrippés à leurs accoudoirs. On a quand même anticipé les choses depuis cette constatation en ayant échangé nos billets de 9h pour celui de 8h, avec les 78 heures de retard à prévoir ça devrait passer un peu mieux.
Sur la route, beaucoup de festivités pour le nouvel an, des tablées joyeuses de familles, des jeunes qui dansent et arrosent les véhicules qui passent etc.


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| J'ai passé 1h comme ça pour ne pas le réveiller, énorme crampe après, bravo :) |
On aura plus de chance puisqu’on arrive parfaitement dans les temps. Mais pas très clair à l’arrivée car on est censés avoir un pick-up qui nous emmène aux frais de la compagnie de bus à une autre gare routière d’où partira notre bus de nuit. On nous dit d’attendre avec les autres touristes (enfin, plus précisément des backpackers car il n’y a que ça). Entre temps, on constate que notre bus est là sur le parking. Finalement, effectivement, c'est bien notre bus, c’est quand même toujours n’importe quoi. Détail marrant : ce qu’on prenait d’abord de loin pour une décoration publicitaire sur le bus, des longues traînées de couleurs verticales sur toute la hauteur, sont en fait des coulées de peinture, comme si quelqu’un avait déversé des dizaines de litres sur le toit et que ça avait bavé partout. On ne préfère même pas comprendre.
En revanche, la bonne surprise c’est la bonne qualité du véhicule, je n’avais jamais vu ça (Nico avait déjà expérimenté en Chine), ce sont de vrais lits en dur. Il faut partager chacun d’entre eux à deux, ce qui n’est pas un souci en couple mais d’autres voyageurs apprennent à connaitre leur voisin d’une manière un peu plus intime que d’habitude dans les transports car les lits ne sont pas très larges. « Bonsoir, je m’appelle John, on va dormir collés l’un à l’autre, enchanté. » Mais rien à dire, c’est le luxe pour passer la nuit, avec des films en plus mais pour une fois je n’en profite pas, je blogge, ça bosse dur.
En revanche, la bonne surprise c’est la bonne qualité du véhicule, je n’avais jamais vu ça (Nico avait déjà expérimenté en Chine), ce sont de vrais lits en dur. Il faut partager chacun d’entre eux à deux, ce qui n’est pas un souci en couple mais d’autres voyageurs apprennent à connaitre leur voisin d’une manière un peu plus intime que d’habitude dans les transports car les lits ne sont pas très larges. « Bonsoir, je m’appelle John, on va dormir collés l’un à l’autre, enchanté. » Mais rien à dire, c’est le luxe pour passer la nuit, avec des films en plus mais pour une fois je n’en profite pas, je blogge, ça bosse dur.
Dimanche 17 avril – Pakse / Don Khon
Oh miracle, on arrive en avance à Pakse au petit matin. Tellement en avance que personne ne bouge en pensant que c’est un arrêt intermédiaire. Le réveil est brutal, d’autant plus qu’il pleut dehors et qu’on se fait agresser violemment par des types qui essaient de vendre à tout prix leurs billets de bus pour les destinations suivantes. A moitié endormis, tout le monde se laisse facilement faire et on prend nous aussi nos billets pour Don Khon. Le type nous dit d’attendre 7h. Puis finalement non c’est bon, vous pouvez monter dans le bus orange sur le parking. Tsssss.
On embarque donc dans notre bus, pas terrible, et on décolle à 7h. Et un nouvel arrêt interminable et incompréhensible quelques centaines de mètres plus loin devant le bureau de la compagnie pour récupérer d’autres passagers. On comprend que la plupart ont fait l’aller-retour pour une nuit depuis les îles où on va se rendre juste pour venir retirer de l’argent en ville car, on nous a effectivement prévenus, il n’y a ni banque ni distributeur là-bas. C’était donc vrai. D’ailleurs, il fait un arrêt devant le dernier distributeur avant de quitter la civilisation.
On pensait que c’était bon et qu’il n’y avait plus qu’à tracer, car quand même cela fait 24 heures que nous sommes partis donc on commence à avoir bien hâte d’arriver, mais non. Entre temps il a arrêté de pleuvoir et le soleil commence même à taper correctement. Or on voit bien que la ventilation a du mal, et puis c’est vrai que le moteur est à découvert à l’avant, il n’y a plus de capot… mais c'est le genre de détail qu'on a appris à occulter.
A la sortie de la ville, le bus s’arrête sur le bas-côté. Le chauffeur nous annonce tranquillement qu’il faut attendre pour réparer le moteur et la climatisation. Quoi, quoi, quoi ??? Réparer le moteur ??? Non mais c’est une blague ! Tout le monde est unanime sur le fait qu’on peut se passer de ventilation, mais le moteur, c’est l’argument fatal, difficile de dire quoi que ce soit.
Oh miracle, on arrive en avance à Pakse au petit matin. Tellement en avance que personne ne bouge en pensant que c’est un arrêt intermédiaire. Le réveil est brutal, d’autant plus qu’il pleut dehors et qu’on se fait agresser violemment par des types qui essaient de vendre à tout prix leurs billets de bus pour les destinations suivantes. A moitié endormis, tout le monde se laisse facilement faire et on prend nous aussi nos billets pour Don Khon. Le type nous dit d’attendre 7h. Puis finalement non c’est bon, vous pouvez monter dans le bus orange sur le parking. Tsssss.
On embarque donc dans notre bus, pas terrible, et on décolle à 7h. Et un nouvel arrêt interminable et incompréhensible quelques centaines de mètres plus loin devant le bureau de la compagnie pour récupérer d’autres passagers. On comprend que la plupart ont fait l’aller-retour pour une nuit depuis les îles où on va se rendre juste pour venir retirer de l’argent en ville car, on nous a effectivement prévenus, il n’y a ni banque ni distributeur là-bas. C’était donc vrai. D’ailleurs, il fait un arrêt devant le dernier distributeur avant de quitter la civilisation.
On pensait que c’était bon et qu’il n’y avait plus qu’à tracer, car quand même cela fait 24 heures que nous sommes partis donc on commence à avoir bien hâte d’arriver, mais non. Entre temps il a arrêté de pleuvoir et le soleil commence même à taper correctement. Or on voit bien que la ventilation a du mal, et puis c’est vrai que le moteur est à découvert à l’avant, il n’y a plus de capot… mais c'est le genre de détail qu'on a appris à occulter.
A la sortie de la ville, le bus s’arrête sur le bas-côté. Le chauffeur nous annonce tranquillement qu’il faut attendre pour réparer le moteur et la climatisation. Quoi, quoi, quoi ??? Réparer le moteur ??? Non mais c’est une blague ! Tout le monde est unanime sur le fait qu’on peut se passer de ventilation, mais le moteur, c’est l’argument fatal, difficile de dire quoi que ce soit.
Finalement on restera 2 heures collés dans cet endroit triste. Au début la plupart des gens sont motivés pour s’occuper intelligemment et nous traversons la route pour aller jeter un œil au marché. C’est un pur marché local, mais alors bien local, cradingue et odoriférant. Le temps de faire un petit tour et c’est plié en 10 minutes. Prochaine étape : trouver de quoi boire et manger, c’est encore la meilleure façon de s’occuper, et finalement tout le monde passe son temps à ça, c’est encore le mieux pour faire passer la frustration. Car le chauffeur n’a pas l’air très préoccupé, il traîne, il téléphone, il fume, mais là où il se fout vraiment de nous c’est que de temps en temps il va jeter un œil au moteur et tape dessus avec une clé à molette d’un air inspiré, sans rire. J’ai envie de l’étrangler. Car tout le monde est d’accord : il savait très bien dans quel état était son bus avant de partir. Ils nous cueillent à moitié endormis à la sortie du bus de nuit, nous collent des billets dans les mains avec l’argument implacable que les bureaux de vente sont encore fermés (ce qui n’est pas faux mais on n’aurait pas eu à attendre très longtemps), il part mais s’arrête juste à la sortie de la ville, assez loin pour qu’on ne puisse pas repartir à pied sans galérer, et trop flemmards pour prendre un tuktuk et repartir de 0 pour organiser le trajet. On est coincés comme des cons.
Petite activité imprévue : un accident de la route entre une tuktuk et un scooter. Game over pour celui-ci, le conducteur est par terre et en mauvais état…
Finalement, un type arrive à scooter et travaille sur le bus. On nous annonce enfin qu’on repart, merci mon Dieu.
La bonne blague : on traverse la route, on fait le tour du marché, et on revient à notre point de départ…. Personne n’a plus le courage de dire ou faire quoi que ce soit. Après quelques minutes, on redémarre enfin.
Pour tenter de rattraper un minimum le retard, le conducteur va à toute vitesse, ce qui n’est pas très rassurant car même réparé son moteur est quand même tout pourri. Le tout en passant la moitié du temps au téléphone donc tenant son volant à une main, sans se passer malgré tout de klaxonner tout ce qui passe et dépasser n’importe comment. Allez, on ferme les yeux, ça passera plus vite.
On arrive à 13 heures à Nakasong, le petit village en face de Si Phan Don, les « 4000 îles ». Comme leur nom l’indique, ce sont, peut-être pas 4000, mais de très nombreuses îles et îlots qui parsèment cette portion du Mékong.
Il fait un soleil de plomb et on est vraiment crevés. On nous indique la direction de l’embarcadère et c’est parti. Pimai Lao oblige, la rive du fleuve est couverte de tables, de tentes, de caisses de Beer Lao, de gens et d’odeurs de nourriture.
Petite activité imprévue : un accident de la route entre une tuktuk et un scooter. Game over pour celui-ci, le conducteur est par terre et en mauvais état…
Finalement, un type arrive à scooter et travaille sur le bus. On nous annonce enfin qu’on repart, merci mon Dieu.
La bonne blague : on traverse la route, on fait le tour du marché, et on revient à notre point de départ…. Personne n’a plus le courage de dire ou faire quoi que ce soit. Après quelques minutes, on redémarre enfin.
Pour tenter de rattraper un minimum le retard, le conducteur va à toute vitesse, ce qui n’est pas très rassurant car même réparé son moteur est quand même tout pourri. Le tout en passant la moitié du temps au téléphone donc tenant son volant à une main, sans se passer malgré tout de klaxonner tout ce qui passe et dépasser n’importe comment. Allez, on ferme les yeux, ça passera plus vite.
On arrive à 13 heures à Nakasong, le petit village en face de Si Phan Don, les « 4000 îles ». Comme leur nom l’indique, ce sont, peut-être pas 4000, mais de très nombreuses îles et îlots qui parsèment cette portion du Mékong.
Il fait un soleil de plomb et on est vraiment crevés. On nous indique la direction de l’embarcadère et c’est parti. Pimai Lao oblige, la rive du fleuve est couverte de tables, de tentes, de caisses de Beer Lao, de gens et d’odeurs de nourriture.
Difficile de trouver la guérite des billets là-dedans. On se faufile entre tout ça pour acheter nos billets et trouver notre bateau parmi tous ceux amarrés. Nous sommes une dizaine à embarquer. Le petit vent sur le bateau est bien agréable, et on admire le fleuve.
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| Souvenirs de la présence française |
On dépose d’abord une partie des passagers à Don Det, l’île la plus fréquentée, mais nous avons décidé de nous installer à Don Khon, sa voisine plus calme.
On accoste enfin enfin enfin. Mais ce n’est pas tout à fait terminé car il faut trouver une guesthouse. On termine ce long trajet de 30 heures par une dernière marche dans la poussière dans une chaleur pas possible. Il n’y a qu’une « rue » qui ne doit pas dépasser 200m de long mais elle nous parait immense à arpenter. On se décide pour une chambre à prix moyen, sans payer le supplément pour avoir une terrasse donnant sur l’eau. Mais ça va bien, la chambre est plus que correcte. On s’écroule sous un déluge de clim.
On ne traine pas trop longtemps quand même car on veut absolument déjeuner or il est déjà assez tard. Effectivement, la plupart des cuisines sont fermées mais on trouve un petit restaurant où on peut manger. Pour un endroit choisi au hasard et vraiment simple, c’est une bonne surprise, c’est délicieux.
Le village est simple, des maisons pour la plupart en bois, et tout le front de rivière de guesthouses et restaurants très simples. C’est basique, c’est agréable.
On accoste enfin enfin enfin. Mais ce n’est pas tout à fait terminé car il faut trouver une guesthouse. On termine ce long trajet de 30 heures par une dernière marche dans la poussière dans une chaleur pas possible. Il n’y a qu’une « rue » qui ne doit pas dépasser 200m de long mais elle nous parait immense à arpenter. On se décide pour une chambre à prix moyen, sans payer le supplément pour avoir une terrasse donnant sur l’eau. Mais ça va bien, la chambre est plus que correcte. On s’écroule sous un déluge de clim.
On ne traine pas trop longtemps quand même car on veut absolument déjeuner or il est déjà assez tard. Effectivement, la plupart des cuisines sont fermées mais on trouve un petit restaurant où on peut manger. Pour un endroit choisi au hasard et vraiment simple, c’est une bonne surprise, c’est délicieux.
Le village est simple, des maisons pour la plupart en bois, et tout le front de rivière de guesthouses et restaurants très simples. C’est basique, c’est agréable.
On rentre assez rapidement à la guesthouse pour une bonne sieste. En début de soirée, petit événement : alors que la chambre est en bambou de la tête aux pieds, la salle de bains a un faux plafond en tôle plastique ou fibres de verre ou je ne sais quoi, bref une matière translucide. Assise sur les toilettes (je me permets de préciser pour caractériser la situation de vulnérabilité dans laquelle je me trouve), je lève la tête et que vois-je: une énorme souris juste au-dessus de moi. Pour ceux qui ne le savent pas encore, c’est une phobie totale chez moi, totalement incontrôlable et irrationnelle donc. Panique à bord, je me lève en quatrième vitesse, je prends quand même le temps de me laver les mains (phobique mais propre), et je me jette hors de la salle de bains en tremblant. S’en suivent des minutes d’agitation, les larmes aux yeux etc. Je reste sur la terrasse, et encore en faisant un effort car je n’ai qu’une envie c’est de partir très loin. On part prendre un verre et dîner pour me changer les idées.
Malheureusement, on a déjà payé la chambre donc ce serait vraiment ridicule de changer de guesthouse dès ce soir donc je vais devoir y dormir, j’angoisse d’avance.
La nuit sera sympa : totalement enroulée dans le drap et la couverture, avec seulement les yeux et le nez qui dépassent, comme une foldingue, à mourir de chaud car Nico ne veut pas non plus mettre la clim trop bas, à sursauter au moindre bruit, ce qui dans un coin pareil et dans une chambre en bambou veut dire tout le temps etc. Bienvenue à Don Khon.
Lundi 18 avril – Don Khon
Première activité de la matinée bien évidemment : trouver une autre guesthouse. Je suis énervée contre moi-même d’avoir à faire ça car on était bien installés et rien que l’idée de refaire le sac, de le porter pour tout défaire à nouveau à quelques dizaines de mètres est ridicule. Mais impossible d’être tranquille dans cette chambre, ni même dans une autre de la guesthouse, même s’il y a des chances qu’il y ait des souris partout dans l’île.
On se décide pour une chambre un peu plus chère, après vérification minutieuse des possibilités d’apercevoir ou d’entrée de souris. Au moins, on a gagné en standing et la chambre est super jolie. Et le propriétaire est bien plus accueillant que les ados qui font la gueule de l’autre. Je sais, je suis en train d’essayer de trouver des excuses…
Après ce transfert imprévu, je suis plus calme et on peut reprendre le cours normal de nos activités. On loue des vélos à la guesthouse et on part faire un tour. Au bout de la rue, on passe sous le pont qui vient de l’île de Don Det en face. Y est installée une guérite où les visiteurs arrivant à Don Khon doivent payer 20000 kips par jour, soit 2€, pour le soutien à la communauté de l’île. Alors qu’on passe, on nous réclame de payer. Bah, ça ne nous dérange absolument pas de payer quand on ira en visite de l’autre côté à Don Det mais pour Don Khon on y loge et on y mange, notre façon de soutenir la communauté, donc pas besoin non ? Si si. Mmmh pas logique. Comme d’habitude, ce n’est pas la somme qui importe du tout, ce n’est rien, mais le principe. Le temps de tergiverser entre nous et le type abandonne. Bon, on ne va pas insister non plus.

Petit arrêt au temple à la sortie du village car pour cause de Pimai Lao des gens se sont réunis pour manger, chanter et pêcher, le tout à grand renfort de Beer Lao et de lao lao. On passe un bon moment à regarder les pêcheurs lancer leurs filets. Ils sont agiles, même avec 3 grammes dans chaque bras. L’un d’entre eux est notre serveur du restaurant de la veille au soir.



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| Les femmes aux fourneaux |


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| La trilogie lao: "motorbike", amplis pourris et temple |
On pousse un petit quart d’heure jusqu’aux cascades, qui sont bien jolies.
Sous une chaleur incroyable, on marche un peu le long du fleuve puis entre les rochers pour aller se poser au bord de l’eau dans une zone autorisée, ce qui n’est pas le cas partout. On retrouve le couple franco-anglais que j’avais rencontré à l’agence d’escalade de Vang Vieng, puis aperçu dans un café de l’île hier.
On décide de déjeuner dans un des boui-bouis qui se sont installés là. On a le malheur de voir la femme sortir de sa cabane pour aller nettoyer les bassines dans lesquelles elle fait à manger, étant donnée la tête de l’eau, je ne sais pas si elle devrait… Mais bon c’est comme ça partout et notre estomac s’est habitué. Le repas n’est pas très bon mais ça passe.
On se dirige vers nos vélos que nous avons garés à l’intérieur d’une corde tendue autour de quatre arbres et qui fait office de parking surveillé pour la modique somme de 1000 kips soit 0,10€. Une jeune femme arrive au même moment et pose son vélo. Quand le pré-ado lui réclame la somme, elle s’offusque : « I just paid 20000 kips to enter the island, now 1000, I don’t have that kind of money !!! » et elle repart aussi sec toute énervée. La grosse conne. Qu’elle trouve qu’on fait payer les touristes pour tout, c’est vrai mais il faut l’accepter si on veut visiter ces pays, c’est un choix à faire. En revanche l’argument du « je n’ai pas les moyens » pour 10 centimes, c’est affreux.
On continue de rouler, un peu plus longtemps cette fois, le temps de traverser l’île vers le sud par une route qui traverse la forêt. C’est tranquille, il fait bon quand on a un peu d’air sur le vélo, on est bien.
Arrivés au bout, on trouve quelques maisons, et surtout une grande plateforme en béton qui domine le fleuve en contrebas, et même très en contrebas car c’est un véritable précipice. Pourtant absolument rien pour empêcher les gens de tomber, on est au-dessus du vide. Avec précaution, on passe un moment à regarder la vue, le Cambodge en face sur l’autre rive.
On décide de déjeuner dans un des boui-bouis qui se sont installés là. On a le malheur de voir la femme sortir de sa cabane pour aller nettoyer les bassines dans lesquelles elle fait à manger, étant donnée la tête de l’eau, je ne sais pas si elle devrait… Mais bon c’est comme ça partout et notre estomac s’est habitué. Le repas n’est pas très bon mais ça passe.
On se dirige vers nos vélos que nous avons garés à l’intérieur d’une corde tendue autour de quatre arbres et qui fait office de parking surveillé pour la modique somme de 1000 kips soit 0,10€. Une jeune femme arrive au même moment et pose son vélo. Quand le pré-ado lui réclame la somme, elle s’offusque : « I just paid 20000 kips to enter the island, now 1000, I don’t have that kind of money !!! » et elle repart aussi sec toute énervée. La grosse conne. Qu’elle trouve qu’on fait payer les touristes pour tout, c’est vrai mais il faut l’accepter si on veut visiter ces pays, c’est un choix à faire. En revanche l’argument du « je n’ai pas les moyens » pour 10 centimes, c’est affreux.
On continue de rouler, un peu plus longtemps cette fois, le temps de traverser l’île vers le sud par une route qui traverse la forêt. C’est tranquille, il fait bon quand on a un peu d’air sur le vélo, on est bien.
Arrivés au bout, on trouve quelques maisons, et surtout une grande plateforme en béton qui domine le fleuve en contrebas, et même très en contrebas car c’est un véritable précipice. Pourtant absolument rien pour empêcher les gens de tomber, on est au-dessus du vide. Avec précaution, on passe un moment à regarder la vue, le Cambodge en face sur l’autre rive.
C’est aussi l’endroit duquel les petits bateaux partent pour aller voir les dauphins, qui vivent entre les îlots. Un couple de Français nous aborde pour partager le prix d’une embarcation mais c’est quand même trop cher on trouve, et puis les dauphins on en a vu pas mal déjà donc, blasés, nous ne sommes pas intéressés.

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| Culture sur brulis, omniprésente |
On repart en sens inverse et on rentre à la guesthouse, en sentant l’orage arriver. Effectivement, il commence à pleuvoir une fois que nous sommes dans la chambre, et c’est de pire en pire. Une fois la nuit tombée c’est hallucinant, des trombes d’eau se déversent comme on ne l’a jamais vu. Difficile à décrire, Nico ne voit qu’une expression appropriée : « un truc de gue-din » ou de ouf si vous préférez. C’est le déluge. Pourtant il va bien falloir qu’on ailler dîner, on a vraiment faim. On se couvre sous des ponchos de pluie d’une élégance folle et on tente la sortie. On espérait pouvoir dîner à la guesthouse mais non ils ne servent que le midi, on va devoir marcher. La rue en terre est devenue une petite rivière et les ornières sont autant de pièges quand on marche, avec eau jusqu'aux genoux (bon j'exagère un peu mais pas loin, et puis ça dépend de la hauteur des genoux d'abord). La restaurants les plus proches sont fermés et on retourne finalement à celui-ci d’hier midi. Deux hommes sont déjà installés et sourient à nous voir arriver dans nos accoutrements. On est rapidement rejoints par un couple. Tous les six sommes à la même table, la seule qui soit protégée de la pluie car tout le reste de la terrasse, bien que très vaste, a beau avoir un toit, cela ne suffit pas avec autant d’eau car les côtés sont ouverts et le vent apporte de la pluie de partout. Je ne peux même pas me décaler de 50 cm car c’est trempé tout autour de nous, on est sur un petit îlot à peu près sec au milieu de l'océan. Nous sommes même obligés de rester silencieux car on ne s’entend tout simplement pas, il faut crier pour se faire comprendre. Les milliards de litres d’eau qui résonnent sur les tôles des toits et toutes la surfaces possibles sont assourdissants. On convient quand même que nous n’avons honnêtement jamais vu ça.
On dine donc, silencieusement et humidement, et on rentre à petits pas, en réussissant l’exploit d’être presque secs.
Mardi 19 avril – Don Khon
Il a arrêté de pleuvoir pendant la nuit et il fait à nouveau soleil ce matin. On penserait presque que c’était un rêve car tout s’est passé une fois la nuit tombée et il reste encore des flaques mais le soleil est tellement puissant dès le matin que tout est presque sec, pratiquement comme si rien ne s’était passé.
Après un superbe petit-déjeuner copieux et bon, on reprend nos vélos et on traverse le pont direction Don Det. La partie de l’île en face de Don Khon n’a rien à envier à celle-ci pour le calme, il n’y a rien à part des champs, des arbres et quelques vaches qui ont l’air de souffrir au soleil. Seule une rangée de guesthouses le long de la rivière urbanise un peu les lieux. On roule donc tranquillement pendant un bon moment.
On dine donc, silencieusement et humidement, et on rentre à petits pas, en réussissant l’exploit d’être presque secs.
Mardi 19 avril – Don Khon
Il a arrêté de pleuvoir pendant la nuit et il fait à nouveau soleil ce matin. On penserait presque que c’était un rêve car tout s’est passé une fois la nuit tombée et il reste encore des flaques mais le soleil est tellement puissant dès le matin que tout est presque sec, pratiquement comme si rien ne s’était passé.
Après un superbe petit-déjeuner copieux et bon, on reprend nos vélos et on traverse le pont direction Don Det. La partie de l’île en face de Don Khon n’a rien à envier à celle-ci pour le calme, il n’y a rien à part des champs, des arbres et quelques vaches qui ont l’air de souffrir au soleil. Seule une rangée de guesthouses le long de la rivière urbanise un peu les lieux. On roule donc tranquillement pendant un bon moment.

Puis on arrive dans le village, qui est censé être en pleine expansion, festif, et qui craint de devenir « un nouveau Vang Vieng ». On s’attendait à pire, c’est encore loin d’être le grand n’importe quoi, même si c’est clairement plus jeune, plus porté sur la fumette, les bars, la techno. Mais de manière encore mesurée, du moins en cette fin de matinée. Mais le couple de Français des dauphins qu’on recroise nous dit que même en soirée ce n’est pas non plus très agité et que de toute façon il y a un couvre-feu pour le bruit et la musique.
On traine un peu dans le village et on repart sur nos fidèles destriers pour rentrer à la casa en passant par des coins encore plus agricoles et calmes.
En repassant le pont, on paie finalement le droit d’entrée sur l’île, dans l’idée de payer pour notre visite de Don Det et non notre séjour à Don Khon et déjeuner dans le voisinage.
On traine un peu dans le village et on repart sur nos fidèles destriers pour rentrer à la casa en passant par des coins encore plus agricoles et calmes.
En repassant le pont, on paie finalement le droit d’entrée sur l’île, dans l’idée de payer pour notre visite de Don Det et non notre séjour à Don Khon et déjeuner dans le voisinage.
Après-midi et soirée on ne peut plus light, à base de sieste, de pots en terrasse, d’écriture de blog avec une vue magnifique et de dîner sucré de pancakes pour cause de manque d’appétit.
Les autres photos sont LA.














































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