Nous avons décidé d’aller à Latacunga aujourd’hui, après moultes hésitations car nous n’avions encore rien prévu pour la semaine.
Nous avions à l’origine prévu d’aller dans une autre ville pour prendre le train de la « Nariz Del Diablo », un train andéen qui a certainement fait l’objet d’un épisode des « Trains pas comme les autres » car il passe par l’ « Avenue des Volcans » qui offre de superbes vues sur de nombreux volcans, et passe ensuite par l’endroit qui lui donne son nom, une falaise à pic de 765m de haut que le train monte en zigzaguant tout son long. Apparemment le train déraille systématiquement au même endroit mais pas de problème car on demande à tous les passagers de descendre et le train est remis sur les rails avec des pierres et des bâtons. Ah oui et on peut aussi voyager sur le toit en louant un coussin pour 1$ à la gare, histoire de profiter de la vue. Ça donne envie non ? He bien tant pis, il n’était pas en service donc on a dû renoncer à cette expérience qui nous faisait pourtant très envie, mais peut être que nos mères seront contentes que le sort ne nous aide pas sur ce coup.
Dernière matinée à Baños donc avec encore de petites choses à faire, dont changer des traveler-chèques, ce qui a donné à la seule anecdote rigolote : la banque où nous avons échangé le premier lot ne permettait que 200$ par jour, or nous voulions changer plus. Deux autres banques nous ont indiqué le seul et même autre endroit de la ville où c’était possible : le « commercial Don Pedro »… On arrive à l’endroit indiqué, or rien qui ne ressemble à un bureau ou quoi que ce soit qui se rapproche de ce qu’on imaginait. On s’aperçoit finalement que c’est bien ce que son nom indique, « commercial » étant une quincaillerie ici, et Pedro certainement le nom du patron. Nous voilà donc devant une quincaillerie un peu cradingue, totalement submergée de produits en tous genres dans tous les sens, avec en vitrine collées plusieurs feuilles A4 datées, dont une « Traveler Checks exchange » de traviole et poussiéreuse… Hum hum. Plusieurs types attendent devant le comptoir bordélique. Une dame est en train de percer des sacs de ciment en faisant plein de poussière. Elle nous confirme qu’on peut échanger des travelers… On décide subitement qu’on va tenter seulement 200 et non les 400 prévus, ne sachant pas trop ce qu’on allait récupérer. Finalement, entre deux ventes de scotch double-face et de carrelage, le patron a été nous chercher l’argent je ne sais où dans l’arrière-boutique… Pour la procédure d’ailleurs, on a contresigné les chèques et c’est tout, pas de reçu, aucune trace… Alors qu’à la banque c’était au moins 5 signatures sur 3 documents, reçu signé et contresigné, fouille au corps et enquête de moralité. Tout ça parait un peu cavalier évidemment, mais on s’est dit que les deux banques nous avaient renvoyés au même endroit, c’était donc certainement que ce n’était pas non plus totalement n’importe quoi malgré les apparences. On s’est quand même inquiétés de récupérer des faux billets mais on en a utilisés depuis et ça a l’air de passer .
Bus pour Latacunga sans problème. On nous dépose à ce qui est annoncé comme étant le terminal de bus de la ville alors que c’est une route mi-goudronnée mi-poussiéreuse dans une sorte de banlieue, avec certes quelques bus le long des trottoirs. Finalement on arrive à se repérer et pas d’erreur, on est bien au bon endroit. Petite marche vers le centre-ville, à travers des rues assez tristes, au-dessus d’un pont en métal assez triste, le long d’un marché assez triste. On se demande bien pourquoi on a décidé de venir ici. Et là oh surprise, on débouche sur de petites rues animées et toutes mignonnes, coloniales, avec plein de boutiques.
On trouve un hôtel, une surprise aussi derrière sa façade quelconque, du parquet, des plafonds hauts, et une impression assez chic malgré le prix raisonnable.
On part explorer la ville, qui se confirme être tout à fait charmante, avec quelques places à églises agréables, et une super impression d’ensemble.

On passe voir deux tours-opérators pour mettre en place notre programme des jours à venir.On se décide pour un tour à la journée pour le lendemain : 6h de marche pour aller tâter le glacier du volcan Cotopaxi, qui donne son nom à la région. Miam.
Les photos sont ICI!
Yo les beaux gosses,
RépondreSupprimerMerci Bibus pour tous ces récits, ça fait bien patienter avant de repartir... dans 10 mois ! Argh.
Nico doit craquer parce que t'écris trop (je l'ai vécu), mais c'est vraiment cool pour nous ! Continuez bien et profitez un max. Vous serez quand en Bolivie ? Faut que je contacte Edgar (le guide le plus génial d'Uyuni) pour organiser une virée !
Des bises
DEad
Je vois sur le planning de vos tableaux que vous quittez l'Équateur demain. Alors : bilan de vos trois semaines équatoriennes ? C'est un pays à recommander ? Vous avez tenu votre budget (héhé) ?
RépondreSupprimerEn fait, j'écris pour une raison très particulière : demain, vous partez pour le Pérou. Il FAUT obligatoirement que vous alliez dans la ville de Trujillo (4ème ville du pays) !! Rapport à Métalloche premièrement, mais également à ce superbe concert d'Infectious Grooves en 1995 au Transbordeur lors duquel Dead (qui vient d'écrire ci-dessus, mais c'est un hasard) m'a croisée toute verte (rien à voir avec la défaite contre les Verts d'hier soir).
Bises à vous les amis voyageurs.