mardi 28 septembre 2010

Saquisili et Mamá Negra

Jeudi 23 septembre – Saquisilí / Latacunga

Après une bonne grasse matinée, nous prenons le bus pour le petit village de Saquisilí, à une quizaine de kilomètres de Latacunga, pour voir le marché hebdomadaire.
La bourgade est effectivement animée, avec plusieurs places consacrées au marché.

On flâne une petite heure, on se pose sur une place pour observer les gens, ce qui est toujours rigolo et intéressant, puis on rentre à Latacunga.


On s'arrête pour observer plusieurs parties d'Ecuavolley en cours sur la place du marché. C'est une forme locale de volley très populaire ici, avec un filet à presque 3 mètres, des équipes de 3 joueurs etc. Étant donnée la relative petite taille des Équatoriens, les parties sont très impressionnantes à regarder. Pour info, les spectateurs sont très nombreux à parier sur les parties, même informelles comme cette fois.



Le 23 et le 24 septembre ainsi que le week-end qui s’en rapproche a lieu à Latacunga la Fiesta de la Mamá Negra, en l’honneur de la Vierge de las Mercedes, qui protège la ville des éruptions. Mais la fête n’est pas que religieuse, des traditions pré-colombiennes s’y mêlent.
A partir de 17h, on se pose donc sur le bord d’une des rues principales pour regarder le défilé.
Pendant plusieurs heures, des centaines, voire des milliers de personnes en costumes traditionnels paradent, en groupes de quelques dizaines, avec chacun des danses et des costumes différents. Pour un touriste, c’est un concentré de folklore.



On remarque plusieurs personnages récurrents :

Les plus impressionnants sont les ashangueros. Dans chaque petit groupe, un homme courbé porte sur son dos un échafaudage incroyable, au centre duquel est posé verticalement un cochon roti ouvert en deux, et autour des poulets et des cuy rôtis, des bouteilles d’alcool, des cigarettes, le tout faisant environ 150kg. 
Ils ont l’air de galérer, on les comprend, donc après quelques dizaines de mètres à danser et avancer, ils posent leur chargement sur une petite table transportée par leurs collègues. Pour supporter les deux défilés par jour, ils sont abreuvés d’aguardiente, l’alcool de canne local. Effectivement, certains ont les yeux injectés de sang et ne marchent plus très droit.





















Il y a aussi des hommes déguisés en femmes, avec de longues capes en velours décorées, qui jouent avec la foule et fouettent les mollets de ceux qui s’avancent un peu trop sur le chemin du défilé, des personnages étranges habillés en blanc qui effectuent des gestes de purification sur des passants etc.

En fin de défilé, les spectateurs commencent à danser dans la rue et profiter de la musique. Nico nous fait une petite démonstration...!

Très sympa la Mamá Negra !

Au dîner, on teste le chifa, soit le resto chinois version équatorienne. Résultat : c’est comme un chinois normal, mais en quantités gargantuesques.

Comme d'habitude, les autres photos, nombreuses, sont LA.

2 commentaires:

  1. J'étais sûre que les cuy allaient refaire une apparition! ;)
    Biz
    Sabrina

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  2. Haaa, toi aussi, les cuys t'ont marquée, Sabrina ?

    Mais je me demande juste une chose : sur les échafaudages des "ashangueros" il n'y en avait pas 2 de cuys (...) ?

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