mardi 14 décembre 2010

Cafayate: bodegas et quebrada

Long silence et presque un mois de retard, le blog tire la langue mais c'est pour la bonne cause, on bouge, on visite, on profite! Les deux dernières semaines de novembre ont été intenses pour nous, et nous avons été rejoints à Buenos Aires par 5 amis donc depuis difficile de prendre du temps scotché à l'ordi, on a une vie sociale! Mais vous aurez tout, promis...
On en profite pour souhaiter bon courage à tous les lecteurs coincés sous la neige! Les photos sont impressionnantes, la nature en folie, un peu comme ici en Patagonie dans un autre genre... Aujourd'hui sortie en bateau annulée pour cause de grand vent, une première depuis au moins 10 ans dans le coin... Mais aucune raison de se plaindre, les paysages sont encore une fois bluffants, j'ai hâte de vous montrer tout ça!!!
Allez, c'est reparti pour nos aventures d'il y a quelques semaines...

Lundi 15 novembre – Cafayate

Après un trajet de bus aux paysages splendides, d'après Nico car j'ai dormi 100% du temps, nous arrivons sur la place principale de Cafayate en fin de journée. Première impression de petite ville tranquille et proprette.
On parcourt les quelques blocs qui nous séparent de l’hôtel où nous avons réservé : le Rusty-K. On découvre un endroit top : une maison sur un seul étage, avec une partie principale sur la rue et une grande cour qui dessert d’autres chambres, dont la nôtre. Celle-ci est grande, propre, mignonne, avec une salle de bains parfaite. La cour est remplie de fauteuils, de tables, avec une pergola et de la vigne… Il fait beau, on est bien.


Après s’être posés, un des mecs de l’hôtel nous informe qu’ils ont prévu un asado (le barbecue argentin) ce soir, auquel tout le monde peut participer contre 35 pesos, vendu.
L’énorme barbecue est lancé vers 20h, rempli de barbaque, les tables sont alignées dans la salle à manger, et à 21h nous sommes douze attablés avec du pain, du vin, des crudités et de la viande, délicieuse,  à volonté. Argentins, Anglais, Espagnole, Américains  et Français, public cosmopolite, tout le monde très sympa, on mange bien, on discute, on rigole, la soirée est vraiment tranquille.

Asado à l'argentine, version petit joueur...
Après le repas, on découvre un nouveau jeu à boire qui consiste à poser un paquet de cartes sur le goulot d’une bouteille de vin, et chacun son tour les participants doivent souffler sur les cartes afin d’en faire tomber au moins une. Si aucune ne tombe, on boit, si toute les cartes tombent, on boit, cul sec bien évidemment. Rapidement, Nico entre dans une phase galère pour lui et hilarante pour nous où il a beau souffler rien ne bouge ou au contraire tout s'effondre. Toute la tablée pique des fous rires à répétition à le voir souffler comme un damné sans réussir. Il enchaine donc 4 ou 5 verres de vin qui lui resteront collés dans la tête pour le reste de la soirée… Son humiliation est quelque peu amoindrie par une Américaine qui  boit 4 verres consécutifs et égale donc son niveau de médiocrité.  On rigole bien, et la plupart boit au moins une fois, donc arrivés au bout de la réserve de vin de l’hôtel tout le monde est bien chaud.
Les mecs de l’hôtel nous proposent donc de sortir dans un bar, évidemment personne n’est contre, c’est donc parti. On va finir la soirée en compagnie d’un Argentin et d’une Espagnole bien sympas.

Essai...
et échec...
On avait eu un bon feeling dès le départ mais après cette soirée notre sentiment se confirme et se renforcera les jours suivants, le Rusty-K s’avèrera bien l’hôtel que l’on a préféré depuis le début du voyage.

Mardi 16 novembre – Cafayate

Après une matinée blanche à glander à l’hôtel, qui est un appel à la fainéantise tellement il est agréable (d’ailleurs on croise du monde toute la journée qui bulle dans la cour), on se décide enfin à aller déjeuner en ville.
Le resto visé étant fermé, on choisit la solution de facilité avec un restaurant touristique de la place principale. Bien mal nous en a pris, ma salade est gâchée par une sauce ignoble qui me rendra patraque pour les deux jours suivants. Je rentre donc à l’hôtel tout de suite après et laisse Nico partir explorer une balade du coin, qui a été abrégée pour laisser la place à la visite de caves viticoles, c’est quand même moins fatiguant.

Fin de journée toute aussi calme que la matinée, on ne sort même pas dîner, moi étant toujours un peu malade et Nico pas motivé pour sortir seul.

Mercredi 17 novembre – Cafayate: bodegas et quebrada

Cafayate ne nous aura vraiment pas réussi en termes d’activité matinale et encore une fois on bouge très tard en fin de matinée. N’ayant pas pu vraiment visiter la ville la veille, on trouve la motivation parfaite : un tour de quelques-unes des bodegas, les caves viticoles.
On arpente donc les rues de cette petite ville très agréable, peu encombrée, aux habitants très gentils, on aime vraiment bien.

Première étape : la bodega Domingo. La visite du domaine a commencé et on aperçoit le groupe avec effroi, il est énorme et on ne peut même pas entendre correctement ce que la guide raconte. On décide de zapper la partie didactique (on sait à peu près comment faire du vin non ?) et on passe directement à la partie plus marrante : la dégustation. Enfin seulement après avoir été happés par le stand de la dame aux saucissons qui nous a alléchés avec un de viande de lama, délicieux.
On goûte d’abord le Torrontès, le cépage emblématique des blancs de la région. Il a la particularité d’être très fruité au nez mais très sec en bouche, c’est étonnant mais on aime bien. On en prend d’ailleurs une bouteille, dans l’idée de la boire avec nos amis à Buenos Aires.
On passe ensuite à un Cabernet-Sauvignon. Nico constate qu’il est semblable à ceux qu’il a goûtés la veille, ils n’ont pas beaucoup de caractère. On se demande si c’est parce que tous les vins bus dernièrement étaient des vins boliviens de très hautes altitudes, gorgés de soleil et très puissants, donc peut-être que les argentins nous paraissent fades en comparaison alors qu’ils ne le sont pas. En tous cas nous ne sommes pas très convaincus.

On continue notre exploration avec, quelques rues plus loin, la petite bodega Nani. Ils ont la spécificité de produire des vins bio. On se joint à une dégustation en cours. Pour 5 pesos, 4 vins : un torrontès à nouveau, un rosé, un rouge et un vendanges tardives. Le rosé est très bon, les blancs nous séduisent toujours, mais les rouges sont à la traine, ça se confirme. Je craque sur une bouteille de vendanges tardives, ça fera un bon apéro.

Bien avinés, il est donc temps de remplir l’estomac avec quelque chose de plus solide. Pour cela, quoi de mieux que les empanadas de la bien nommée Casa de Empanadas ? Rien. Surtout qu’elle nous a été chaudement recommandée.
On décide de faire simple : il y a 12 variétés ? Bon ben 1 de chaque.
Mmmmh, ché tro bon. De petits chaussons fourrés avec toutes les combinaisons possibles. Nos préférés : ceux à la viande pour Nico (ça nous aurait étonnés) mais aussi bleu-tomates et oignons blancs-oignons verts-oignons rouges-3 fromages, le meilleur.
Les murs sont couverts de mots de clients, les plus classes étant forcément les français… Ah bah bravo.



Les Argentins se défendent pas mal non plus...
Les empanadas, c'est pas dégueulasse
Le ventre prêt à exploser, on rentre pour une courte sieste avant le départ pour la quebrada.

A 15h, nous partons avec Walter, le jeune boss de l’hôtel, dans sa voiture perso, et un couple d’Italiens.
Outre sa production viticole, Cafayate est connue pour sa quebrada, c’est-à-dire son canyon, le long du Rio Las Conchas.
Les paysages sont ma-gni-fiques, avec les roches multicolores, des formes improbables, le contraste entre les pierres et la végétation autour du fleuve etc. C’est bien sûr proche de la Quebrada de Humahuaca que nous avons vue dans la région de Jujuy mais ici elle est moins peuplée donc plus agréable à visiter.




La locomotive
 






 

 














Saurez-vous retrouver le moine sculpté par l'érosion?




Les derniers arrêts de l’après-midi sont pour l’Amphiteatro et la Garganta del Diablo, deux cavités immenses creusées dans la roche par l’érosion. Leur taille est vraiment impressionnante.







Et on en profite pour faire quelques photos Matrix. Neo c’est donc moi. A vous de deviner comment parvenir à cet exploit si vous voulez m'imiter!



Sur le chemin du retour, Walter nous raconte des histoires horribles de chèvres se transformant en femme, de chasseurs cannibales et de femme de jetant sur les pare-brises des voitures, qui concernent toutes la route sur laquelle on se trouve… On frissonne bien, l’effet est réussi, tout ça pour nous mettre dans les bonnes conditions pour nous donner la peur de notre vie lors d’un passage sur un pont. Ah il sait comment faire rire les touristes !

De retour à la maison, on se pose autour d’un verre de vin avec Mark et Lauren, les deux Anglais de la maisonnée.
On décide de tous sortir dans une parillada, histoire de continuer sur notre rythme barbaque argentine. On se déplace donc à huit vers un restaurant qu’ils avaient repéré.
La soirée sera mitigée, en bonne compagnie mais le service étonnamment désagréable, la nourriture pas exceptionnelle, l’ambiance difficile car nous sommes seuls dans l’immense restaurant, et le concert qui devait avoir lieu, car l’établissement fait peña, sera assuré par un type en jogging, super.
On décide de bien finir la soirée en allant dans un bar à vin, qui est finalement fermé, puis de se rabattre sur un célèbre glacier qui en propose une au torrontès, mais nous arrivons trop tard. Décidément, tout est fait pour qu’on rentre se coucher, ce qu’on fait donc, on est obéissants.

Les autres photos sont LA.

3 commentaires:

  1. Mais dis-donc, ça me rappelle une soirée d'anniversaire bien arrosée à boire de la tequila dégueu avec Nico ça! Décidément, il est petit joueur ce garçon...;-)

    Photos magnifiques encore une fois.
    Bisous
    Bibi Moonbots

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  2. On n'en a pas vu la couleur de cette bouteille de Torrontès évoquée au début du post (j'dis ça, j'dis rien...) !!

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  3. C'est magnifique, sublime, époustouflant !!!!!!
    (à couper le souffle quoi...)
    Vous avez capté le nom de la rivière qui passe dans la quebrada ?

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