Samedi 20 novembre – Posadas
Arrivée au petit matin à Posadas, ville frontière donc forcément glauque et dépravée, comme toutes les villes frontières. Et bien pas du tout ! Bien au contraire, les quelques kilomètres qui séparent le terminal de bus du centre nous font découvrir une ville aux maisons basses, colorées, des rues et des jardins fleuris et arborés, de larges rues calmes et propres, c’est agréable.
Arrivée au petit matin à Posadas, ville frontière donc forcément glauque et dépravée, comme toutes les villes frontières. Et bien pas du tout ! Bien au contraire, les quelques kilomètres qui séparent le terminal de bus du centre nous font découvrir une ville aux maisons basses, colorées, des rues et des jardins fleuris et arborés, de larges rues calmes et propres, c’est agréable.
On se pose quelques heures à l’hôtel, aux patrons sympas mais beaucoup trop cher pour ce qu’il offre.
Cet après-midi c’est l’expédition : direction le Paraguay.
Cet après-midi c’est l’expédition : direction le Paraguay.
Notre guide et le gérant de l’hôtel disaient : c’est extrêmement simple, prenez le bus qui traverse le pont séparant l’Argentine et le Paraguay, descendez au terminal de bus d’Encarnacion de l’autre côté de la frontière et de là prenez un autre bus qui vous dépose devant l’entrée des ruines de Trinidad. Ok, finger in the nose.
Ooooooh mama mia la galère !!!
Bus vers le Paraguay: ça c’est fait.
Traversée du pont : ça c’est fait.
Immigration : coup de tampon 1 jour, ça c’est fait. (Claaaaasse, un pays de plus sur le passeport !)
Et là, c’est le drame. On rentre dans la ville d’Encarnacion, les gens descendent petit à petit, le bus se vide. Une fois que nous retrouvons les derniers, on demande au chauffeur dans combien de temps on arrive au terminal. Réponse : « Il n’y a pas de terminal. Descendez ici, il y a un arrêt pour faire demi-tour. » Heu… On n’a pas le choix j’ai l’impression.
On se retrouve donc au beau milieu d’Encarnacion, Paraguay, sans plan, sans argent local, sans aucune idée d’où aller. On marche, on demande notre chemin à un type qui ne sait effectivement pas où est le terminal, à une fille qui sait où il est et qui nous indique vaguement une direction où trouver un arrêt pour prendre un bus pour nous y rendre. Merci beaucoup mademoiselle, mais malheureusement sans argent ça va être difficile.
On erre donc en essayant de trouver des rues commerçantes pour trouver un bureau de change, en croisant les doigts car bien évidemment nous sommes samedi midi. Il fait chaud, on est perdus, on a passé la nuit précédente en bus, parfois on préfèrerait être au lit plutôt qu’à la recherche de maudites missions jésuites. Faute de change, on retire de l’argent au premier distributeur trouvé avec soulagement après un long moment d’errance et on décide de prendre un taxi car le temps commence à manquer. Le type fait 500m avant de nous poser au terminal, et nous sommes obligés de lui payer les 15000 guaranis convenus avant la course, avant de savoir à quelle distance nous étions vraiment de notre destination, soit une arnaque monstrueuse. Nico est furieux, je suis fatiguée, la journée au Paraguay est mal engagée.
Ooooooh mama mia la galère !!!
Bus vers le Paraguay: ça c’est fait.
Traversée du pont : ça c’est fait.
Immigration : coup de tampon 1 jour, ça c’est fait. (Claaaaasse, un pays de plus sur le passeport !)
Et là, c’est le drame. On rentre dans la ville d’Encarnacion, les gens descendent petit à petit, le bus se vide. Une fois que nous retrouvons les derniers, on demande au chauffeur dans combien de temps on arrive au terminal. Réponse : « Il n’y a pas de terminal. Descendez ici, il y a un arrêt pour faire demi-tour. » Heu… On n’a pas le choix j’ai l’impression.
On se retrouve donc au beau milieu d’Encarnacion, Paraguay, sans plan, sans argent local, sans aucune idée d’où aller. On marche, on demande notre chemin à un type qui ne sait effectivement pas où est le terminal, à une fille qui sait où il est et qui nous indique vaguement une direction où trouver un arrêt pour prendre un bus pour nous y rendre. Merci beaucoup mademoiselle, mais malheureusement sans argent ça va être difficile.
On erre donc en essayant de trouver des rues commerçantes pour trouver un bureau de change, en croisant les doigts car bien évidemment nous sommes samedi midi. Il fait chaud, on est perdus, on a passé la nuit précédente en bus, parfois on préfèrerait être au lit plutôt qu’à la recherche de maudites missions jésuites. Faute de change, on retire de l’argent au premier distributeur trouvé avec soulagement après un long moment d’errance et on décide de prendre un taxi car le temps commence à manquer. Le type fait 500m avant de nous poser au terminal, et nous sommes obligés de lui payer les 15000 guaranis convenus avant la course, avant de savoir à quelle distance nous étions vraiment de notre destination, soit une arnaque monstrueuse. Nico est furieux, je suis fatiguée, la journée au Paraguay est mal engagée.
Une fois au terminal, où on retrouve l’ambiance bordélique équatoriano-péruviano-bolivienne, on prend enfin note ticket pour le bus dans 45mn. Entre temps on cherche de quoi déjeuner, et bien évidemment, dans la continuité de la matinée, on ne trouve rien. Il y au moins 20 petits échoppes autour de la gare, mais qui ne vendent que des boissons et des gâteaux, pourquoi pas évidemment mais on commence vraiment à saturer des biscuits et parfois on a besoin de vraiment manger. Alors qu’il était impossible de ne pas trouver au moins des chips et du Coca dans tous les bleds les plus perdus du monde, ici évidemment non. Nico commence à craquer. « Non j’ai pas envie de gâteaux, je m’en fous je ne mangerai pas na. » Il se rabat finalement sur une spécialité locale, une sorte de bretzel fourré au fromage. Ca pourrait être bon, mais en fait non.
On embarque enfin dans un des bus les plus déglingués et sales pris jusqu’à maintenant. Heureusement nous sommes assis mais ce n’est pas le cas de tous, le bus est archi-plein, il fait une chaleur de folie, miam.
Nous avons indiqué au chauffeur en entrant que nous voulions descendre à la mission, ainsi qu’à son assistant. Sur la route, on va lui répéter histoire de ne prendre aucun risque. La question ne se pose même pas : il oublie de nous prévenir et nous descendons quelques centaines de mètres trop tard, et encore parce qu’heureusement j’avais vu les panneaux sur la route. Quand nous rappelons au chauffeur notre demande : « Ah oui c’est vrai, j’avais oublié ». Merci, on avait remarqué.
L’entrée du site est au bord de la route, au milieu de nulle part. On ne pourra pas lui reprocher une surexploitation touristique, il faut vraiment être motivé pour venir.
On parcourt le petit kilomètre qui mène de la route à la mission en elle-même, sous un soleil de plomb. Je n’ai encore rien mangé de la journée, je commence à me sentir mal. Heureusement, Coca Cola est là. L’échoppe du micro-village perdu de Trinidad en vend, merci la mondialisation.
Enfin, enfin, enfin, les ruines de la mission jésuite guaraní de Trinidad.
Petit point historique. Hé oui on ne peut pas uniquement vous raconter nos galères de bus, il faut vous éduquer un peu quand même.
La région argentine qui contient Posadas et Iguazu, qui forme une corne au Nord-Est de l’Argentine, s’enfonçant vers le Paraguay et le Brésil, s’appelle « Misiones », du nom de ces lieux dont nous ignorions totalement l’existence avant de nous y intéresser pour ce voyage.
En 1609 la Compagnie de Jésus (les Jésuites) a décidé de mener une expérimentation sociale, culturelle et religieuse inédite dans des régions extrêmement reculées de la jungle de cette région du Nouveau Monde et de fonder des communautés afin d’évangéliser les populations locales, les Guaranís.
Les « reducciones », ces missions jésuites guaranis, étaient des villages, tous construits sur le même schéma : une église immense flanquée du cimentière à gauche, des habitations des pères jésuites à droite, suivies de l’école, des ateliers et du jardin. Devant l’église, la place du village, autour de laquelle sont distribuées les maisons des indigènes, en rangées régulières, parfois un hôpital. Les premières versions étaient en bois puis les constructions ont été refaites en pierre. Les églises étaient conçues par des architectes renommés dans un style aussi élaboré qu’en Europe.
Tout autour de la communauté, des hectares de zones agricoles.
Ces communautés étaient d’accès totalement libre, à condition d’accepter leurs règles de vie.
Les avantages : sécurité, logement, nourriture, vêtements, scolarisation, gratuits et distribués de façon équitable. La mortalité a rapidement baissé et le nombre d’habitants n’a cessé d’augmenter.
Les inconvénients : la perte d’une certaine liberté et la religion imposée.
Les avantages : sécurité, logement, nourriture, vêtements, scolarisation, gratuits et distribués de façon équitable. La mortalité a rapidement baissé et le nombre d’habitants n’a cessé d’augmenter.
Les inconvénients : la perte d’une certaine liberté et la religion imposée.
La religion était très présente bien évidemment, avec des messes obligatoires etc. Mais les villages étaient dirigés par seulement deux pères jésuites chacun, il n’était pas question de démonstration de force. Les missions devaient être des lieux où les indigènes restaient de leur plein gré.
L’évangélisation s’est faite en intégrant des traditions locales, et en permettant aux populations de continuer à parler leur langue.
L’éducation artistique, en musique, danse, sculpture et peinture en particulier, était de telle qualité qu’ont émergés des missions des artistes indigènes dont la réputation est arrivée jusqu’en Europe sous le nom de « Baroque guarani ».
Bref, ce n'était pas parfait mais pas trop trop mal non plus.
L’apogée des missions a été atteinte vers 1630 avec 30 missions réparties régulièrement sur une zone partagée aujourd’hui entre le Nord-Est de l’Argentine, le Paraguay, l’Uruguay et le Brésil, sur une surface équivalente à la France, réunissant près de 140000 Guaranis, un vrai état dans l'état.
Cependant , elles ont dû faire face à plusieurs sources de pression politiques de la part :
- des bandeirantes, les esclavagistes brésiliens qui perdaient une source considérable d’esclaves. Les missions étaient régulièrement attaquées par des raids pour récupérer leurs « biens » afin de les utiliser dans les plantations de sucre.
- des autorités coloniales portugaises et espagnoles qui ont d’abord encouragé ce mouvement d’évangélisation mais ont ensuite changé d’avis en constatant que ces communautés autosuffisantes menaçaient leur pouvoir local, le Portugal ayant également tout intérêt à les voir disparaitre pour permettre d'explorer leurs terres à la recherche d'or.
- des chamanes indigènes. Les missions ont maintenu une hiérarchie stricte dirigée par les pères jésuites mais avec une présence forte de chefs indigènes, élus, à la tête de sous-groupes dans la communauté. Les chamanes, jusqu’alors détenteurs du pouvoir, n’ont pas été ravis de perdre leur autorité et de se retrouver sans ouailles dans la forêt. Les déçus ou chassés des missions les ont rejoints et ont constitué des sources de contestation.
Ces trois forces conjuguées ont mené au bannissement des pères jésuites en 1767 par le roi d’Espagne et à la fin des missions telles que décrites ci-dessus.
Le roi d’Espagne a ensuite envoyé d’autres congrégations reprendre en main les communautés, certains éléments ont été maintenus mais le travail forcé, proche de l’esclavagisme, et la présence militaire étaient moins séduisants. Au début du 19ème, les guerres d’indépendance ont conduit à la destruction et au pillage des sites, qui n’ont été redécouverts qu’au 20ème.
Quelques unes d’entre elles, les mieux préservées, ont été classées au Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1984, dont les deux que nous allons visiter.
Fin de l'intermède culturel, vous pouvez reposer votre cerveau.
Ces trois forces conjuguées ont mené au bannissement des pères jésuites en 1767 par le roi d’Espagne et à la fin des missions telles que décrites ci-dessus.
Le roi d’Espagne a ensuite envoyé d’autres congrégations reprendre en main les communautés, certains éléments ont été maintenus mais le travail forcé, proche de l’esclavagisme, et la présence militaire étaient moins séduisants. Au début du 19ème, les guerres d’indépendance ont conduit à la destruction et au pillage des sites, qui n’ont été redécouverts qu’au 20ème.
Quelques unes d’entre elles, les mieux préservées, ont été classées au Patrimoine Mondial de l’Humanité en 1984, dont les deux que nous allons visiter.
Fin de l'intermède culturel, vous pouvez reposer votre cerveau.
Dernière petite surprise avec le prix prohibitif de l’entrée, 5 fois plus cher que prévu, mais était-ce envisageable de faire demi-tour ? En tous cas cela a permis à Nico de reprendre son couplet véhément contre le Lonely Planet et ses informations erronées.
Nous entrons sur le site avec une jeune guide très sympa, dont les services sont heureusement inclus dans le billet.
Le site est impeccable, avec le gazon parfaitement tondu, les ruines dégagées de toute végétation. Au premier abord nous nous sommes dit que c’était trop mais finalement nous avons réalisé qu’à l’époque cela devait vraiment être comme ça, très bien entretenu (les pères jésuites n’étant pas forcément les types les plus souples de la terre vis-à-vis de l’entretien du site on imagine).
Nous entrons sur le site avec une jeune guide très sympa, dont les services sont heureusement inclus dans le billet.
Le site est impeccable, avec le gazon parfaitement tondu, les ruines dégagées de toute végétation. Au premier abord nous nous sommes dit que c’était trop mais finalement nous avons réalisé qu’à l’époque cela devait vraiment être comme ça, très bien entretenu (les pères jésuites n’étant pas forcément les types les plus souples de la terre vis-à-vis de l’entretien du site on imagine).




La visite est passionnante. Ce ne sont que des ruines mais découvrir l’existence de ces missions, de ce qu’elles ont essayé de créer, de la puissance qu’elles ont gagné pendant quelques dizaines d’années, imaginer la vie dans ces lieux, ça compense largement la difficulté d’y venir.
Il n’y pratiquement personne, ce qui ne gâche rien, nous avons l’endroit presque pour nous. Le Paraguay n’est probablement pas le pays le plus touristique du monde.
Il n’y pratiquement personne, ce qui ne gâche rien, nous avons l’endroit presque pour nous. Le Paraguay n’est probablement pas le pays le plus touristique du monde.
Nous renonçons à nous dépêcher d’aller voir la deuxième mission que nous comptions visiter, à une douzaine de kilomètres de là, qui implique bus + taxi + galères, le tout avec des contraintes horaires. On se pose dans le simili arrêt de bus au bord de la route, en compagnie de deux hommes, dont un avec une bière à la main, qui n’est visiblement largement pas sa première. Il pue l’alcool, sa conversation est plutôt incompréhensible. Il est Italien, il est arrivé il y a 7 ans mais il travaille au Mexique, blablabla, n’importe quoi. Son pantalon glisse, je vois ses fesses, c’est charmant. Il est tellement saoul qu’il doit demander à l’autre type d’ouvrir sa prochaine canette. Celui-ci craque et décide d’attendre le bus à l’arrêt précédent. Nous sommes rejoints par un couple de Français âgés, avec qui on entame une discussion sympa. On décide de faire comme le local et de changer d’arrêt. On embarque dans un bus bondé, on fait des risettes aux enfants, et retour à Encarnacion.
Les Français nous paient une bière, puisque nous n’avons plus rien de note retrait du matin. Petite heure bien sympathique.
Re-bus avec passage de frontière, retour à la casa. Ouf.
Pour clôturer en beauté cette journée qui avait mal commencé mais s’est bien rattrapée, on rend visite à la pizzeria connue de la ville, dans une ancienne poste avec beaucoup de cachet. Elle mérite sa réputation, les pizzas sont délicieuses, la bière fraîche servie dans des verres glacés, l’ambiance familiale et locale, tout va bien.
Posadas s’avère plus animée dans le centre-ville que dans les quartiers vus jusqu’à présent, cela confirme notre bonne impression générale.
Dimanche 21 novembre – Posadas
Le lendemain on continue notre découverte des missions avec celle de San Ignacio Mini.
Départ sous la pluie, qui s’accentue au fur et à mesure du trajet. On arrive au village de San Ignacio sous des trombes d’eau. Aucune envie de sortir du bus…
Deux petits kilomètres à pied à travers le village et on arrive totalement trempés devant l’entrée du site. Petite frayeur car il a l’air fermé, mais c’est seulement l’effet dimanche + pluie, l’autre entrée est ouverte. Mais pas le courage d’enchaîner avec la visite, on se pose donc dans un des restaurants en face pour sécher un minimum et croiser les doigts pour que la pluie se calme. En fin de repas, nous sommes rejoints par le couple de Français rencontrés la veille côté paraguayen. Ils sortent de la mission, sentant le chien mouillé. Ils avaient prévu un pique-nique… Ils l’ont pris, mais vaguement abrités sous une arche en ruine.
Le temps de prendre quelques forces et nous nous décidons à faire face au déluge d’eau. On court jusqu’à la caisse, on court jusqu’au petit musée et on commence à parcourir le site au pas de charge. Mais rapidement on se dit que quitte à être trempés, autant profiter un minimum. On ralentit donc et on profite d’être absolument seuls dans cet endroit immense.
En revanche très peu de photos car l’appareil n’aurait pas supporté un tel bain.
La mission est construite exactement sur le même modèle que celle vue au Paraguay mais le choix a été fait de laisser la végétation couvrir les pierres, conserver le côté sauvage des lieux. C’est également beau, très complémentaire de l’autre. Encore une fois, cela permet de laisser l’imagination divaguer sur ce qu’a pu être la vie dans ces communautés.
La mission a été fondée en 1610 au Brésil mais suite à des attaques d’esclavagistes elle a ensuite été déménagée en 1696 sur ce site. Elle a fonctionné jusqu’en 1768.
Nous refaisons le chemin en sens inverse vers la route principale, la boue commence à coller aux chaussures, les kways fatiguent, nous aussi.
Nico est persuadé que l’arrêt où nous devons attendre est cet assemblage en branches de bois dont l’une sert de banc, qui nous permet tout juste de nous abriter de la pluie. Je suis pratiquement sûre qu’on nous a parlé d’un terminal de bus. Je demande à Nico de se renseigner auprès du policier en faction, il rechigne mais y va, en revenant sans réponse claire. La tension monte, la pluie échauffe les esprits ! Pendant ce temps, un bus approche, nous lui faisons signe et miraculeusement nous pouvons monter… Le temps de faire une boucle de 100m et nous nous arrêtons au terminal, qui était un peu plus haut sur la route… Nico avoue à demi-mots qu’il a eu du bol et ajoute que la chance se provoque. On est d’accord, mais seulement sur le premier point .
On étale nos affaires dans le bus pour les sécher et on arrive à peu près présentables à la gare de Posadas. J’aurais bien pris une douche pour me réchauffer mais le temps presse, nous récupérons nos bagages juste pour les embarquer dans un autre bus qui doit nous conduire à Puerto Iguazu à 300km de là. Nous n’avons pas eu assez d’eau pour la journée, on en redemande, mais cette fois sans qu’elle nous tombe sur la tête si possible !
Il continue de pleuvoir, les routes sont mouillées, il fait nuit, mais aucun de ces facteurs ne semble perturber notre chauffeur qui mène le bus à toute allure. Le paysage défile à une vitesse incroyable, on est un peu crispés… Je préfère essayer de dormir, quitte à mourir, autant l’être en pleine forme.
Puerto Iguazu est au sec lorsque nous arrivons, fatigués mais excités à l’idée d’être dans cette ville et de bientôt découvrir les fameuses chutes.
Un peu de marche qui nous semble une éternité et on arrive enfin à notre B&B, une maison dans un quartier résidentiel. L’accueil est chaleureux, notre chambre est certes chère mais tout simplement parfaite, la journée se termine bien.
Nico est persuadé que l’arrêt où nous devons attendre est cet assemblage en branches de bois dont l’une sert de banc, qui nous permet tout juste de nous abriter de la pluie. Je suis pratiquement sûre qu’on nous a parlé d’un terminal de bus. Je demande à Nico de se renseigner auprès du policier en faction, il rechigne mais y va, en revenant sans réponse claire. La tension monte, la pluie échauffe les esprits ! Pendant ce temps, un bus approche, nous lui faisons signe et miraculeusement nous pouvons monter… Le temps de faire une boucle de 100m et nous nous arrêtons au terminal, qui était un peu plus haut sur la route… Nico avoue à demi-mots qu’il a eu du bol et ajoute que la chance se provoque. On est d’accord, mais seulement sur le premier point .
On étale nos affaires dans le bus pour les sécher et on arrive à peu près présentables à la gare de Posadas. J’aurais bien pris une douche pour me réchauffer mais le temps presse, nous récupérons nos bagages juste pour les embarquer dans un autre bus qui doit nous conduire à Puerto Iguazu à 300km de là. Nous n’avons pas eu assez d’eau pour la journée, on en redemande, mais cette fois sans qu’elle nous tombe sur la tête si possible !
Il continue de pleuvoir, les routes sont mouillées, il fait nuit, mais aucun de ces facteurs ne semble perturber notre chauffeur qui mène le bus à toute allure. Le paysage défile à une vitesse incroyable, on est un peu crispés… Je préfère essayer de dormir, quitte à mourir, autant l’être en pleine forme.
Puerto Iguazu est au sec lorsque nous arrivons, fatigués mais excités à l’idée d’être dans cette ville et de bientôt découvrir les fameuses chutes.
Un peu de marche qui nous semble une éternité et on arrive enfin à notre B&B, une maison dans un quartier résidentiel. L’accueil est chaleureux, notre chambre est certes chère mais tout simplement parfaite, la journée se termine bien.
Les quelques autres photos sont LA.












Superbes ces missions jésuites, je suis fan...
RépondreSupprimerAvec une mention spéciale pour celle du Paraguay (mais bon, on n'a pas trop de photos de l'autre).