jeudi 13 janvier 2011

Buenos Aires: restos, bars, sorties

Samedi 27 novembre au dimanche 5 décembre – Buenos Aires

Restos et spécialités porteños

On arrive à un sujet très sérieux, la bouffe!!! La qualité de la nourriture argentine était incomparable déjà depuis quelques semaines dans le nord par rapport à ce que nous avions pu avoir dans les autres pays, mais évidemment, amis obligent, nous nous sommes vraiment fait plaisir à Buenos Aires avec de bons restos.

Côté petites spécialités porteños, mentionnons plusieurs choses, qui serviront de bons plans si jamais vous y allez:
  • le bar à tapas « a’ manger » à Palermo
Oui oui avec une apostrophe au lieu de l’accent sur le a, on repassera pour le français mais on les pardonne car leurs tapas sont à tomber par terre. Juste à côté de la maison, il nous a accueillis plusieurs fois dans sa petite salle. Il fait traiteur et a seulement quelques tables pour manger sur place. Poivrons grillés, fromages de toutes sortes marinés, épicés, accommodés (enfin du fromage presque correct après des mois de disette !), langue de bœuf marinée (le chouchou des mecs) etc, presque tout est délicieux et pas cher. Le vin se défend et est également moins cher qu’ailleurs. Service nickel, sauf accident d’huile sur mon t-shirt mais ils m’ont offert une pâtisserie avec le sourire et les excuses. Bref, notez le pour votre prochain séjour à BA !
  • les pizzas, ñocchis et autres délices italiens
Hé oui, on mange de super pizzas en Argentine, grâce à l’immigration italienne massive qui a importé le coup de main en la matière. Ce n’est pas un mythe, ils font réellement de super pizzas, meilleures que toutes celles goûtées en Italie (du nord en tous cas). Plutôt option pâte très épaisse, avec des ingrédients frais, variés et bons, un choix immense, à partager c’est la tradition, avec possibilité de mixer les goûts sur la même, feu de bois en général, bref le paradis de la pizza. Super option de groupe évidemment.

Je laisse la parole à Rémy pour sa critique gastronomique et ambiantesque de la trattoria «  Il Ballo del Mattone » à Palermo où il est allé avec Raph, Gaghoo et Gaëlle un midi pendant une période de moins bien de Nico et moi. « Outre une nourriture plus que correcte (des bonnes pastas casanere et notamment des orrechie d'elephante - sorte d'énorme escalope de boeuf panée qui déborde de l'assiette - l'endroit est vraiment atypique, entre resto et galerie d'art avec une déco un peu délurée et très colorée (avec notamment une peinture d'une femme en train de se masturber, une peinture de monstre vert difficilement descriptible avec la fameuse citation "Sono Pazzi Questi Romani" ...). Et puis c'est un lieu où on se sent bien, pas de stress. Les serveuses au look un peu bohêmes sont cools, on mange sur une nappe à carreaux rouges et blancs comme chez la Mama, le menu est présenté sur une grande ardoise apportée par le personnel, des groupes de potes se rassemblent pour boire une bière l'après-midi comme dans un QG de quartier. Une bonne adresse pour passer du bon temps le midi ou l'après-midi. ». Gaghoo ajoute : « un lieu de rendez-vous de potes de quartier, un peu notre Point Bar (ou l’Apostrophe à Lyon). Si ma mémoire est bonne, c’est là que j’ai mangé les meilleurs gnocchis du séjour ! ». Si avec ça vous n'avez pas envie d'aller y faire un tour...



Oui car Gaghoo est une psychopathe des gnocchis, ou ñocchis ici, et elle déclare publiquement que les meilleurs gnocchis qu’elle ait jamais mangés au monde (et Dieu sait qu’elle a l’expérience en la matière), c’est en Argentine. Au queso azul (BA), aux funghi (El Calafate), à la fileto (BA et Puerto Madryn).
  • Glaces
Toujours dans la tradition italienne, et selon une habitude que l’on constate depuis 3 mois qui veut que tout Sud Américain doit manger 47 glaces par jour, les heladerias sont partout, on peut manger une glace à toute heure du jour ou de la nuit. Oui de la nuit, « Persicco » à Palermo dont les glaces sont à mourir ferme par exemple à 4h du matin le samedi et le plus tôt dans la semaine est 1h, ce que l’on a testé.


Côté parfums, l’originalité c’est le « dulce de leche », la confiture de lait nationale (du caramel en gros), qu’ils peuvent inclure dans ces centaines de parfums différents dans des combinaisons et des nuances incompréhensibles. 
Il n’y a pas beaucoup de plats vraiment typiques en Argentine à part viande etc, mais le dulce de leche c’est vraiment une institution en Amérique du Sud en général mais particulièrement en Argentine j’ai l’impression. Les rayons des supermarchés sont impressionnants et tout ce qui est sucré existe version dulce, pour le plus grand plaisir de Gaëlle, qui est devenue accro au bout de deux jours et a dû s’en enfiler plusieurs kilos en trois semaines. Personnellement je ne suis pas une grande fan, trop sucré, mais quand même un bon alfajor (dulce de leche entre deux biscuits sablés mais moelleux, avec souvent de la noix de coco autour) ça déchire sévère si vous me permettez l’expression.
  • la « carne »
Mais le grand sujet en Argentine, auquel on a fait honneur à BA, c’est la viande la vraie, la barbaque  qui ne rigole pas. Quatre gros restos de viande sur les dix jours, tous miam miam. Le T-Bone en bas de chez nous,  le Cabreras et Los Cabras côté Hollywood, et Desnivel à San Telmo. Un régal à chaque fois.

Prix de la meilleure qualité de viande décerné à Desnivel avec celle la plus fondante mangée de ma vie, et prix d’honneur au T-Bone. On parle de morceaux de 8 à 10 cm d’épaisseur, soit sans une larme de gras pour le bife de chorizo ou au contraire avec du gras parfumé pour le bife de lomo, même pour une pas si viandarde comme moi c’est imparable. Les mecs me demandent d’ajouter un prix de la serveuse la plus charmante au T-Bone, « mature certes, mais beaucoup de charme, typée très Argentine, très brune ténébreuse » dixit Rémy.





Prix de l’orgie décerné au Cabreras. Pas de réservation possible, il faut faire la queue comme tout le monde, une bonne heure et demi en ce qui nous concerne, c’est le bar en face qui fait des affaires pendant ce temps. Ah oui parce que sinon le resto offre le mousseux mais il est vraiment imbuvable, même en étant très motivés. Ensuite le cadre est franchement très très réussi, assez élégant tout en restant chaleureux et pas guindé du tout, très « resto de viande ». On décide de partager les morceaux, qui se présentent en 300, 450, 600 ou 800 grammes, on commande près de 3 kilos au total pour sept. On ajoute à cela des trois accompagnements en se disant que ça va être un peu juste mais c’est le serveur qui nous dissuade lui-même d’aller plus loin avec une tête qui dit « Mes enfants, commencez par ingurgiter tout ça, je vous offre la suite si vous avez encore faim ». Il avait raison. Car ce que l’on ne savait pas c’est que les viandes étaient déjà accompagnées par des milliards de tapas. On se retrouve avec une table recouverte de nourriture, avec des plats en équilibre, et plus un centimètre de table apparente. La viande était très très bonne. Thomas et moi nous faisons le petit plaisir d’un morceau de boeuf de Kobé, connu pour être nourri en partie à la bière, massé et écoute de la musique classique. Pas sûr que notre morceau provienne de ces élevages de luxe mais il était délicieux. Bref, soirée orgiaque.



Sorties

Nous avons été extrêmement sages pendant ce séjour à Buenos Aires, avec peu de grosses sorties. Les potes arrivant directement du froid glacial parisien et de la fatigue du boulot, nous ayant passé des semaines assez chargées en déplacements etc, ce n’était pas forcément la forme du siècle.

Fuerzabruta

Sur les conseils de Mark et Laura rencontrés à Cafayate, nous sommes allés voir ce spectacle sans trop savoir de quoi il s’agissait. Une fois les tickets achetés, on nous fait entrer dans une sorte de patio avec plusieurs petits bars et de l’électro plein les oreilles. Nous avions cru comprendre que les spectateurs restaient debout pendant le spectacle donc on se demande s’il aura lieu ici. Finalement non des portes s’ouvrent sur une salle pratiquement plongée dans le noir, totalement vide. Il y a pas mal de monde donc c’est un peu encombré. Toujours musique à fond, les spots se déclenchent, on se croirait en boîte. Toujours pas de show donc tout le monde commence à se dandiner. Décidément on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre. Soudain une sorte d’explosion d’un côté de la salle, un bout du rideau noir qui couvre toute la surface du mur se soulève sous l’effet d’un ventilateur monstrueux, qui projette ensuite de la fumée etc. Il s’arrête. Explosion de l’autre côté, idem. Bref, ça commence. Au final, cela s’avère un mélange de danse contemporaine, de nouveau cirque, de théâtre, le tout avec beaucoup d’interaction avec les spectateurs, à qui on demande de se déplacer souvent d’un côté ou de l’autre de la salle selon ce qui se passe.




La partie la plus créative a lieu dans les airs. Le plafond perd le rideau noir qui le cachait et on découvre une plateforme presque aussi grande que le plafond, transparente, avec un fond d’eau. Les danseuses évoluent donc au-dessus de nous, le plateau pouvant s’incliner donc créer une pente et des courants qui permettent aux danseuses de se jeter et glisser, presque nager. Mais il peut aussi descendre, ce qu’il fait plusieurs fois pour arriver juste au-dessus de nos têtes, donc on peut toucher les danseuses à travers le « sol », ou du moins être à quelques centimètres tout en étant séparés.







L’ensemble avec de la techno à fond et des éclairages bien costauds.

Au final, show excellentissime, très très très énergique comme son nom pouvait le laisser supposer, créatif, beau. Même les mecs ont aimé c’est pour dire.

La dernière surprise a lieu après le salut des danseurs. Les portes ne s’ouvrent pas et revient le DJ que l’on avait vu un peu pendant le spectacle. Il lance la musique de plus belle et une partie des spectateurs, bien chauffés par l’ambiance du spectacle, danse bien. Soudain, d’énormes jets d’eau arrosent le centre de la salle, qui se transforme en club tout mouillé. Rémy et moi nous amusons bien, et on finit trempés mais souriants.



Fuerzabruta tourne dans le monde apparemment, donc allez voir si vous avez l’occasion !

Cafés et bars

Pour ça, Buenos Aires c’est quand même super sympa, beaucoup de terrasses, des bars ouverts à des heures indécentes, on peut boire et sortir à toute heure du jour et de la nuit.

Dans le genre diurne, il y a par exemple la place Dorrego à San Telmo avec tango, vendeurs dreadeux d’artisanat dreadeux et caricaturiste francophone charmant malgré des sourcils surréalistes ou les places Serrano et Palermo Viejo dans le quartier du même nom.

Spéciale dédicace les filles!

Mention spéciale au petit café juste en bas de l’appartement où certains d’entre nous sont allés prendre le petit déjeuner quelques matins de suite sur la fin du séjour. Terrasse, super petits dej, on y a passé de bons moments avec des têtes de déterrés au petit matin, enfin vers midi quoi.

Rah les têtes au réveil! Gaëlle la main dans le pot de dulce, grillée!

Dans le genre nocturne, il y a un peu tout, dans ces mêmes quartiers ou ailleurs.
On n’a pas écumé les bars mais un soir Rémy, Nico et Raph ont été au Sugar, bar avec population jeune (20-25 ans), musique rock assez sympa pour un bar (Red Hot, RATM), petites tables et chaises en bois pour se poser. Ils ont voulu y retourner un samedi soir et c'était super blindé, il y avait la queue sur le trottoir. Donc ça doit être un des lieux recherché de la vie nocturne palermienne. A priori un des meilleurs bars de la place.

Kika

Attention chères lectrices, chers lecteurs, Nico, co-auteur théorique de ce blog, daigne prendre pour la première fois la parole! Écoutons religieusement ce qu'il a à nous dire.

Je reprends le contrôle des opérations car cette feignasse de Viviane n’a pas daigné nous accompagner dans cette soirée qui allait devenir mémorable.
Les  boliches  porteños (je traduis pour les incultes : les boîtes de nuit de Buenos Aires) étant fortement renommées, nous ne pouvions pas quitter la ville sans aller voir ce qui s’y passait. Arrivée  à 3h du mat à la porte du Kika. Oui, aller en boîte avant 3h, ça ne se fait pas à BA. Et là que découvre-t-on, je vous le  demande?

Et bien la même chose qu’en France ou à travers le monde:
1. des tarifs différents à l’entrée pour les hommes et les femmes,
2. une musique électronique inaudible,
3. des boissons alcoolisées immondes,
4. des pétasses décolorées et disgracieuses en chaleur,
5. des mecs en chasse prêts à tout pour conclure, même discuter avec les représentantes du point n°4.

Néanmoins, à l’étranger, ça passe beaucoup mieux et on arrive à se marrer quand même.

Ah oui, pour le côté mémorable dont je vous ai parlé au début du paragraphe, c’est qu’en sortant du Kika vers 5h30, il y avait un bar qui retransmettait le match Montpellier / Lyon de championnat en différé, je vous rassure, personne ne regardait.

Merci Nico pour cette intervention! Mais pour ceux déjà devenus fans de son style, encore plus à venir dans la partie foot!




Les autres photos sont LA.

2 commentaires:

  1. En voyant la photo en terrasse du café en bas de l'appartement, je ne reconnaissais pas mes fringues. J'avais oublié que je descendais prendre mon petit déjeuner en pyjama...

    Et je tiens à préciser que "Gaëlle la main dans le pot de dulce, grillée!", ce n'est pas moi, c'est l'autre Gaëlle !

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  2. Une petite correction sur le nom de la trattoria décrite par Rémy au début, d'après mes photos ce n'était pas "Il Ballo del Mattone", mais un restau voisin qui s'appelait "Il Trastervere". J'ajoute que la bière Imperial y était aussi très bonne :)
    Raph.

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