Jeudi 9 décembre – Trelew
Oubli important de ma part dans le post précédent : Puerto Madryn marque notre entrée en Patagonie ! Un des noms qui fait rêve quand on pense Argentine. Grands espaces sauvages, climat hostile, animaux de toutes sortes, immigrants de plein gré ou pas parachutés dans ces contrées du bout du monde, c’est ce que la Patagonie nous évoquait. Et bien c’est vrai…
Oubli important de ma part dans le post précédent : Puerto Madryn marque notre entrée en Patagonie ! Un des noms qui fait rêve quand on pense Argentine. Grands espaces sauvages, climat hostile, animaux de toutes sortes, immigrants de plein gré ou pas parachutés dans ces contrées du bout du monde, c’est ce que la Patagonie nous évoquait. Et bien c’est vrai…
Au fait elle a été nommée ainsi par l'un des survivants de l'expédition de Magellan à qui la tribu rencontrée sur place (les Tehuelche), très grands (pour permettre de voir loin dans les plaines parait-il) et couverts de peaux de bêtes etc, lui auraient fait penser à un roman alors à la mode en Europe dans lequel lest décrit le personnage « Patagón ». Les quelques photos de la tribu sont utilisées constamment et partout dans toute la Patagonie, aussi bien en Argentine qu’au Chili, pour des logos de magasins, de restaurants, d’agences de voyage etc, on voit ces silhouettes partout.
Nous quittons Puerto Madryn pour Trelew, un petit trajet d’une heure de bus.
Alors autant Puerto Madryn n’était pas la ville la plus funky de la terre, autant Trelew restera une des villes les plus glauques visitées. Alors bien sûr nos lecteurs trelewiens ne seront certainement pas d’accord, mais soyons factuels et objectifs, voilà deux photos, on vous laisse juges.
Nous quittons Puerto Madryn pour Trelew, un petit trajet d’une heure de bus.
Alors autant Puerto Madryn n’était pas la ville la plus funky de la terre, autant Trelew restera une des villes les plus glauques visitées. Alors bien sûr nos lecteurs trelewiens ne seront certainement pas d’accord, mais soyons factuels et objectifs, voilà deux photos, on vous laisse juges.
Oui, évidemment, pas de bol on y était en pleine tempête de sable, il pleuvait et il faisait froid, ça n’aide pas. Mmmmh, je ne pense pas que ça change grand-chose, Trelew c’est la mort, même son nom n’est pas sexy. Bon on va quand même devoir s’y faire car notre amie Gaghoo ayant décidé de prendre sa retraite là-bas on va bien devoir y retourner de temps en temps. Je pense qu’avec un peu de LSD ça devrait passer.
On s’installe à l’hôtel Touring, qui a dû être la fierté de la ville à une époque, avec son fronton digne d’un palais présidentiel, mais sale, son escalier immense, mais sombre, et ses dorures, mais vieilles. J’exagère, c’est vieillot mais ça ne manque pas de cachet.
On s’installe à l’hôtel Touring, qui a dû être la fierté de la ville à une époque, avec son fronton digne d’un palais présidentiel, mais sale, son escalier immense, mais sombre, et ses dorures, mais vieilles. J’exagère, c’est vieillot mais ça ne manque pas de cachet.
![]() |
| © Raph |
Vous l’aurez compris, Trelew, passez votre chemin. Seule chose à sauver, le café Alberto et la nana de l’office du tourisme du terminal de bus, tout à fait serviable.
Vendredi 10 décembre – Rawson
Petit dej pas bon mais dans un cadre qui a le mérite d’avoir du caractère à l’hôtel, où nous retrouvons comme prévu Claudia de l’agence de location de voiture. Contrats, clés, et nous voilà en possession de deux magnifiques Golf. Enfin non pardon, une Golf et une « olf », absolument ignobles de crasse à cause de la tempête de sable de la veille.
Première étape, Rawson à une vingtaine de kilomètres. La conduite se passe bien à part un écart brutal de Nico qui manque de se prendre la glissière de sécurité. Gaëlle et moi sommes proches de l’arrêt cardiaque.
On arrive à temps pour le bateau de 9h30 qui doit nous emmener voir d’autres mammifères marins, les dauphins de Commerson.
Nous sommes une quinzaine, toujours avec de seyants gilets oranges.
![]() |
| © Raph |
Premiers sujets, les éléphants de mer. Nombreux, poilus, feignasses.
![]() |
| © Raph |
Une fois en mer, les dauphins sont au rendez-vous, il y en a un peu partout autour des deux bateaux. Souvent l’un des bateaux s’immobilise alors que l’autre les attire en bougeant autour. La plupart du temps, les dauphins viennent jouer autour de nous, et surtout nagent à toute vitesse à l’avant. C’est donc souvent plus facile de les voir autour de l’autre bateau que sous notre nez.
Ils sont tout mignons, ce sont les plus petits dauphins du monde, 1,5m au maximum seulement, noirs et blancs.
On s’amuse comme des gamins encore une fois et on revient avec beaucoup trop de photos. Encore une séance de tri qui va retarder le blog !
Ils sont tout mignons, ce sont les plus petits dauphins du monde, 1,5m au maximum seulement, noirs et blancs.
On s’amuse comme des gamins encore une fois et on revient avec beaucoup trop de photos. Encore une séance de tri qui va retarder le blog !
Retour au port au bout de 50mn au lieu de l’heure et demi prévue, officiellement à cause du vent, mais quand on voit les clients de la sortie de 11h on comprend que c’est surtout pour faire tourner le bateau. Pas cool, mais bon ne gâchons pas notre plaisir, on a vu ce qu’on voulait. Seul bémol, le temps, couvert et gris, un peu tristoune.
Après avoir acheté 500 cartes postales, on reprend les voitures pour un trajet un peu plus long, 120 km environ vers le sud, à Punto Tumbo. Le trajet est monotone, paysages patagons, plat et désolé. La seule radio que l’on capte semble être dans une journée Shakira, une bonne dizaine de morceaux d’affilée. Gaëlle veut changer, ah finalement on n’a plus rien. Bon ben… siesta ? Nico, ça ne te dérange pas trop ? Enfin… peu importe, siesta. Ah oui et un autre écart pour Nico, histoire de se venger. Grosse frayeur.
Au parc national de Punto Tumbo, pique-nique sous la bruine dans le coffre de la voiture sur le parking, ça donne envie hein ? Ah on sait comment vous rendre jaloux. Thon à l’huile directement dans la boite avec un bon pain de mie industriel. Ca y est je sens que vous pleurez d’envie.
Au parc national de Punto Tumbo, pique-nique sous la bruine dans le coffre de la voiture sur le parking, ça donne envie hein ? Ah on sait comment vous rendre jaloux. Thon à l’huile directement dans la boite avec un bon pain de mie industriel. Ca y est je sens que vous pleurez d’envie.
Hé oui un tour du monde ce n'est pas que sexy!
![]() |
| © Raph |
On attaque la balade avec cette petite pluie bien désagréable. Le lieu est protégé pour sa colonie de manchots qui en cette saison de ponte et de naissances, se compte en centaines de milliers, nous sommes censés littéralement marcher sur des manchots.
La première partie du sentier nous fait passer par une zone de nidification. On voit effectivement des centaines de nids avec soit des œufs soit de tout petits manchots marron-gris duveteux. Mignon comme tout. On peut approcher les animaux à quelques centimètres, même sans sortir des limites du sentier. Il y a des nids partout et les manchots n’ont pas peur de passer devant ou derrière nous. Photos, photos, photos.
La première partie du sentier nous fait passer par une zone de nidification. On voit effectivement des centaines de nids avec soit des œufs soit de tout petits manchots marron-gris duveteux. Mignon comme tout. On peut approcher les animaux à quelques centimètres, même sans sortir des limites du sentier. Il y a des nids partout et les manchots n’ont pas peur de passer devant ou derrière nous. Photos, photos, photos.
![]() | |
| J'adore cette photo: les blasés qui ne regardent même plus... et l'Asiatique qui mitraille!© Raph |

![]() |
| Des intrus... |
© Raph
Seul petit désagrément, en tous cas à ce niveau de notre expérience, l’odeur. Alors pour ceux qui ne savent pas comment sent un manchot, autant être très clairs tout de suite, ça pue. Mais alors ça pue sévèrement, c’est une horreur. Et quelques milliers de manchots à l’hectare, c’est costaud. Pour les moins citadins d’entre vous, disons que c’est comme un poulailler géant qui aurait un peu moisi. Miam.
Plus on s’engage dans le parc, plus la pluie est forte. Puis d’un coup la tempête se lève, les rafales de vent nous fouettent avec de la pluie horizontale, ce qui permet de ne mouiller qu’un côté des vêtements, c’est pratique. C’est vraiment le déluge.
Plus on s’engage dans le parc, plus la pluie est forte. Puis d’un coup la tempête se lève, les rafales de vent nous fouettent avec de la pluie horizontale, ce qui permet de ne mouiller qu’un côté des vêtements, c’est pratique. C’est vraiment le déluge.
![]() | |
| Un petit air de famille? © Raph |
![]() |
| © Raph |
On se réfugie en courant chez les rangers où on s’incruste en jouant des coudes. Un tas de petits touristes mouillés serrés dans une cabane, c’est certainement un spectacle rigolo pour les manchots qui eux ne bronchent pas sous les trombes d’eau. Les gens se découragent petit à petit et on reste les derniers. Certains ont le courage de pousser la marche un peu plus loin mais c’est vraiment désagréable, on ne prend plus de plaisir à regarder les manchots. En plus le temps les a fait se réfugier dans les nids dont il n’y en a pas beaucoup. On décide de rebrousser chemin.
Mais aucun regret, d’une part on a quand même pu faire ami-ami avec les manchots, et d’autre part, surtout, cette tempête nous aura permis d’avoir une image qui nous a fait rire et nous fera rire encore longtemps, celle de Thomas trempé sur exactement une moitié du corps, en lutte contre les forces de la nature avec son parapluie, qui n’y a évidemment pas survécu. Thomas, on est vraiment désolés, on t’aime on te jure, mais c’était vraiment trop drôle.
Mais aucun regret, d’une part on a quand même pu faire ami-ami avec les manchots, et d’autre part, surtout, cette tempête nous aura permis d’avoir une image qui nous a fait rire et nous fera rire encore longtemps, celle de Thomas trempé sur exactement une moitié du corps, en lutte contre les forces de la nature avec son parapluie, qui n’y a évidemment pas survécu. Thomas, on est vraiment désolés, on t’aime on te jure, mais c’était vraiment trop drôle.
Retour calme. Bien évidemment, le temps avait commencé à se découvrir dès notre sortie du parc, et pratiquement grand soleil au fur et à mesure de la route...
On est à l’heure pour récupérer nos bagages à l’hôtel et rendre les voitures à Claudia au terminal de bus de Trelew.
C’est aussi l’heure des adieux à Thomas qui termine ici ses deux semaines de vacances avec nous. Tom, désolée de t’avoir grillée ci-dessus mais c’était mérité, et en tous cas merci d’être venu nous rendre visite, on a adoré t’avoir !!! Rendez-vous à Shibuyaaaaaaaaaaa !!!
19h30, on embarque dans le bus qui doit nous emmener à El Calafate, au sud de la Patagonie, via Rio Gallegos.
Un petit « Avatar » histoire de préparer la nuit et on s’écroule. La nuit n’est pas facile pour tout le monde à cause de certains importuns ouvreurs de rideaux (on comprendra un peu mieux pourquoi par la suite), mais la nuit se passe.
C’est aussi l’heure des adieux à Thomas qui termine ici ses deux semaines de vacances avec nous. Tom, désolée de t’avoir grillée ci-dessus mais c’était mérité, et en tous cas merci d’être venu nous rendre visite, on a adoré t’avoir !!! Rendez-vous à Shibuyaaaaaaaaaaa !!!
19h30, on embarque dans le bus qui doit nous emmener à El Calafate, au sud de la Patagonie, via Rio Gallegos.
Un petit « Avatar » histoire de préparer la nuit et on s’écroule. La nuit n’est pas facile pour tout le monde à cause de certains importuns ouvreurs de rideaux (on comprendra un peu mieux pourquoi par la suite), mais la nuit se passe.
Les autres photos sont LA.










































Sur la photo où Nikal, Gaëlle et moi-même attendons gentiment et patiemment, devant la passerelle en bois, que ces "messieurs" les pingouins daignent enfin nous libérer le chemin, je cite Gaëlle : "Ils font chier ces pingouins, vas y que je reste en plein milieu du passage alors qu'on est tout trempés !".
RépondreSupprimerAlors je tiens à rectifier un point: les dauphins de commerson ne sont pas les plus petits, mais font partie des races les plus petites... en effet, tu rencontreras en Nouvelle Zélande les Hector's dolphins qui sont tout aussi petits et plus rares!... et tu inverses les couleurs. Ils sont aussi moins faciles à approcher.
RépondreSupprimerVoilà c'est dit! lol
Bon sinon, les photos sont toujours aussi canons!
Biz
Sabrina experte Es Dauphins