Mardi 28 décembre – Parc Torres del Paine et W: Campamento Chileno et Tres Torres
Aujourd’hui débute le légendaire "W". Le W est le nom donné à un parcours de trekking dans le parc Torres del Paine en raison de sa forme qui trace un W sur la carte, les trois branches de la lettre étant trois vallées.
Nous avons longtemps hésité sur la façon d’aborder cette rando, et choisi finalement la flexibilité en transportant notre équipement de camping donc en nous laissant la possibilité de nous arrêter quand on veut. L’inconvénient est le poids des sacs, qu’on a maudits régulièrement pendant la marche, mais cela valait la peine.
Nous avons donc loué tout le matériel en ville, qui propose absolument tout ce qui est nécessaire pour du trekking, la ville entière tourne autour du tourisme apporté par le parc donc aucun souci.
Le bus nous emmène en trois heures à l’entrée du parc. On aperçoit tout de suite les Tres Torres, les trois pics qui forment un des paysages les plus recherchés par les visiteurs.
Aujourd’hui débute le légendaire "W". Le W est le nom donné à un parcours de trekking dans le parc Torres del Paine en raison de sa forme qui trace un W sur la carte, les trois branches de la lettre étant trois vallées.
Nous avons longtemps hésité sur la façon d’aborder cette rando, et choisi finalement la flexibilité en transportant notre équipement de camping donc en nous laissant la possibilité de nous arrêter quand on veut. L’inconvénient est le poids des sacs, qu’on a maudits régulièrement pendant la marche, mais cela valait la peine.
Nous avons donc loué tout le matériel en ville, qui propose absolument tout ce qui est nécessaire pour du trekking, la ville entière tourne autour du tourisme apporté par le parc donc aucun souci.
Le bus nous emmène en trois heures à l’entrée du parc. On aperçoit tout de suite les Tres Torres, les trois pics qui forment un des paysages les plus recherchés par les visiteurs.
Devant nous, des guanacos. C'est la quatrième espèce sud-américaine de lamas. Jusqu'à présent on avait vu des lamas, des alpacas, des vigognes, à profusion, mais les guanacos c'était ce qui nous manquait pour pouvoir dire: les lamas, c'est bon je connais. Ils sont très présents en Patagonie chilienne apparemment. C'est l'animal avec la fourrure la plus recherchée. Elle est tellement fine qu'il faut je ne sais plus combien de dizaines de guanacos pour faire un pull...
On continue avec une petite navette supplémentaire qui nous dépose au refuge Las Torres, notre point de départ.
Une grande respiration et c’est parti pour des dizaines d’heures de marche.
On commence par la montée vers le campement Chileno. 800m de dénivelé, ça se fait bien, mais les sacs pèsent. On se demande si nos prévisions en terme de nourriture etc étaient adaptées. Mais le paysage est joli. En s’élevant, on aperçoit en se retournant l’immensité du parc, avec omniprésent le Lago Nordenskjöld (alors déjà c’est galère à prononcer à la française mais en version chilienne c’est simplement comique), qu’on va côtoyer pendant plusieurs jours.
Une grande respiration et c’est parti pour des dizaines d’heures de marche.
On commence par la montée vers le campement Chileno. 800m de dénivelé, ça se fait bien, mais les sacs pèsent. On se demande si nos prévisions en terme de nourriture etc étaient adaptées. Mais le paysage est joli. En s’élevant, on aperçoit en se retournant l’immensité du parc, avec omniprésent le Lago Nordenskjöld (alors déjà c’est galère à prononcer à la française mais en version chilienne c’est simplement comique), qu’on va côtoyer pendant plusieurs jours.
Une fois la première ascension terminée, on entre dans la vallée proprement dite, toute la fin du trajet plus ou moins au même niveau, parfois sur la montagne à nu, parfois en sous-bois.
On était censés mettre 2 heures, on fait un peu moins, ça va les jambes sont là mais elles sont contentes de faire une pause quand même.
Le refuge est joli, tout en bois, avec plusieurs tables à l’extérieur pour pique-niquer. Petit plaisir avec achat de 2 Cocas pour s’auto-congratuler de notre début de marche.
Avant de déjeuner, je suggère de prendre nos précautions et de nous approprier un emplacement pour la tente car les places sont chères. Et si on ne peut pas s’installer ici alors on doit aller 5 km plus loin dans la vallée, avec tout le barda, et rebelote en sens inverse demain. Ce qui devait être le camping s’avère un espace plus ou moins dégagé sous les arbres à l’arrière du refuge, avec les racines agressives etc, le tout côte à côte avec le coin des chevaux, odeurs comprises… Et c’est déjà blindé. Si c’est comme ça pendant 5 jours, ça va commencer à être moins drôle au bout d’un moment… On trouve quand même un petit coin et on installe la tente. Au moins on sait où dormir ce soir, une bonne chose de faite.
On s’installe en compagnie de Martin et Dganit, un Français et sa compagne Israélienne, rencontrés à l’hôtel, pour le déjeuner. Chaque bouchée avalée allège le sac, cool.
Après cette pause constructive, on repart avec un mini-sac pour notre objectif du jour, les fameuses Torres aperçues de loin plus tôt dans la journée. On poursuit les 5 km dans la vallée, ça monte ça descend, ce n’est pas très difficile mais les jambes s’alourdissent. Après cette partie facile on entame la galère de fin de trajet : une grimpette bien raide sur un chemin caillouteux très casse-gueule pour passer un petit col qui permettra d’être au plus près du panorama. Le ciel s’assombrit encore, la température chute, je suis bien contente d’avoir loué cette veste, certes jaune canari, mais bien utile. La fin est vraiment difficile, ça monte sévèrement et le chemin est instable. On croise un couple de Français déjà aperçu plus tôt, Marie-Paule et Claude qui nous encourage, c’est juste au coin et ça vaut mille fois la peine.
Effectivement, au détour du chemin, un dernier pas pour passer la tête par-dessus le dernier rocher et là ce qu’on n’attendait pas du tout : au premier plan un lac de cette fameuse couleur glacier, très blanc, et juste derrière les trois tours dans toute leur hauteur, imposantes, vraiment imposantes… Ah, on s’attendait à les voir certes, mais là c’est vraiment beau.
Il y a une trentaine de personnes mais chacun dans son coin pour profiter. On se trouve un petit coin également et on se pose… S’il ne faisait pas si froid, avec ce vent, on pourrait rester là un bon moment. Et puis malheureusement le ciel est très bas et les couleurs ne sont pas au top. Avec un bout de ciel bleu et un rayon de soleil pour illuminer la couleur du lac, ce serait vraiment parfait.
Le lieu se vide petit à petit, selon les nécessités de chacun de rentrer à tel ou tel campement dans la vallée. Un petit tour et c’est à nous de partir. Juste en remontant j’aperçois un animal se baladant tranquillement. Mais mais mais… c’est un loup ou je rêve ??? Heu… et on doit faire quoi là ? Courir ? Bon… il n’a pas l’air de nous chercher. Il nous regarde mais continue à se promener dans les rochers et finalement se couche à l’abri du vent. J’en profite pour prendre quelques photos, alors qu’il me fixe. Intéressant. Au fait, ce n’est pas un loup mais cela s’avèrera être un renard. Il y en a pas mal dans le parc.
On entame la redescente, bien contents à l’idée que cette première journée se termine pour nous reposer. Mais il faut presque deux heures donc un dernier gros effort.
Sur le chemin, on croise des randonneurs a l’air épuisé qui se dirigent vers le campement Torres, le plus proche des trois montagnes. Apparemment il n’y a plus de place au Chileno, ce qui ne nous étonne pas puisque déjà au déjeuner on avait trouvé qu’il fallait jouer serré pour poser sa tente. Eux ont dû se faire refouler… On ne peut pas s’empêcher de se dire qu’on n’aimerait pas être leur place… Et on se donne bonne conscience en se disant que c’est simplement peut être qu’ils cherchent les campings gratuits puisque Torres l’est alors qu’à Chileno il faut payer 6 ou 7€.
Sur le chemin, on croise des randonneurs a l’air épuisé qui se dirigent vers le campement Torres, le plus proche des trois montagnes. Apparemment il n’y a plus de place au Chileno, ce qui ne nous étonne pas puisque déjà au déjeuner on avait trouvé qu’il fallait jouer serré pour poser sa tente. Eux ont dû se faire refouler… On ne peut pas s’empêcher de se dire qu’on n’aimerait pas être leur place… Et on se donne bonne conscience en se disant que c’est simplement peut être qu’ils cherchent les campings gratuits puisque Torres l’est alors qu’à Chileno il faut payer 6 ou 7€.
Le campement, ouf ! On s’écroule dans la tente pour une petite sieste, tellement crevés que le sol ne parait pas trop inconfortable.
On retrouve Martin et Dganit, on sort nos réchauds et c’est parti pour la popote de camping, à base de soupes et de pâtes. Mais tout passe bien après une journée de marche. On discute, c’est sympa.
C’est un peu le zoo car le refuge a une grande baie vitrée donnant sur l’espace où on se trouve et il y a un contraste assez comique entre la trentaine de privilégiés en t-shirt au chaud à l’intérieur en train de se faire servir des lasagnes fumantes et les pauvres dehors, en triple blouson en train d’essayer de faire bouillir de l’eau sur une flamme tremblotante… On pourrait se payer un repas à l’intérieur mais c’est vraiment cher. Certes il faut tout monter à pied etc donc ça représente des coûts, mais là quand même c’est vraiment cher. 35€ le lit nu, 55€ avec des draps, 15€ le dîner. C’est faisable mais c’est un budget pour deux. Par ailleurs on apprendra que ce n’est pas forcément mieux pour se reposer car il y a énormément de mouvement, les gens partant à toute heure dès 4 heures du matin, sans compter les odeurs corporelles…
C’est un peu le zoo car le refuge a une grande baie vitrée donnant sur l’espace où on se trouve et il y a un contraste assez comique entre la trentaine de privilégiés en t-shirt au chaud à l’intérieur en train de se faire servir des lasagnes fumantes et les pauvres dehors, en triple blouson en train d’essayer de faire bouillir de l’eau sur une flamme tremblotante… On pourrait se payer un repas à l’intérieur mais c’est vraiment cher. Certes il faut tout monter à pied etc donc ça représente des coûts, mais là quand même c’est vraiment cher. 35€ le lit nu, 55€ avec des draps, 15€ le dîner. C’est faisable mais c’est un budget pour deux. Par ailleurs on apprendra que ce n’est pas forcément mieux pour se reposer car il y a énormément de mouvement, les gens partant à toute heure dès 4 heures du matin, sans compter les odeurs corporelles…
On ne joue pas aux superhéros et on va se coucher rapidement. Ce n’est que le premier jour, il faut se reposer et emmagasiner des forces pour la suite.
Mercredi 29 décembre – Parc Torres del Paine et W: Campamento Chileno – Campamento Italiano
La nuit n’a pas été trop mauvaise malgré les conditions. Apparemment c’est plus calme à l’extérieur que dans le refuge. Les corps sont un peu engourdis au réveil mais la fraîcheur remet les idées tout de suite en place.
On croise les deux couples de Français, avec à peu près la même tête pas fraîche que nous. En revanche on décide d’adopter une stratégie différente de la leur en zappant le petit déjeuner, quitte à se poser plus tard, pour partir le plus rapidement possible afin d’éviter la foule sur le sentier, sur les conseils de notre ami Alejandro.
7h45, les sacs sont faits, la tente remballée et on attaque le sentier tous seuls. On imagine que certains ont été encore plus matinaux mais là en tous cas on est tranquilles.
On repart donc dans la vallée. Il fait frais mais beau. Au bout d’une petite heure, la vue se dégage et on a la chance de faire la route face à un paysage découvert splendide, le lac, le collines, les montagnes au fond.
Cette partie du chemin dans le maquis est certainement celle que j’ai préférée de tout le parcours car on y était au petit matin, totalement seuls au monde, dans un silence parfait, avec le ciel bleu et le soleil, ni trop chaud ni trop froid, plutôt en descente, et avec face à nous ce panorama incroyable. Vraiment, une matinée totalement parfaite.
Mercredi 29 décembre – Parc Torres del Paine et W: Campamento Chileno – Campamento Italiano
La nuit n’a pas été trop mauvaise malgré les conditions. Apparemment c’est plus calme à l’extérieur que dans le refuge. Les corps sont un peu engourdis au réveil mais la fraîcheur remet les idées tout de suite en place.
On croise les deux couples de Français, avec à peu près la même tête pas fraîche que nous. En revanche on décide d’adopter une stratégie différente de la leur en zappant le petit déjeuner, quitte à se poser plus tard, pour partir le plus rapidement possible afin d’éviter la foule sur le sentier, sur les conseils de notre ami Alejandro.
7h45, les sacs sont faits, la tente remballée et on attaque le sentier tous seuls. On imagine que certains ont été encore plus matinaux mais là en tous cas on est tranquilles.
On repart donc dans la vallée. Il fait frais mais beau. Au bout d’une petite heure, la vue se dégage et on a la chance de faire la route face à un paysage découvert splendide, le lac, le collines, les montagnes au fond.
Cette partie du chemin dans le maquis est certainement celle que j’ai préférée de tout le parcours car on y était au petit matin, totalement seuls au monde, dans un silence parfait, avec le ciel bleu et le soleil, ni trop chaud ni trop froid, plutôt en descente, et avec face à nous ce panorama incroyable. Vraiment, une matinée totalement parfaite.
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| Des nuages aux formes étranges... |
Une fois arrivés à l’entrée de la vallée, en ayant suivi un raccourci nous permettant de ne pas avoir à revenir jusqu’à notre point de départ de la veille, on s’engage sur la ligne droite de notre journée, 11km pratiquement à niveau, donc pas très difficile mais il faut avancer. Heureusement, les couleurs du lac nous motivent, c’est canon.
Juste avant d’atteindre le campement Los Cuernos, on est beaucoup moins contents. Nous utilisons la carte très simple fournie par les autorités du parc qui permet de savoir à peu près dans quelle direction aller mais sans plus. Pas de souci d’orientation, tout est parfaitement indiqué sur le chemin, mais là où la précision manque c’est sur les dénivelés… En quatre jours on a eu le temps de se faire prendre en traître un certain nombre de fois, cueillis sans prévenir par des côtes qui n’étaient pas censées exister sur le plan. Quand on marche toute la journée, on dose ses efforts un peu inconsciemment et ce genre de surprise fait vraiment mal aux jambes et au moral.
Les jambes lourdes et le souffle court, on arrive enfin au-dessus du campement, lorsqu’on croise Hide, le Japonais très sympa qui séjourne également à l’hostel d’Alejandro et qui était parti deux jours avant nous, en commençant le W dans le sens inverse du nôtre. Mais une fois reconnu on commence à s’inquiéter un peu car il a vraiment la tête des mauvais jours, il est tout blanc et s’avachit sur un rocher. Il nous explique qu’il est vraiment crevé, qu’il a été très malade ce matin visiblement à cause d’un trop plein de jus d’orange ( ?) et que vraiment ce trek est très difficile pour lui… Il nous dit qu’on ne peut rien faire pour lui, qu’il va avancer tranquillement et faire une étape de plus que prévu, que tout ira bien. Bon… j’espère qu’on ne sera pas dans le même état que lui…
Un dernier effort et on s’écroule à l’ombre à côté du refuge. On enlève nos chaussures de marche qui commencent déjà à nous insupporter et on se fait notre petit plaisir habituel de rando : deux bons Cocas bien frais. Franchement, parfois la mondialisation ça a vraiment du bon.
Les jambes lourdes et le souffle court, on arrive enfin au-dessus du campement, lorsqu’on croise Hide, le Japonais très sympa qui séjourne également à l’hostel d’Alejandro et qui était parti deux jours avant nous, en commençant le W dans le sens inverse du nôtre. Mais une fois reconnu on commence à s’inquiéter un peu car il a vraiment la tête des mauvais jours, il est tout blanc et s’avachit sur un rocher. Il nous explique qu’il est vraiment crevé, qu’il a été très malade ce matin visiblement à cause d’un trop plein de jus d’orange ( ?) et que vraiment ce trek est très difficile pour lui… Il nous dit qu’on ne peut rien faire pour lui, qu’il va avancer tranquillement et faire une étape de plus que prévu, que tout ira bien. Bon… j’espère qu’on ne sera pas dans le même état que lui…
Un dernier effort et on s’écroule à l’ombre à côté du refuge. On enlève nos chaussures de marche qui commencent déjà à nous insupporter et on se fait notre petit plaisir habituel de rando : deux bons Cocas bien frais. Franchement, parfois la mondialisation ça a vraiment du bon.
On voit peu de monde arriver derrière nous, mais Martin et Dganit, Marie-Paule et Claude ne tardent pas. Ils ne sont pas partis longtemps après nous. On déjeune tranquillement et on parle stratégie. En effet, l’organisation des étapes a été notre prise de tête absolue pendant les jours qui ont précédé le trek. Comment optimiser les journées de marche, sans prendre de risques sur la marche de nuit etc ? Tous les quatre ont opté pour les refuges autant que possible, donc ils sont bloqués par leurs réservations et savent exactement où ils doivent être le soir-même. Cette fois par exemple, il est seulement 13 ou 14h mais ils ont terminé leur journée car ils ont une réservation au refuge. Mais ils sont frustrés car ils ont l’énergie pour avancer encore un peu, et tout ce qu’ils ne font pas aujourd’hui il faudra le faire demain avec une énorme journée.
Finalement on est donc très contents de notre parti pris de trimballer la tente, avec la flexibilité qu’elle permet puisqu’on peut avancer comme on le sent. Il est interdit de faire du camping sauvage mais on peut d’arrêter au camping que l’on souhaite. A condition qu’il y ait de la place, on a vu hier que ce n’était pas forcément évident tout le temps…
Finalement on est donc très contents de notre parti pris de trimballer la tente, avec la flexibilité qu’elle permet puisqu’on peut avancer comme on le sent. Il est interdit de faire du camping sauvage mais on peut d’arrêter au camping que l’on souhaite. A condition qu’il y ait de la place, on a vu hier que ce n’était pas forcément évident tout le temps…
En tous cas on dit au revoir à tout le monde, on remet nos chaussures et nos sacs en grimaçant (c’est fou ce qu’on a l’impression qu’il prend du poids au fur et à mesure de la journée, c’est magique) et on repart.
2h et 5,5km le long du lac puis dans les sous-bois pour atteindre l’entrée de la Valle del Francés et le campement Italiano. Oui dans la vallée des Français il y a le campement italien et le campement britannique, allez comprendre…
Plus on s’approche plus le temps se couvre. Le ciel est très très bas quand on arrive enfin. Le camp est sommaire, contrairement à la veille car il n’est pas privé donc les infrastructures sont minimales, seulement des toilettes (mais avec papier et chasse d’eau, en trek le bonheur ne tient pas à grand-chose). Mais après presque 8 heures de marche aujourd’hui, on est totalement vannés et on dormirait n’importe où. On met un peu de temps à trouver un emplacement qui ne soit pas à 45° d’inclinaison, on monte la tente en quatrième vitesse, et on se précipite à la sieste.
Au réveil, on est morts de faim donc popote à l’eau du torrent. Le campement est situé le long de ce torrent énorme et rugissant qui dévale la vallée. L’eau est glacée mais il va falloir s’en contenter si on veut faire un brin de toilette ! L’avantage c’est qu’on peut remplir les bouteilles avec de l’eau fraîche et bonne.
2h et 5,5km le long du lac puis dans les sous-bois pour atteindre l’entrée de la Valle del Francés et le campement Italiano. Oui dans la vallée des Français il y a le campement italien et le campement britannique, allez comprendre…
Plus on s’approche plus le temps se couvre. Le ciel est très très bas quand on arrive enfin. Le camp est sommaire, contrairement à la veille car il n’est pas privé donc les infrastructures sont minimales, seulement des toilettes (mais avec papier et chasse d’eau, en trek le bonheur ne tient pas à grand-chose). Mais après presque 8 heures de marche aujourd’hui, on est totalement vannés et on dormirait n’importe où. On met un peu de temps à trouver un emplacement qui ne soit pas à 45° d’inclinaison, on monte la tente en quatrième vitesse, et on se précipite à la sieste.
Au réveil, on est morts de faim donc popote à l’eau du torrent. Le campement est situé le long de ce torrent énorme et rugissant qui dévale la vallée. L’eau est glacée mais il va falloir s’en contenter si on veut faire un brin de toilette ! L’avantage c’est qu’on peut remplir les bouteilles avec de l’eau fraîche et bonne.
Je passe le dîner la tête au-dessus de mon assiette mais sous une serviette car nous sommes infestés de moucherons. Pas méchants mais omniprésents et horripilants, c’est absolument insupportable. On expédie donc le repas et on se réfugie dans la tente. Il fait moche, on est sous les arbres, il fait donc vite sombre dans la tente et la pénombre est sans pitié, on s’endort très tôt. Jour 2, c'est fait.
Les autres photos sont LA.





















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