Re-bonjour tout le monde!
Nous avons reçu un certain nombre de remarques sur le retard pris par le blog qui traduisent votre impatience de lire la suite de nos aventures. Rien à redire, c'est effectivement le cas, plus de deux mois. Mais je prends le parti de continuer comme on avait commencé, avec un blog détaillé et beaucoup de photos plutôt que de bâcler, quitte à ce que je vous raconte ne soit pas d'une actualité folle. Non seulement c'est notre carnet de voyages donc il est important pour nous de consigner nos souvenirs aussi précisément que possible, et par ailleurs nous avons énormément de retours positifs de votre part, parfois de la part de personnes que l'on ne soupçonnait pas de s'intéresser à notre blog, donc je pense qu'on va rester dans notre ligne éditoriale de départ et tout simplement essayer de rattraper notre retard!
Seule entorse histoire d'avancer quand même, on zappe le bilan Argentine pour l'instant, et on enchaîne avec notre deuxième entrée au Chili...
Bonne lecture, et encore merci de nous suivre!!!
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Vendredi 24 décembre – Arrivée à Puerto Natales
El Calafate, Argentine. Nous n’avons pas réservé le bus qui doit nous emmener à Puerto Natales, de l’autre côté de la frontière. En général on est plutôt prévoyants, enfin surtout Nico en ce qui concerne ce voyage, mais cette fois c’est l’impro. Il y a un bus à 8h et un autre à 8h30, sinon on est coincés à El Calafate pour le réveillon.
7h20. MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRDE !!!!!! Le réveil n’a pas sonnéééééééééééé !!! Préparation en 2 mn chrono, on demande à Mamie de nous appeler un taxi en vitesse, on est totalement à la bourre. Toute dernière mamiterie de Mamie, elle prend son temps et manque de nous faire faire un infarctus. Finalement le type arrive, on se précipite et on lui dit de se dépêcher. Entrée en trombe dans le terminal. Ah déjà il n’y a pas de bus à 8h, et celui de 8h30 est plein. « Attendez là au cas où il y ait une annulation ». Oui mais bien sûr, c’est Noël mais faut pas pousser, on ne croit pas aux miracles à ce point là. Ah, si il y a vraiment peut-être une place. Oui mais nous il nous en faut une de plus. Un type sans gêne, écouteurs avec musique à fond et l’air très con, arrivé après moi, essaie de récupérer la place libre. Non non mon coco, tu dégages, c’est nous qui avons l’option sur les places, pas toi.
Vous entendez les cloches et le bruissement des ailes des anges ? (si oui il faut arrêter le LSD) Miracle de Noël, deux personnes ne se présentent pas, on s’incruste sur les deux derniers sièges vides. Yeaaaaaaaah !
En revanche nos compagnons de voyage ne sont pas de la plus grande finesse, avec un groupe de tour organisé se parlant d’un bout à l’autre du bus. Certaines vannes sont marrantes mais les blagues sur le mode « Qu’est-ce qui est barbu et armé derrière toi ? Un taliban » c’est flippant.
Passage de frontière pour la enième fois du voyage au beau milieu du fin fond de nulle part, trois maisonnettes le long d’une route traversant un paysage patagon bien désolé. La douane chilienne est totalement psychopathe, on l’avait déjà constaté lors de notre premier passage dans le nord, et ça a été confirmé depuis par pas mal d’anecdotes entendues. Tout le monde le sait donc c’est la course dans le bus à celui qui mangera le plus vite sa pomme ou son orange pour ne pas se la faire confisquer par les méchants douaniers. Attention, si tu renverses du jus sur tes doigts ils te les coupent.
Sortie du bus et là c’est la claque, le vent le plus fort jamais vu de ma vie. Pas prévenue, je suis projetée sur 2 mètres, mes lunettes volent je ne sais où, mon sac à dos valdingue, le tout par une seule rafale. Tout le monde est dans le même état, la nature se déchaine. On passe en même temps qu’un groupe du 4ème âge, c’est hilarant de les voir ressortir des bureaux en s’agrippant entre eux pour ne pas tomber, les mamies toutes décoiffées, les papis se cramponner à leur casquette.
Arrivée à Puerto Natales, la ville où 100% de la population touristique est là pour uniquement deux raisons possibles : préparer ou revenir du parc Torres del Paine, ou embarquer ou débarquer de la croisière Navimag. On est là pour les deux, ça tombe bien.
L’hostel que nous avons repérée ne peut nous proposer qu’une chambre minuscule avec un lit superposé qui a l’air confortable mais pas pratique, mais bon on prend pour cette nuit.
Une fois installés on part se balader un peu en ville, totalement vide en ce 24 décembre donc un peu tristoune.
On fait une étude de marché des menus de Noël, qui s’avèrent totalement hors de prix !!! 50€ à Puerto Natales, Patagonie chilienne, c’est un peu too much. Finalement on se rabat, sur les conseils de notre hostel, sur la parillada de l’autre côté de la place, qui ne prend pas de réservation et ne fait pas de dîner particulier pour l’événement. Rafraichissant.
Nous craignions d’être tous seuls tout tristes tout penauds mais en fait non nous ne sommes pas les seuls dans notre cas et le resto est rempli de touristes. La parillada est plus que correcte, on passe un bon dîner tranquille.
Pour la première fois depuis le début du voyage, je suis un peu triste, là vraiment j’aimerais être en famille en France pour les fêtes. Nico est moins touché mais il aurait bien fait un aller-retour pour aller se gaver de foie gras à Lyon si on lui avait payé.
Le sentiment durera comme ça quelques jours, un petit coup de moins bien et de ras-le-bol, certainement un contrecoup de l’accumulation de fatigue des dernières semaines.
Samedi 25 au lundi 17 décembre - Puerto Natales
Trois jours ultra calmes à Puerto Natales destinés à reprendre un peu du sommeil perdu quand nos amis étaient là en Argentine et à organiser notre randonnée dans le parc Torres del Paine.
El Calafate, Argentine. Nous n’avons pas réservé le bus qui doit nous emmener à Puerto Natales, de l’autre côté de la frontière. En général on est plutôt prévoyants, enfin surtout Nico en ce qui concerne ce voyage, mais cette fois c’est l’impro. Il y a un bus à 8h et un autre à 8h30, sinon on est coincés à El Calafate pour le réveillon.
7h20. MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERRRRRDE !!!!!! Le réveil n’a pas sonnéééééééééééé !!! Préparation en 2 mn chrono, on demande à Mamie de nous appeler un taxi en vitesse, on est totalement à la bourre. Toute dernière mamiterie de Mamie, elle prend son temps et manque de nous faire faire un infarctus. Finalement le type arrive, on se précipite et on lui dit de se dépêcher. Entrée en trombe dans le terminal. Ah déjà il n’y a pas de bus à 8h, et celui de 8h30 est plein. « Attendez là au cas où il y ait une annulation ». Oui mais bien sûr, c’est Noël mais faut pas pousser, on ne croit pas aux miracles à ce point là. Ah, si il y a vraiment peut-être une place. Oui mais nous il nous en faut une de plus. Un type sans gêne, écouteurs avec musique à fond et l’air très con, arrivé après moi, essaie de récupérer la place libre. Non non mon coco, tu dégages, c’est nous qui avons l’option sur les places, pas toi.
Vous entendez les cloches et le bruissement des ailes des anges ? (si oui il faut arrêter le LSD) Miracle de Noël, deux personnes ne se présentent pas, on s’incruste sur les deux derniers sièges vides. Yeaaaaaaaah !
En revanche nos compagnons de voyage ne sont pas de la plus grande finesse, avec un groupe de tour organisé se parlant d’un bout à l’autre du bus. Certaines vannes sont marrantes mais les blagues sur le mode « Qu’est-ce qui est barbu et armé derrière toi ? Un taliban » c’est flippant.
Passage de frontière pour la enième fois du voyage au beau milieu du fin fond de nulle part, trois maisonnettes le long d’une route traversant un paysage patagon bien désolé. La douane chilienne est totalement psychopathe, on l’avait déjà constaté lors de notre premier passage dans le nord, et ça a été confirmé depuis par pas mal d’anecdotes entendues. Tout le monde le sait donc c’est la course dans le bus à celui qui mangera le plus vite sa pomme ou son orange pour ne pas se la faire confisquer par les méchants douaniers. Attention, si tu renverses du jus sur tes doigts ils te les coupent.
Sortie du bus et là c’est la claque, le vent le plus fort jamais vu de ma vie. Pas prévenue, je suis projetée sur 2 mètres, mes lunettes volent je ne sais où, mon sac à dos valdingue, le tout par une seule rafale. Tout le monde est dans le même état, la nature se déchaine. On passe en même temps qu’un groupe du 4ème âge, c’est hilarant de les voir ressortir des bureaux en s’agrippant entre eux pour ne pas tomber, les mamies toutes décoiffées, les papis se cramponner à leur casquette.
Arrivée à Puerto Natales, la ville où 100% de la population touristique est là pour uniquement deux raisons possibles : préparer ou revenir du parc Torres del Paine, ou embarquer ou débarquer de la croisière Navimag. On est là pour les deux, ça tombe bien.
L’hostel que nous avons repérée ne peut nous proposer qu’une chambre minuscule avec un lit superposé qui a l’air confortable mais pas pratique, mais bon on prend pour cette nuit.
Une fois installés on part se balader un peu en ville, totalement vide en ce 24 décembre donc un peu tristoune.
On fait une étude de marché des menus de Noël, qui s’avèrent totalement hors de prix !!! 50€ à Puerto Natales, Patagonie chilienne, c’est un peu too much. Finalement on se rabat, sur les conseils de notre hostel, sur la parillada de l’autre côté de la place, qui ne prend pas de réservation et ne fait pas de dîner particulier pour l’événement. Rafraichissant.
Nous craignions d’être tous seuls tout tristes tout penauds mais en fait non nous ne sommes pas les seuls dans notre cas et le resto est rempli de touristes. La parillada est plus que correcte, on passe un bon dîner tranquille.
Pour la première fois depuis le début du voyage, je suis un peu triste, là vraiment j’aimerais être en famille en France pour les fêtes. Nico est moins touché mais il aurait bien fait un aller-retour pour aller se gaver de foie gras à Lyon si on lui avait payé.
Le sentiment durera comme ça quelques jours, un petit coup de moins bien et de ras-le-bol, certainement un contrecoup de l’accumulation de fatigue des dernières semaines.
Samedi 25 au lundi 17 décembre - Puerto Natales
Trois jours ultra calmes à Puerto Natales destinés à reprendre un peu du sommeil perdu quand nos amis étaient là en Argentine et à organiser notre randonnée dans le parc Torres del Paine.
Le samedi, nous partons en quête d’un nouvel hôtel pour les deux dernières nuits car le nôtre est plein. Nous allons jeter un œil à l’hostel Dos Lagunas. Alejandro, le propriétaire, nous ouvre la porte avec un sourire, nous annonce qu’il a de la place et nous invite à entrer prendre un café car justement il s’apprête à briefer un des clients à propos du trekking dans le parc donc c’est l’occasion d’écouter aussi. Quel accueil, parfait. La maison est une maison de famille et on se sent vraiment chez lui. Dans la cuisine/salle à manger, on s’installe à côté de Hide, un Japonais à la retraite qu’on apprendra à connaître par la suite. Alejandro nous gave de café, thé, cookies, gâteau de Noël maison.
Il nous avait annoncé qu’il nous prendrait 10-15mn. Au bout d’une demi-heure nous sommes encore en train de prendre le goûter et de papoter, mais bon on n’a rien de spécial à faire.
Il décide finalement de passer à la présentation. Et là on découvre l’autre facette d’Alejandro, le psychorigide un peu flippant. Il nous demande d’abord de changer de chaise (autour de la même table) en nous attribuant lui-même notre place, nous explique que nous ne pouvons pas poser de question pendant qu’il parle sinon on en a pour la nuit donc qu’il faut les réserver pour la fin etc. Oooh ça ne rigole pas. Commence alors une heure de papote en sens unique, pas inintéressant mais pfiu c’est un peu long et tous les cookies ingurgités réclament une sieste… Arrive alors une nouvelle cliente, une Canadienne. Une minute et demi après être arrivée, elle est assise à nos côtés avec un café dans les mains (alors qu’elle avait demandé un thé) et trois cookies dans la bouche. Elle lui précise qu’elle n’est là que pour deux jours et qu’elle n’a pas l’intention d’aller faire de la rando dans le parc mais peu importe, assieds toi là, mange et écoute. On en prend pour une nouvelle heure. Hide ose quelques interruptions, Alejandro daigne répondre au début mais au bout de quelques fois Alejandro lui rappelle la règle des questions. Kitty, la Canadienne, répète au moins quatre ou cinq fois qu’elle n’est pas concernée et tente de s’éclipser, en vain. Bref, nous repartons deux heures et demi après être entrés seulement pour demander si on pouvait réserver une chambre pour le lendemain.
Une habitude totalement stressante de notre hôte est sa manie de répéter votre nom à chaque fois qu’il s’adresse à vous : « Hey Viviane, comment ça va Viviane ? Qu’est-ce que vous avez prévu aujourd’hui Viviane ? Un petit café Viviane ? etc etc » et il peut le faire à chaque phrase de toute la conversation.
Malgré le fait qu’Alejandro soit très présent, notre séjour dans l’hôtel se passera finalement très bien.
Conséquence de ces journées tranquilles : on prend nos habitudes dans quelques cafés et restos de la petite ville. Mention spéciale à « copine » et ses tartes à la banane.
Côté commentaires, Puerto Natales est vraiment le petit coin paumé. Ushuaia est peut-être le « Fin del Mundo » mais ça reste une ville alors que la petite bourgade de Puerto Natales, ça c’est le patelin patagon tel qu’on le fantasme. J’ai essayé de décrire mais c’est vraiment difficile, disons que c’est un peu le Far West version Chili du 21ème siècle.
Il nous avait annoncé qu’il nous prendrait 10-15mn. Au bout d’une demi-heure nous sommes encore en train de prendre le goûter et de papoter, mais bon on n’a rien de spécial à faire.
Il décide finalement de passer à la présentation. Et là on découvre l’autre facette d’Alejandro, le psychorigide un peu flippant. Il nous demande d’abord de changer de chaise (autour de la même table) en nous attribuant lui-même notre place, nous explique que nous ne pouvons pas poser de question pendant qu’il parle sinon on en a pour la nuit donc qu’il faut les réserver pour la fin etc. Oooh ça ne rigole pas. Commence alors une heure de papote en sens unique, pas inintéressant mais pfiu c’est un peu long et tous les cookies ingurgités réclament une sieste… Arrive alors une nouvelle cliente, une Canadienne. Une minute et demi après être arrivée, elle est assise à nos côtés avec un café dans les mains (alors qu’elle avait demandé un thé) et trois cookies dans la bouche. Elle lui précise qu’elle n’est là que pour deux jours et qu’elle n’a pas l’intention d’aller faire de la rando dans le parc mais peu importe, assieds toi là, mange et écoute. On en prend pour une nouvelle heure. Hide ose quelques interruptions, Alejandro daigne répondre au début mais au bout de quelques fois Alejandro lui rappelle la règle des questions. Kitty, la Canadienne, répète au moins quatre ou cinq fois qu’elle n’est pas concernée et tente de s’éclipser, en vain. Bref, nous repartons deux heures et demi après être entrés seulement pour demander si on pouvait réserver une chambre pour le lendemain.
Une habitude totalement stressante de notre hôte est sa manie de répéter votre nom à chaque fois qu’il s’adresse à vous : « Hey Viviane, comment ça va Viviane ? Qu’est-ce que vous avez prévu aujourd’hui Viviane ? Un petit café Viviane ? etc etc » et il peut le faire à chaque phrase de toute la conversation.
Malgré le fait qu’Alejandro soit très présent, notre séjour dans l’hôtel se passera finalement très bien.
Conséquence de ces journées tranquilles : on prend nos habitudes dans quelques cafés et restos de la petite ville. Mention spéciale à « copine » et ses tartes à la banane.
Côté commentaires, Puerto Natales est vraiment le petit coin paumé. Ushuaia est peut-être le « Fin del Mundo » mais ça reste une ville alors que la petite bourgade de Puerto Natales, ça c’est le patelin patagon tel qu’on le fantasme. J’ai essayé de décrire mais c’est vraiment difficile, disons que c’est un peu le Far West version Chili du 21ème siècle.
La vue la plus connue de la ville est celle de l'ancienne jetée, dont il ne reste que les pieux, qui, très poétiquement, ne mènent plus nulle part. Plusieurs séances photos. Désolée, c'est un post monomaniaque en termes de sujet! On fera mieux au prochain post, promis...
Notre seule activité constructive de ces trois jours : louer et acheter tout le matériel pour être autonomes pendant les 5 jours de randonnée/camping, se renseigner et planifier le parcours des quelques jours à venir.
Les autres photos sont LA.




















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