Vendredi 17 décembre – El Calafate
Alors que Gaghoo et Raph nous abandonnent pour s’envoler pour Ushuaia où ils nous précèdent, lever sur les chapeaux de roue comme on les aime pour les quatre autres : suite à l’annulation de notre sortie bateau du lundi précédent, nous devons courir à l’agence dès l’ouverture, soit 7h, pour nous réinscrire pour l’excursion du jour. Mamie nous fait remarquer qu’on aurait pû lui dire et elle aurait réservé pour nous pendant que nous étions à El Chalten. « Ah mais on est trop bêtes de ne pas y avoir pensé ! », traduire par « Non mais ça va pas la tête, trop compliqué, jamais on ne te confie une mission aussi technique que 4 excursions à réserver ». Course course course, c’est bon ça passe on peut retenter la croisière.
Une petite demi-heure de bus pour atteindre le port et cette fois le vent semble ne plus être un problème et nous pouvons embarquer.
Alors que Gaghoo et Raph nous abandonnent pour s’envoler pour Ushuaia où ils nous précèdent, lever sur les chapeaux de roue comme on les aime pour les quatre autres : suite à l’annulation de notre sortie bateau du lundi précédent, nous devons courir à l’agence dès l’ouverture, soit 7h, pour nous réinscrire pour l’excursion du jour. Mamie nous fait remarquer qu’on aurait pû lui dire et elle aurait réservé pour nous pendant que nous étions à El Chalten. « Ah mais on est trop bêtes de ne pas y avoir pensé ! », traduire par « Non mais ça va pas la tête, trop compliqué, jamais on ne te confie une mission aussi technique que 4 excursions à réserver ». Course course course, c’est bon ça passe on peut retenter la croisière.
Une petite demi-heure de bus pour atteindre le port et cette fois le vent semble ne plus être un problème et nous pouvons embarquer.
On ne savait pas trop à quoi s’attendre, on se retrouve dans un catamaran de luxe, deux ponts contenant deux salles aux sièges bien alignés et bien confortables, un bar etc, tout beau tout neuf.
Avantage : pour un périple au milieu de glaciers, avec une température extérieure glaciale sans compter le vent qui vous gèle sur place, le côté chauffage/siège moelleux/grandes fenêtres panoramiques/annonces des sites au micro, c’est quand même agréable. On peut donc pratiquer la technique du chaud/froid avec des sorties régulières sur les ponts extérieurs pour tenter les photos, le temps de présence au grand air étant défini par la capacité de chacun à vivre dans un frigo, mais un frigo placé dans un bon courant d’air. Et hop il n’y a plus qu’à aller se caler dans son fauteuil pour observer les autres congeler sur place tout en essayant de récupérer sa sensibilité au bout des doigts, et rebelote. On peut passer une journée à faire ça, je vous jure, la preuve.
Inconvénient : suite aux points précédents, le bateau ressemble à un club du 3ème âge… Côté ambiance on a fait mieux. Certains ne mettent pas le nez dehors de la journée. Mais notons qu’on connait une jeune personne qui a fait la même chose…
Un petit mot quand même sur l’objet de la croisière : les glaciers.
Le Lago Argentino, ce magnifique lac, a été formé et est encore alimenté par la fonte des glaciers qui l’entourent. La balade du jour consiste donc à parcourir certains bras du lac pour aller rendre visite aux glaciers à leur extrémité, en croisant au fil de l’eau quantité d’icebergs perdus.
Nous avions été prévenus, impossible d’approcher le glacier Uppsala à moins de 15 km car depuis un an la fonte s’est accélérée et des centaines d’icebergs encombrent le canal. Ah oui si ce nom vous dit quelque chose, c’est certainement que vous avez lu Millenium. Et si vous pensez tout de suite à prononcer ce nom avec la voix et les intonations d’Homer Simpson c’est que vous êtes déjà ou vous êtes prêts à être ami avec Nico et Gaëlle. Impossible de dire Uppsala depuis ce jour-là sans avoir au creux de l’oreille la douce voix de Nico imitant un personnage de dessin animé jaune.
Bref, nous apercevons donc le glacier de loin mais ses débris de près.
![]() |
| Vue aérienne projetée dans le bateau, on voit bien la coulée |
Le second est le Spegazzini, dont nous avons renoncé à retenir le nom dès la première fois et systématiquement appelé Spaghetti. C’est le plus grand du parc, 135 m de haut à son maximum, et le fait de voir toute la coulée est très plaisant. Mais il faut avouer que le temps n’a pas aidé à le rendre aussi impressionnant qu’il doit l’être lorsque la glace brille et bleuit au soleil
Si je me souviens bien des chiffres, le glacier a avancé de 2m ces 2 dernières années, alors qu'il avait avancé de 9m en 9000 ans auparavant, signe d'un léger souci...
On termine par notre chouchou, le Perito Moreno, qu’on retrouve quelques jours après l’avoir quitté, mais sous un angle différent. Toujours aussi beau, plus découpé, plus affuté, plus net, plus « propre », bref notre petit préféré.

Après cette journée tranquille à consommer passivement du glacier, nous rentrons à El Calafate en repassant le long du Lago Argentino, toujours aussi beau.
Nous décidons de terminer cette journée en beauté avec un dîner à la Tablita, un des meilleurs restaurants de la ville.
Le cadre est parfait, plus élégant que ce dont nous avions pris l’habitude, le service impeccable, la nourriture top et l’addition salée. Gaëlle, Nico et moi nous partageons une parillada censée être pour deux mais qui nous suffit largement. Pas la meilleure parillada goûtée en Argentine mais pas grand chose à redire malgré tout. Et en dessert une soupe de fruits rouges qui me chatouille encore les papilles de bonheur, avec entre autres des calafate, une baie entre la myrtille et le cassis typique de la région. On ne sait toujours pas qui du fruit ou de la ville a donné son nom à l’autre…
Nous sortons du resto vers 23h30, la nuit n’est toujours pas tombée…

Après un retour un peu agité, se termine notre séjour à El Calafate et plus généralement la Patagonie chilienne. Demain nous partons pour rien de moins qu’El Fin del Mundo, le bout du monde, Ushuaia…
Les autres photos sont LA.


























Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire