mercredi 29 juin 2011

Vang Vieng

Dimanche 10 avril – Tha Kaek / Vientiane

On quitte Tha Kaek, cette ville qui nous a tellement surpris. D'après le guide et des expériences lues sur le net, on peut apparemment vraiment apprécier les charmes de la ville mais pour nous ça n'a pas été le cas, on n'a pas compris, ville-fantôme. Mais les alentours valaient largement la peine, on a passé deux jours superbes dans la campagne.

On a convenu la veille avec notre super chauffeur de tuktuk, adorable, qu’il nous servirait de pick-up pour nous emmener à la gare routière, ce qui nous permet de faire bosser un type sympa et pas un de ses collègues insupportables et nous prendre la tête de bon matin avec un con.

On récupère Russ et Jo au passage, qui prennent le même bus que nous, et direction Vientiane. Rien de spécial, à part les 2-3 heures de retard règlementaires évidemment et les super clips de karaoke locaux.
A l’arrivée, on partage un tuktuk avec nos compagnons de voyage histoire de se soutenir dans l’adversité.

On prend nos quartiers dans notre hôtel de la dernière fois, en croisant les doigts sur tout le chemin avant d’y arriver pour qu’ils aient fait du bon boulot et aient récupéré nos visas chinois. Victoire !!! On récupère nos passeports avec deux beaux autocollants à dominante rouge et jaune. Alors ça, c’est cool, on a géré Mongolie et Chine. Il ne restera plus que la Russie, et ce ne sont pas les plus drôles, mais on a maintenant un objectif unique, c’est plus facile.

Pas grand appétit, on décide donc de se faire un petit plaisir en nous posant dans une pâtisserie française en guise de dîner, hors de prix pour ce que c'est mais c'est pas grave. He oui, parfois on se laisse aller...


Lundi 11 avril – Vientiane / Vang Vieng

Comme on est des pachas, notre billet de bus pour Vang Vieng comprend un pick-up à l’hôtel. Presque à l’heure convenue, un type vient nous chercher. En revanche, c’est un pick-up moins efficace que prévu car en réalité on se retrouve à marcher pendant des plombes avec nos sacs tout ça pour embarquer directement dans le bus, alors qu’il est censé partir de la gare routière à des millions de kilomètres de la ville. Décidément, on ne comprendra jamais rien aux transports en Asie, mais, pour la enième fois, ça marche à peu près.

Alors que nous n’avions pas prévu de nous y retrouver, nous apercevons Russ et Jo dans le bus. Le trajet commence bien pour nos deux amis, qui se font virer de leurs places par une nana avec les mêmes numéros de places qu’eux. Pourtant extrêmement motivés pour rester assis, elle est tellement insistante qu'ils se retrouvent debout dans l’allée, un peu surpris eux-mêmes de la tournure des événements. Un temps de réaction plus tard et ils vont se plaindre fermement au chauffeur. Je ne sais pas trop comment, ils retrouvent des places, alors que pourtant le bus est plein.

Après quelques heures de route, alors que je dormais tranquillement comme d’habitude, le bus ralentit (le but était de tourner à gauche pour se garer à notre restaurant du déjeuner) mais se prend un choc par l’arrière. Pas très violent mais bruyant. Après inspection des dégâts, le constat est clair : une camionnette qui nous suivait de trop près a l’avant totalement enfoncé. Ok, on n’est pas près de repartir. Pratiquement tout le monde décide de descendre pour attendre dans le resto plutôt que dans un bus surchauffé. On se pose à l’ombre avec des boissons fraîches. Il y a du monde car un autre car, pour Luang Prabang, est également en pause. Au bout d’un bon moment où on réalise petit à petit que nos chances de repartir dans un délai raisonnable sont minces, on voit soudain des gens se précipiter sur la soute de notre bus et sortir leurs affaires. La rumeur se répand que l’autre bus n’est pas plein et qu’il serait possible de s’incruster, puisqu’il passe par Vientiane. Le temps de comprendre ce qu’il se passe et tout le monde commence à s’agiter. Nico et moi nous demandons quoi faire, si cela vaut le coup de faire l’effort car les places sont chères et les rapaces sont déjà sur le coup. Alors que déjà beaucoup de gens ont procédé au transfert, je décide d’aller jeter un œil, au cas où, histoire de ne pas avoir mauvais conscience de ne pas avoir tenté. « Nico, si je ne redescends pas du bus c’est que j’ai des places et tu récupères nos sacs. » Je monte, toutes les rangées sont occupées évidemment, même si certains sont assis seuls. Le temps de redescendre l’allée désabusée et un type demande à un de ces voyageurs seuls s’il peut bouger de place et je me retrouve avec deux places côte à côte, miracle. Bon ben, ça c’est fait. Nico me rejoint et on se pose bien contents. On voit par la fenêtre un couple de Français à qui on avait expliqué la situation en leur disant que ça ne valait pas la peine de tenter le coup… Ils n’ont pas l’air de très bonne humeur, on se fait tout petits dans nos sièges, et en même temps on ne leur cèderait pas non plus… On laisse les malheureux sur le bord de la route et on repart avec un sourire satisfait aux lèvres.

Nous arrivons à Vang Vieng en plein après-midi, sous un soleil de plomb. Russ et Jo nous conseillent une guesthouse où Ross a ses habitudes. Il est « tour-leader » / cuisinier, il accompagne donc les touristes lors de grands tours en Asie du Sud-Est et connait parfaitement ces zones.
On checke, effectivement ce n’est pas trop mal pour le prix donc on se pose. Il a également le bon goût d’être un peu à l’écart de l’agitation, ce qui est important ici. Le temps d’une petite douche et on part en repérages dans la ville. C’est stratégique car nous n’avons pas prévu d’y passer longtemps, juste cette fin de journée et la suivante.

Vang Vieng a une réputation contradictoire: c'est une région superbe en termes de paysages et de beauté naturelle, mais cela a attiré beaucoup de monde et cette population a ensuite évolué pour créer un lieu à l’image catastrophique pour ce qui est de sa fréquentation. Les endroits qui commencent à être touristiques au Laos ont tous peur de « devenir comme Vang Vieng », ce qui n’est pas très rassurant.
L’activité suprême du lieu c’est le « tubing », la descente de rivière sur une grosse chambre à air. J’ai testé pendant ma semaine au centre des éléphants en Thaïlande, cela peut se faire de façon très paisible. Mais ici, c’est une autre affaire : des bars sont alignés sur les berges et rattrapent au fur et à mesure les personnes glissant sur l’eau, l’idée étant donc de s’arrêter autant que possible pour boire un ou plusieurs verres à chaque étape et finir (si c’est encore physiquement possible) l’expédition en étant le plus détruit possible. Le tout sous des amplis à fond avec DJ combattant pour assourdir le voisin. Le parcours a également été enrichi de toboggans, de tyroliennes etc. Pas mal de drogues dispos dans la ville évidemment, donc mélange mortel. Plusieurs décès par an, accidents à gogo, jeunes touristes mal en point. La population locale est partagée entre le fait de bénéficier de cette manne d’argent abreuvant l’économie depuis quelques années et le dégoût que peut provoquer la vue de certaines scènes. Par exemple, dans un pays où l’on ne doit pas se découvrir et où l’on se baigne en sarong, les nanas en bikini dans la rue ou au resto, voire topless au bord de l’eau, c’est le choc culturel assuré. Enfin ce n’est même pas le problème, en France aussi il n’est pas très bien vu d’aller au restaurant ou de se balader dans les rues à moitié à poil. Bref, on aura l’occasion d’en reparler un peu mais tout cela fait qu’on n’était pas très chauds pour rester, tout en ayant envie d’aller jeter un œil au reste de ce que la ville a à offrir.

La première impression est mitigée. La ville regorge de petits bars et restos mais qui ont tous l’air d’avoir le même menu, typique touristes et pas super sexy. Puisqu’ils se ressemblent tous, on opte pour un de ceux ayant une belle vue sur le fleuve. Comme partout, il y a des tables basses et des coussins pour s’avachir. Avachi, c’est la position la plus fréquente du touriste de Vang Vieng. Au moins, pas de vacarme, il est encore trop tôt. La nourriture est limite mangeable mais bon, on a faim et la vue est sympa, avec les rizières et les montagnes au fond.



Une fois l’estomac rempli, on descend vers le fleuve, où des ponts légers en bois courent au-dessus de l’eau. Des gamins s’en servent pour plonger et s'amusent dans l'eau.








On traverse et on se retrouve immédiatement coupés de la relative urbanisation. Quelques bungalows de guesthouses excentrées, et très rapidement seulement les rizières asséchées et la verdure. En quelques minutes, on est dans un autre monde.





On se dirige vers une petite colline dont le drapeau planté au sommet nous intrigue. Le guide nous indique que la vue est jolie de là-haut mais qu’il faudra payer un droit d’entrée, pas de souci.



Arrivés au pied, on est un peu surpris. Plusieurs types, locaux et étrangers dreadeux, sont avachis (forcément) dans une espèce de clairière pas très clean. L’un d’eux fait l’effort suprême de se lever et de se diriger vers nous. Il a les yeux explosés et pue l’alcool. Il nous réclame les 10000 kips. Mouaaaaaais… Nous n’avons rien contre le fait de payer mais nous ne sommes pas certains d’avoir envie qu’il se paie une bière à notre santé. Bon, pas trop le choix. Sans être certains de donner à la bonne personne, on paie. On regrette d’autant plus pendant la grimpette car le service financé par notre contribution est limité : quelques échelles en bambou pas super solides pour les passages les plus escarpés et sinon c’est démerde-toi.
On arrive en-haut en nage, ruisselant de la tête aux pieds. Mais la vue vaut mille fois la peine.



Vue de Vang Vieng


Petit bonus, le décollage de montgolfières, dont l’une passe juste au-dessus de nos têtes, tellement près qu’on a l’impression de pouvoir la toucher. Une seconde passe. Les deux continuent leur course de l’autre côté de la colline.





On serait bien restés pour le coucher de soleil mais la descente n’est absolument pas éclairée et cela risquerait d’être la catastrophe de tenter dans le noir. Sage décision car pendant la descente on sent l’orage approcher. Une fois en bas, le vent se lève et ça sent la pluie. Alors qu’on se demandait où étaient passées les montgolfières, on croise deux hommes très pressés en train de courir le talkie-walkie à la main. Ils sont suivis par une camionnette avec plusieurs autres hommes, et de grandes bouteilles de gaz sous pression à l’arrière. On comprend que c’est l’équipe au sol des montgolfières et qu’il y a un souci. On se saura jamais si l’une d’entre elles a eu un problème grave ou si elles ont simplement dû de poser à un endroit imprévu pour ne pas se retrouver dans l’orage mais en tous cas ça ne donne pas envie d’être un de leurs passagers.

Une fois en ville, je décide d’aller me renseigner à une agence pour faire une sortie d’escalade demain, pendant que Nico rentre à la guesthouse. L’orage éclate alors que je marche et en quelques secondes c’est le déluge. Je suis trempée en quelques mètres. Je me réfugie sous l’auvent d’un restaurant et j’observe la nature déchaînée et les humains galérer. Les camionnettes déchargent des flots d’amateurs de tubing rentrant dégoulinant de partout. Les scooters foncent  mais pas assez vite pour éviter à leurs conducteurs qui essaient de se protéger tant bien que mal de se transformer en éponges. Au bout que quelque temps, je me dis que de toute façon ça ne pourra pas être pire que mon état actuel donc je repars sous la pluie. Le responsable n’est pas encore là, je papote donc avec un couple franco-anglais qui me confirme que le spot est sympa et pour tous les niveaux. Une demi-heure, toujours personne, or nous avons bientôt rendez-vous avec Russ et Jo pour le dîner donc je dois y aller.
Retour aquatique mais ça se calme un tout petit peu. Les deux sont déjà en train de nous attendre sur le perron, je dois me dépêcher. Douche en quatrième vitesse et on descend les rejoindre.
On se décide pour un resto végétarien bien connu de Russ, qui s’avère effectivement très très bon.

Nico est crevé donc ne s’éternise pas mais les trois autres sommes motivés pour aller boire quelques verres. On passe donc la fin de soirée à papoter, avachis comme il se doit, avec finalement plus que quelques verres. Jo me raconte entre autres leur histoire, jolie puisqu’elle était une touriste de l’un de ses groupes et sont tombés amoureux pendant le voyage. Après trois ans de relation pendant lesquelles ils se sont vus certes plusieurs fois mais seulement quelques semaines chacune, elle a décidé de tout quitter pour aller s’installer avec lui en Australie. Mignon.

Mardi 12 avril – Vang Vieng

Alors que je suis scotchée au lit, le réveil sonne pour me rappeler que je dois me décider à aller tenter une session matinale d’escalade. Mon corps me dit « Non mais ça va pas, tu as le choix de rester dormir, profites-en », ma tête me dit « c’est un super spot d’Asie du Sud-Est, le cadre est superbe, impeccable pour tester l’escalade en outdoor, fonce ». Pour une fois, la tête prend le dessus et je m’arrache du lit.
A l’agence, le message laissé la veille au soir n’avait pas forcément été bien transmis et on doit appeler le guide pour le tirer également de son lit. Mais bon, nous ne sommes pas encore en saison haute et tout business est bon à prendre donc il arrive.
Je grimpe sur son scooter et c’est parti. On traverse la ville, on bifurque vers la campagne et assez rapidement on s’arrête dans la forêt. Il y a certes des rochers mais je ne vois pas trop où on va grimper.
Bien caché, le petit canyon était presque sous nos yeux. Il y a déjà un peu de monde, des indépendants ou des élèves d’autres écoles. L’endroit est agréable car il est à l’ombre alors que le soleil est déjà bien présent ailleurs. C'est la zone des voies les plus faciles, il y en a plusieurs autres dans le coin mais pour les plus expérimentés. Apparemment, elles sont situées dans des endroits vraiment chouettes, avis aux amateurs.


J’ai de la chance car je paie le prix d’une session de groupe alors que je suis seule donc je vais pouvoir en profiter au max pour grimper non-stop. En revanche, je ne bénéficie pas vraiment du fait d’avoir un prof à dispo car il a beau être très gentil il n’est pas très bavard donc il ne me conseille pas beaucoup sur les voies. Je passe deux bonnes heures à me faire plaisir, d’abord facile puis 5C et 6A, avec du dévers, donc je suis contente de moi, pour une première séance en extérieur et sur des roches humides de la pluie de la veille. Petite fierté de passer sur une voie où un type visiblement meilleur venait de coincer. Un autre prof que le mien m’aide en hurlant pour la lecture donc le public s’intéresse à mon cas, ce qui met la pression, mais ça passe donc contente.
Je reviens à la guesthouse toute gaie.

Pendant mon absence, Nico n’a pas perdu son temps. Il a loué un scooter pour aller faire une balade et une petite rando qui ne me motivait pas trop sous le soleil. Apparemment j’ai raté quelque chose car c’était très joli mais je suis tellement ravie de ma matinée que je n’ai aucun regret.



On se retrouve et on passe faire quelques courses pour un pique-nique avant de repartir. On en profite pour observer la vie de Vang Vieng, qui confirme la réputation. En journée, les gens se remettent de leur soirée de la veille et se préparent à leur séance de tubing de la fin de journée en squattant les restos/bars. On mange des pizzas en sirotant une bière, un « bucket » ou un « happy shake », c’est-à-dire un shake enrichi en herbe, le tout en regardant la télé. Car oui, une des caractéristiques étonnantes de nombreux établissements c’est que les clients sont assis côte à côte et sont tous tournés dans la même direction, celle de la TV. A l’écran, uniquement trois programmes : « Friends », « Family Guy » ou « Les Simpsons ». Où que l’on marche, c’est la même scène, avec les mêmes épisodes d’une des trois séries. C’est surréaliste.

Bref, on reprend la monture et on repart vers de nouveaux horizons. Comme pour notre balade à pied de la veille, on sort en une fraction de seconde de la ville et on se retrouve dans la campagne, celle qui a attiré les premiers touristes à Vang Vieng. On comprend pourquoi, avec ces falaises karstiques abruptes et tout ce vert, c’est magnifique.

Premier arrêt, le « Blue Lake », un spot de baignade apprécié. C’est justifié, la rivière qui passe ici est belle et l’eau très attirante. Un arbre bien placé permet de plonger et des balançoires sont suspendues à ses branches. On commence par se poser, enfin pardon, s’avachir, dans un des petits cabanons sur pilotis installés pour pique-niquer ou faire la sieste. Déjeuner léger et on pique une tête. Oui on sait, se baigner, surtout dans une eau bien fraîche, juste après avoir mangé, ce n’est pas raisonnable. Nico, chochotte de l’eau froide comme il est, craque vite, mais je reste une bonne heure à traîner, squattant une balançoire.





Si l’on veut finir notre tour, il faut malheureusement partir. On reprend notre boucle dans la campagne, qui est un vrai plaisir des yeux.



Vers la fin, on passe dans un village où les terrains de sport sont envahis. On s’arrête pour jeter un œil. Deux matchs en cours : d’abord du thuck thai ou takraw, une sorte de volley très répandu en Asie du Sud-Est qui se joue avec les pieds (et la tête, le torse et les genoux) ce qui n’empêche surtout pas de smasher, simplement cela demande de la souplesse. On observe un bon moment, fascinés par le talent de ces types.






Puis un match de foot, mais pas très clair car il n’y a absolument pas 22 joueurs sur le terrain et apparemment qui veut joue. Les hommes sont amusés de nous voir là et sont très sympas.



Je m’éclate à regarder un petit garçon tout crasseux, lâché par son père qui est parti jouer au foot en donnant à son fils la garde de ses tongs e, le faisant asseoir dessus. Celui-ci trouve ce baby-sitting de sandales fort peu intéressant et décide qu'il préfère s’amuser comme un fou, les fesses à l'air, à lancer une des tongs et lui courir après.Il est totalement mort de rire par cette activité, c'est un bonheur à regarder. Et se rouler dans les bouses n’a pas l’air de l’intimider.




On aurait eu envie de passer encore des heures ici à regarder tout ça, mais la nuit va tomber vite et le scooter a peut-être des phares mais la piste est vraiment en mauvais état donc on ne veut pas trop prendre de risques. Si on ne partait pas le lendemain matin, j’aurais bien demandé à squatter dans le village pour y passer la soirée. On a eu de la chance car c’est la semaine du nouvel an donc tous les laotiens tentent de revenir dans leur famille à cette période, c’est la raison pour laquelle il y a tant de monde et des activités collectives comme ces matchs.

Pour nous consoler, on admire le coucher de soleil sur le chemin.





De retour en ville, on se fait plaisir avec un resto indien, ça faisait longtemps, miam.

Les autres photos sont LA.

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