Vendredi 25 mars – Pai / Chiang Rai
Nous avons rendez-vous à une heure tout à fait indécente pour récupérer un minivan direction Chiang Rai. Une dizaine de touristes à la tête totalement chiffonnée se retrouve en pleine nuit dans la « rue principale » de Pai, soit un chemin en terre. La source de lumière la plus importante vient du 7 Eleven à côté, quelle classe.
Un changement de minivan à l’asiatique a lieu, c’est-à-dire sur un parking totalement improbable. Enfin pour nous il parait improbable puisque c’est devant une échoppe quelconque, à un niveau quelconque de la route qu’on suit depuis une éternité, mais pour eux ça doit avoir un sens évidemment. Et quand on dit « à l’asiatique », cela signifie qu’on ne sait pas comment, mais ça marche.
Ca marche moins pour Nico, car après ce changement nous complétons un minivan déjà occupé par des gens venant de Chiang Mai, et il se retrouve coincé entre une pile de sacs et un obèse qui prend 1,5 siège. La vision est à mourir de rire. NicoS et moi nous retrouvons côte à côte, on en profite pour évoquer les souvenirs et faire tourner les ragots.
Après ce trajet qui semble ne jamais en finir, on arrive à Chiang Rai et partons en quête d’une guesthouse. Une fois posés, on part à la découverte de la ville, qui se fait en à peu près 10 minutes. On en profite pour scanner les agences pour les excursions des jours suivants, puis un petit détour pour aller jeter un œil au Wat Phra Kaeo, un joli temple du "Buddha d'Emeraude", qui a accueilli un temps la statue du même nom que l'on peut désormais voir à Bangkok. J’apprécie particulièrement les clochettes accrochées tout le long du toit de certains bâtiments et qui s’agitent au gré du vent. Le son est vraiment apaisant, je pourrais rester là des heures.
Soirée tranquille : balade très courte au Night Market et dîner au centre du marché, sur une grande place couverte. On a même droit en bonus un défilé de travestis. Sans rire, sur la scène principale, dans une ambiance très officielle, se présentent les uns après les autres des travestis dans leurs plus belles robes…
Samedi 26 mars – Chiang Rai et environs
Note guide du jour, Kai, vient nous chercher à la guesthouse et doit nous faire faire aujourd’hui le tour classique des environs de Chiang Rai. Mais nous avons mis le veto lors de la réservation sur la visite d’un village de « longs cous », l’un de ces villages où les femmes portent des anneaux dorés autour du cou ce qui leur allonge de façon impressionnante, car ça sent le zoo et ce n’est pas trop notre truc, ainsi que sur la balade à dos d’éléphants, si vous avez lu mes posts sur l’Elephant Nature Park vous savez pourquoi. On a donc personnalisé un peu la journée.
On commence par le White Temple (de son vrai nom le Wat Rong Khun). Ça n’a rien d’un site archéologique, c’est tout simplement une lubie d’un artiste local, Chalermchai Kositpipat, qui a décidé, je ne préfère même pas imaginer sous l’effet de quel psychotrope, de construire neuf temples entièrement blancs reliés entre eux. Pour l’instant il n’y en a qu’un dont la construction a débuté en 1997. Le second est techniquement également construit puisque ce sont les toilettes, intégralement dorées. Mais le vrai second est en cours. Et déjà les touristes affluent.
Effectivement, il est joli vu dans son ensemble, et intéressant dans les détails car on découvre au fur et à mesure de petits éléments vraiment bizarres.
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur du bâtiment mais sinon j’aurais pu vous montrer la peinture murale qui l’orne, avec dans le désordre Superman, Ben Laden, Dark Vador, Zidane (version coup de boule), Neo, E.T., Rambo etc, censés symboliser le bien et le mal (je vous laisse déterminer qui va dans quel camp).
Il est interdit de prendre des photos à l’intérieur du bâtiment mais sinon j’aurais pu vous montrer la peinture murale qui l’orne, avec dans le désordre Superman, Ben Laden, Dark Vador, Zidane (version coup de boule), Neo, E.T., Rambo etc, censés symboliser le bien et le mal (je vous laisse déterminer qui va dans quel camp).
Après avoir visité les galeries (une pour les tableaux officiels, une pour les reproductions), on tombe nez à nez avec l’artiste. Photo souvenir.
Après le White Temple, la Black House. Idem, elle est née de l’imagination délirante d’un autre artiste, Thawan Duchanee. C’est un ensemble immense avec un bâtiment principal énorme et des dizaines de petites maisons dispersées dans un jardin. Elle est dite noire car le bois utilisé est très sombre mais elle n’est pas peinte il me semble. Pour conforter l’ambiance créée par cette couleur (le noir est-il une couleur, le débat est ouvert), toute la décoration est à base de peaux, d’os et de bois d’animaux. Tout est ouvert ou vitré donc on peut observer les intérieurs. Les petits pavillons sont pour certains des chambres servant aux invités du propriétaire et ressemblent à ce qu’on imagine d’un chef viking. C’est totalement dingue. Il parait qu’il organise d’énormes fêtes ici, j’imagine la décadence et les orgies…
Prochaine étape : la frontière birmane. C’est un arrêt technique, car Nico arrive en fin de visa (moi je suis rentrée en France entre temps donc mon visa est reparti pour un tour) or, incapables de nous séparer de NicoS et de JM dont nous sommes devenus émotionnellement dépendants, nous avons décidé de prolonger un peu notre séjour en Thaïlande. Enfin normalement ça devrait passer comme ça mais on préfère prendre nos précautions et ne pas jouer le jeu du passage de frontière avec un visa expirant le jour même. On se rend donc à Mae Sai qui a le charme typique des villes frontières, soit inexistant. Pendant que Nico traverse seul le no man’s land pour aller récupérer un coup de tampon (qui ne posera aucun souci, les types de l’immigration le voyant arriver demandant automatiquement : « vous repartez directement ? », ils ont l’habitude…), nous allons explorer les rues commerçantes. On se dit, ce qui n’est pas nouveau, que le concept de frontière est vraiment étrange quand on voit ce qui sépare les deux pays à cet endroit là, un canal dégueu, les maisons de part et d’autre étant éloignées de quelques mètres seulement. La plupart des frontières terrestres que nous avons passées étaient dans des zones non urbanisées, ce qui est tout aussi étrange car la ligne passe alors au milieu de nulle part.
Bref, nous faisons quelques emplettes et nous récupérons Nico.
A propos de Birmanie, une des destinations prisée des environs est le point de vue qui permet d’observer en un seul coup d’œil le fameux Triangle d’Or. Du haut de la colline, on aperçoit le Mekong à nos pieds, et un de ses affluents le Ruak à gauche, qui séparent à eux deux à cet endroit la Thaïlande où nous nous trouvons, la Birmanie en face à gauche et le Laos en face à droite. C'est le Triangle d'Or version touristique, c'est-à-dire la petite zone de confluence qui réunit les trois pays. La réputation du nom pour sa production d’opium est portée par une région beaucoup plus grande, qui va jusqu'au Vietnam. Cette culture est officiellement interdite mais il n’y a pas beaucoup d’efforts à faire pour constater que les familles d’agriculteurs n’y ont pas tout à fait renoncé.
Il est temps de déjeuner et Kai nous emmène dans le restaurant prévu. Malheureusement, une fois sur place, on constate qu’il est fermé. Explication : une partie du plafond s’est effondré lors du tremblement de terre de l’avant-veille. On se rabat donc chez une de ses copines qui nous reçoit fort sympathiquement. Elle parle assez bien anglais, ce qu’elle explique par le fait que sa fille fait des études de médecine aux Etats-Unis. Comment elle peut bien payer ça… Car on est dans un boui-boui de bord de route du fin fond de la Thaïlande quand même. La proximité avec le Triangle d’Or aurait-elle un rapport par hasard ?
Une fois repus, on remonte dans notre super jeep pour aller jeter un œil à un Buddha géant, déjà pas d’un intérêt phénoménal car récent, et qui a été déplacé de l’endroit plus reculé où il se trouvait à ce nouvel emplacement en bord de route, sur les rives du Mékong, car plus accessible pour les touristes…
Puis passage dans la ville de "je ne retrouve plus son nom" pour ses ruines. Pour nous qui avons déjà vu Ayutthaya et Sukhothai, et pour les deux autres qui s’y rendent dans quelques jours, ce n’est pas extraordinaire mais ne boudons pas notre plaisir. Et puis on nous indique dans le plus grand des sites que le sommet de la stupa immense qui s’y trouve s’est écroulé lors du tremblement de terre. Aie.
Pour se donner un coup de fouet en ce milieu d’après-midi qui ne demanderait qu’à être occupé par une sieste, on s’arrête chez une autre copine de Kai, cette fois pour ingurgiter de petits verres de gnôle maison. On avale en faisant la grimace, JM encore plus que nous car il commence à être malade et ça n’a pas l’air de lui rendre service. Pourtant nos grands-pères diraient que c’est justement ce qui lui ferait du bien, mais les grands-pères disent aussi des conneries.
On aurait pu continuer à boire longtemps car Kai n’arrive plus à redémarrer la voiture. Après un coup de fil pour demander des conseils, quelques efforts et un début d’inquiétude de notre part, c’est reparti et on rentre tranquillement en ville.
Nous retournons dîner sur la place du Night Market. Pas de travestis ce soir, mais une autre forme d’animation : un couple de Français qui dîne à une table proche semble être en plein explication. Nous n’entendons pas toute la conversation mais certains passages sortent de façon plus virulente que d’autres : « Non mais tu vas la fermer ta gueule ! » Le type pleure et la fille a une tête d’enterrement. Ouuuh.
Pas motivés pour rentrer, et pour une fois que nous avons des compagnons de sortie, nous choisissons un des multiples bars de la rue de notre guesthouse. Enfin, le choix est vite fait car pratiquement tous les autres sont des « bars à billard ». On n’a rien contre les entraîneuses (ou entraîneurs, ça demanderait vérification au cas par cas) et elles n’ont visiblement et bizarrement rien contre un trio comportant une fille, mais non merci. On se retrouve donc dans le bar de djeunz cool de Chiang Rai. On pense que 100% des dreadeux de la ville doivent se retrouver là. Bob serait aux anges, ça doit être la plus grosse proportion de mecs (et filles) à dreads hors de la Jamaïque. L’ambiance est sympa et les serveurs/barmen vont bien dans le décor, avec leurs yeux rouges et leurs oublis multiples du détail de notre commande. On lutte pour obtenir les boissons demandées…
Mais l’ambiance est sympa et les types qui jouent en live ne sont pas mauvais. Je n’ai pas dit bons, j’ai dit pas mauvais. Vraiment pas désagréables. Le temps de se mettre dans le mood et de commencer à apprécier, et là c’est le drame. Un jeune guitariste se joint au groupe déjà nombreux. Apparemment, qui veut se joint à la partie. Le problème c’est que ce jeune homme, certainement très bien, devrait passer les 10 prochaines années à travailler dans sa chambre plutôt que d’imposer son talent à un public, certes imbibé et enfumé, mais qui a quand même des oreilles. C’est ignoble. Ca arrache le cœur. Le pauvre. En revanche respect à ses partenaires qui ne lui disent rien et le laissent tranquillement saccager leur bœuf… En tous cas ça nous fait rire et on passe une fin de soirée agréable.
Dimanche 27 mars – Chiang Rai et ses environs
On retrouve Kai pour une nouvelle journée de visites, mais version nature cette fois. Se joint à nous Cassie, une Américaine bien sympa. On se trouvera vite des sujets de conversation car elle fait également un tour du monde et son copain est rentré plus tôt que prévu pour cause de coup de blues, ça me rappelle des souvenirs. Nous sommes les petites privilégiées, installées à l’intérieur, pendant que les trois mecs sont à l’arrière du pick-up. Ils auraient pu se serrer à l’intérieur mais ça leur fait plaisir de jouer aux gros durs.
Le tour commence avec une heure de bateau sur le Mekong, pour goûter à la vie fluviale. Une balade en bateau est toujours agréable, même si dans ce cas précis il ne fait pas très beau et plutôt frisquet.
On débarque au pied d’un centre de trekking à dos d’éléphants, où nous retrouvons Kai. Pas pour nous, en revanche c’est l’occasion pour les trois hommes d’en approcher. On achète de petits régimes de bananes et ils s’essaient à nourrir un ou deux spécimens. C’est un véritable sketch de voir leurs têtes. A ce moment précis, la virilité en prend un coup car ils n’en mènent pas large. Évidemment j’étais aussi impressionnée au début de ma semaine à l’ENP mais c’est beaucoup plus drôle de se moquer des autres.
On reprend ensuite notre jeep direction les montagnes. On atteint sur les hauteurs un village de la tribu Lisu. Des enfants qui jouent entendent la voiture arriver et se précipitent à notre rencontre. C’est la meilleure façon d’arriver quelque part, avec de grands sourires de gamins.
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| Une antenne à plumes, original |
Nous avons apporté des provisions pour préparer notre déjeuner, que nous confions à Kai et un couple du village. Cassie et moi donnons un coup de main (pur réflexe de filles, les mecs se sont depuis longtemps enfuis dans le village), pour le principe et puis c’est rigolo de voir l’intérieur d’une cuisine locale. En l’occurrence c’est bien simple, cuisine sur des bouts de bois par terre, et cuisine au feu de bois.
Pendant que le repas termine d’être préparé, on se pose sur une terrasse installée avec une magnifique vue sur la vallée, on est pas mal du tout. Le repas sera vraiment bon en plus, et très copieux.
Pour aider à la digestion, le père allume une cigarette mais commence à la fumer à la locale c’est-à-dire à l’aide d’une sorte de bong en bambou. JM, un peu pour se la péter, un peu convaincu que ça ferait du bien à ses microbes, tente. Avec peu de succès. Apparemment il faut des poumons de type vivant dans les montagnes pour utiliser l’instrument correctement.
JM finit de s’humilier (désolée JM c’est ta fête mais en même temps je n’invente rien) en tentant de faire ami-ami avec les enfants, ce qui est sympa, en leur proposant un cadeau, ce qui part d’un bon sentiment, mais la seule chose qu’il a sous la main c’est la cape imperméable achetée le matin au cas où, et ça les enfants n’en ont strictement rien à carrer et s’enfuient. Echec.
En redescendant, nous passons devant les plantations de thé qui occupent une bonne partie des pentes environnantes.
Nous laissons ensuite la voiture et continuons à pied sur un petit sentier qui grimpe vers une série de cascades. Les autres ne sont pas motivés mais je tente la baignade dans l’une d’entre elle. Il ne fait pas chaud mais j’aime.
Puis on rejoint un autre village, de la tribu Akha cette fois. On constate ce que nous dit Kai, il y a déjà plus d’argent.
En passant près d’une plateforme en bambou semblable à celle de notre déjeuner, on aperçoit du coin de l’œil deux touristes en train de boire une bière. Le temps que l’information monte au cerveau et j’ai déjà avancé de plusieurs pas mais je réalise soudain que la fille est Caroline, l’autre Française qui a passé la semaine avec moi à l’Elephant Nature Park. Alors ça c’est marrant. On se donne quelques news des derniers jours mais nous ne pouvons pas trop traîner donc on repart.
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| Les papys du village |
En passant près d’une plateforme en bambou semblable à celle de notre déjeuner, on aperçoit du coin de l’œil deux touristes en train de boire une bière. Le temps que l’information monte au cerveau et j’ai déjà avancé de plusieurs pas mais je réalise soudain que la fille est Caroline, l’autre Française qui a passé la semaine avec moi à l’Elephant Nature Park. Alors ça c’est marrant. On se donne quelques news des derniers jours mais nous ne pouvons pas trop traîner donc on repart.
A la sortie du village, nous faisons un stop aux sources d’eau chaude. Le lieu n’a aucun charme mais on ne dit jamais non à une petite baignade et nous allons nous tremper tous les cinq, sous le regard curieux des familles locales. Lorsque Cassie nous rejoint, les deux Nico et moi (JM n’est en état de rien) faisons la même tête : surprise totale. Alors qu’elle a une tête et un look vraiment classiques, ses deux bras sont couverts de tatouages colorés, aux motifs traditionnels japonais. Après discussion avec elle, elle a l’intention de continuer, de faire le reste des bras et tout le dos, voire plus.
Je repère une petite fille qui reste à jouer sur le rebord du bassin sans oser entrer dans la partie principale, mais qui regarde avec envie les autres petites filles qui y jouent. Son père la surveille de l’extérieur mais il ne doit pas savoir nager car est tout habillé. Avec sa permission, je convainc la petite fille de venir avec moi et on passe un bon moment à visiter le bassin, d’abord agrippée à moi puis de plus en plus en confiance. Pourtant elle a pied partout mais elle a vraiment peur. Finalement, il est temps d’y aller et je la quitte à regret. Elle n’est pas encore très sereine mais elle rejoint quand même les autres. Trop mignonne.
Sur le chemin du retour, JM meurt à petit feu et une fois arrivés il est vraiment mal en point, fiévreux et pâle. Comme nous sommes des amis attentionnés et parfaits, nous le laissons comme un misérable tout seul dans sa chambre et on part dîner. On ne va pas se laisser pourrir l’ambiance par un type malade non, c’est qui ce mec pour nous gâcher une bonne journée ! Il est hors de question de se laisser emmerder par des gens incapables d’avoir la décence d’être en forme pendant qu’ils sont en vacances avec leurs amis.
Non, sérieusement, on n’est pas des sauvages, on est allés lui acheter des Kit Kat à l’épicerie d’en face avant de partir pour qu’il ait quelque chose à dîner. Personne n’aurait fait mieux.
Toujours dans la lignée « on est des gens polis et sympas », lorsque la question de savoir où nous allions dîner a été soulevée, Nico et moi annonçons d’une même voix : « Ah mais on ne t’avait pas dit ? C’est pizza ce soir. T’es pas content ? Ben c’est pareil, c’est toujours pizza ». A l’unanimité, nous allons donc chez Pizza Company, une chaîne qu’on trouve un peu partout en Asie du Sud-Est. On prend peur en regardant le menu et soudain Nico et moi n’assumons plus trop notre choix. Pourtant, une fois les pizzas servies, elles s’avèreront pas mal du tout. Ouf.
On continue avec une deuxième session au bar de jeunes. Bon, à quatre plutôt qu’à trois ça aurait été infiniment plus festif, mais que voulez-vous, on n’est pas aidés.
Cela conclut notre semaine passée avec ces deux compagnons de voyage imprévus mais fort courtois. Qui les connait sait qu’ils sont increvables en matière de discussions et de blagues vraiment débiles mais vraiment drôles, donc aucun doute sur le fait que j’ai passé la semaine à rigoler à leurs conneries. Merciiiiiiiiiiiiiiii !
Et cela conclut également notre séjour en Thaïlande, de près d'un mois pour Nico. Demain, direction le Laos, un pays très attendu pour tous les deux.
Les autres photos sont LA.
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