mardi 26 avril 2011

Kaikoura

Dimanche 6 février – Auckland / Christchurch / Kaikoura

Lever à 4h30 qui fait mal aux cheveux et  taxi à 5h pour l’aéroport.
Nous prenons un vol pour Christchurch, principale ville de l’île du Sud. La Nouvelle-Zélande est composée de deux grandes îles, appelées, de manière très pragmatique et officielle, « Ile du Nord » et « Ile du Sud », ce n’est même pas de la flemme de notre part. Ils sont forts ces Kiwis. Au Nord, les 3/4 des 4,5 millions d'habitants (on vous laisse faire le calcul, ça fera marcher vos neurones pour changer) et 3 des 12 plus grandes villes, l’industrie et le pouvoir économique. Au Sud, un territoire bien plus grand mais la plupart des 40 millions de moutons, et une réputation de sauvages de ses habitants, enfin d’après les critères de ceux du Nord. On a décidé d’aller vérifier nous-mêmes.

A Christchurch, nous devons récupérer, Clément, mon p’tit frère, surnommé « gamin », à sa descente d’avion en provenance de France. Ce qui ne veut pas dire provenance directe : Lyon – Londres – Los Angeles – Auckland – Christchurch. Je sens qu’il va être frais.
Récupération du gamin, mais évidemment, pour ne pas déroger à la règle des « boulets » qui nous rejoignent, son sac est resté à Londres. Ça va, c’est seulement à 24h de vol et comme nous devions quitter Christchurch immédiatement, ça va encore être simple. C’est pas possible, y’en a pas un pour rattraper l’autre. Je vous préviens, les prochains qui nous rejoignent vous avez intérêt à être efficaces !
Après les quelques tracasseries administratives du bagage, nous récupérons notre voiture de location, une Toyota Camry, je dis ça je n’y connais absolument rien en bagnole, mais disons que c’est une bonne voiture familiale. On a vu un peu grand mais on s’est dit qu’avec la route qui nous attend, autant se sentir bien dans la voiture.

Nous prenons la route, sur la voie de gauche, plein nord en direction de Kaikoura sur la côte Est de l’île.Le but: retrouver pour la enième fois du voyage (et ouais on est des petits cons pourris gâtés) nos amis les:

©David

Pause-déjeuner dans un merveilleux petit restaurant en bord de route. Vous voyez les stations Total dans les airs d’autoroutes françaises, et bien l’inverse. Mignon, calme, personnel sympathique  avec une nourriture saine, pour résumé, un endroit parfait avec bien entendu un soleil radieux. Nos deux immigrés français ont l’air plutôt heureux de ce petit intermède estival en plein mois de février.



©David


©David

Arrivée à Kaikoura en fin d’après-midi et installation au camping. Ah oui, j’avais oublié, le problème des pays développés c’est que la vie coûte cher, donc on radine sur le logement plutôt que sur les excursions et on se retrouve à camper 3 semaines, cooool. On installe nos deux tentes achetées à Auckland, bonne affaire puisqu’on est tombés en pleines soldes, à l’ombre des arbres, au bord de la rivière.

©David

L’objectif maintenant c’est de trouver une excursion pour nager avec des dauphins. C’est calé pour après-demain car tout était complet pour le lendemain, ce qui nous laissera le temps d’aller se baigner dans les hotpools (les sources d’eau chaude, vous parlez pas anglais ou quoi) de Hanmer Springs demain et de surcroît d’attendre des nouvelles du sac du gamin.
Après le travail, c’est détente avec une petite baignade dans la mer de Tasman. Je dis bien petite car dans de l’eau à 20° on ne reste pas longtemps.





Clément est tout foufou au camping, ya des animaux donc il est content.

©David

©David

On se prépare un dîner tranquille au camping et au lit à 21h, avec nous les vacances c’est de la folie hystérique.

Lundi 7 février – Kaikoura

Durant la nuit, nous entendons des gouttes tomber sur la tente de façon assez rapide, alors qu’il nous semblait qu’il faisait beau au moment de se glisser dans nos appartements. Le lendemain matin, nous comprenons de manière visuellement agressive qu’il ne s’agissait pas de pluie mais de magnifiques et très nombreuses fientes d’oiseaux venues moucheter l’intégralité de nos toiles de tente et le sol autour Aaah, le camping, quel bonheur.
Pour parfaire le tout, il se met également à pleuvoir, de l’eau cette fois-ci, et pas qu’un peu. On nous dit que justement c’est une journée parfaite pour aller à Hanmer Springs et pour se reposer dans les bains chauds.

Déluge de pluie sur le trajet et à l’arrivée à Hanmer Springs, on se pose donc dans un café pour attendre l’évolution du temps. Après quelques informations prises auprès de notre aimable serveuse (oui, on n’est pas en France, les serveurs sont aimables à l’étranger), elle nous confirme qu’on devrait y aller et nous décidons de braver la pluie.

Arbres surdimensionnés
Et là quel pur bonheur que de se retrouver dans des eaux à la température comprise entre 30 et 42° pendant qu’il fait 15° à l’extérieur. Je ne vous cache pas que le passage d’un bassin à l’autre est un peu plus corsé mais le plongeon direct dans le bain n’en est que meilleur et cela pendant 3 heures consécutives qui nous feront entrer dans un état de moulisation avancée.

Retour à Kaikoura, avec une petite surprise qui permet de bien terminer cette journée pourtant bien commencée, et surtout mettre en appétit pour le dîner : alors que la pluie battante avait dans un premier temps rincé quelque peu nos tentes, elle lave également les feuilles des arbres sous lesquels elles sont installées, et il pleut donc littéralement de la merde. Sur les tentes mais aussi sur nos têtes qui s’affairent autour, puisque c’est quand même là qu’on loge. Pourtant on s’était bien dit qu’on arrêtait le camping, toujours s’en tenir à ses décisions, si on les prend à un moment c’est pas pour rien.

Pour nous remonter le moral, on part savourer un excellent « fish and chips ». Clément goûte au « chowder » qu’on avait découvert à San Francisco (oui on se la pète). C’est une soupe épaisse de fruits de mer à la crème, servie de temps en temps dans un bol constitué d’un pain creusé, ce qui permet ensuite de déguster le pain imbibé de la savoureuse crème. Ça me fait penser que Viviane devait m’en cuisiner depuis ce voyage aux Etats-Unis et qu’elle ne l’a jamais fait, on ne peut vraiment pas compter sur elle.

Mardi 8 février – Kaikoura / Motueka


Lever 4h30 pour être au rendez-vous de 5h20 pour la nage avec les dauphins. C’est marrant de voir les gens sortir du noir pour se rassembler autour de l’une des rares sources de lumière du coin. On nous distribue à chacun une combinaison bien épaisse dont une cagoule et une veste, des palmes, un masque et un tuba. Tout le monde s’équipe et c’est en pingouins pas très coordonnés qu’on se rassemble dans la salle de briefing. On nous montre un documentaire puis on nous explique le déroulement de la sortie.

Départ en bateau avec un magnifique lever de soleil et on aperçoit les premiers dauphins.
Une fois à proximité, les fauves (nous les humanoïdes), nous sommes lâchés avec pour objectif de garder le contact le plus longtemps possible avec les dauphins. Pour cela, nous sommes rassemblés à l’arrière du bateau et lorsque le signal est donné nous devons nous glisser dans l’eau le plus rapidement possible. Ensuite il s’agit d’attirer et d’intéresser les dauphins. Il faut donc faire un maximum de bruit dans le tuba avec des sortes de petits cris, faire des tours sur nous-mêmes pendant que les dauphins nous tournent autour, le clou du spectacle étant de plonger sous l’eau le plus profondément possible, ce qui avec nos combinaisons n’est vraiment pas évidant. Le but est de faire le plus dauphin possible, alors ils auront envie de jouer avec nous. Encore faut-il réussir à gérer tout cela et donc à ne pas oublier que lorsque l’on plonge sous l’eau, il ne faut pas avaler l’eau de mer, ce que Clément n’a a priori pas réussi à faire. Si l’on lui ajoute un décalage horaire de 12 heures, une micro-nuit, une absence de petit-dèj et une mer agitée, ça nous donne un Clément assis sur le pont avec une tête dans un seau à vomi durant le trajet du retour.
En tous cas, nos 5 sessions ont été énormes. On pensait qu’il y aurait 4 ou 5 dauphins en tout qui tourneraient vaguement près du groupe mais pas du tout. Nous étions une vingtaine dans le bateau et chacun de nous a nagé seul avec ses 4 ou 5 dauphins, et ce à chacune des sessions. En s’éparpillant un peu, chacun réussit à attirer un ou deux dauphins à la fois, et selon son talent en cris ridicules et en toupie (les touristes restés sur le bateau étaient morts de rire car apparemment écouter vingt débiles faire de petits cris en tournant sur eux-mêmes c’est un vrai spectacle), on peut jouer avec lui une bonne minute. Il tourne dans le même sens, puis il change soudainement de sens pour nous inciter à faire la même chose, plonge, nous suit, c’est vraiment marrant. Et on nous avait dit qu’il fallait établir un « contact visuel », ce qui nous avait laissé perplexe, mais en réalité ils nous regardent bien dans les yeux et si on arrive à maintenir le regard c’est vrai qu’ils restent plus longtemps.










©David

Au bilan, matinée exceptionnelle mais éreintante avec ces multiples sorties en mer, à nager à la poursuite d‘êtres un soupçon plus à l’aise que nous dans l’eau et extrêmement joueurs, qui nous ont offert un final éclatant avec des sauts et saltos dans tous les sens. Mais j’avoue bien humblement que s’il avait fallu y retourner une 5ème fois, je crois que je faisais une Clément.

Une fois remis, nous prenons la route. Premier arrêt juste à la sortie de Kaikoura pour un joli point de vue sur la baie, avec un drôle de nuage allongé à perte de vue, et une nouvelle visite à des lions de mer.



©David









Vu l'heure à laquelle on s'est levés ce matin, on n'a qu'une envie, faire comme eux:


Les autres photos sont LA.

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