mardi 5 avril 2011

Rapa Nui / Ile de Pâques - 2/3

Lundi 17 janvier – Rapa Nui

Cette fois c’est le grand départ, on loue des scooters pour aller explorer le reste de l’île. On est un peu mauvais en la matière donc on doit nous expliquer comment le conduire mais ça va.

Une longue route bitumée traverse l’ile sur une médiane qui part d’Hanga Roa. Une autre section goudronnée longe une partie de la côte sud. A part ça, les quelques autres routes sont des pistes, dont certaines en si mauvais état qu’on ne peut les emprunter qu’à pied.
Arrêts  fréquents : Ahu Hanga Poukura, Ahu Hanga Tee, Ahu Hanga Tet Tenga... Il y a presque un millier de Moais et autres sculptures sur l’île, dispersés en des dizaines voire des centaines de lieux, certains totalement abandonnés. La plupart des statues sont couchées, face contre terre, pas encore restaurées. Les raisons pour lesquelles elles ont été renversées est encore peu claire. Il y a plusieurs hypothèses, impliquant soit des ennemis, soit un changement brutal de « religion », soit un mécontentement envers les dieux alors que des catastrophes naturelles survenaient etc.




On se retrouve en début d’après-midi à Rano Raraku, un des sites les plus importants. C’est une carrière de Moais. Il y en a des dizaines, soit finis et dressés, soit ratés ou cassés et abandonnés, soit en cours de construction à flanc de colline. On est quasiment seuls et on peut flâner tranquillement. On surkiffe comme on dirait si on était de vrais jeunes.














Presque en face, en bord de mer, l’Ahu Tongariki, les 15 Moais fièrement plantés sur leur plateforme, grâce à l’intervention d’une fondation japonaise à la fin des années 90. Pas grand-chose à dire non plus, c’est la classe, c’est beau, c’est impressionnant. Il parait qu’il faut venir au lever de soleil, on se promet de le faire.






On pousse jusqu’à Anakena, sa plage de sable blanc et ses palmiers, banal, mais aussi des Moais qui surveillent tout ça, moins banal. Baignade dans l’Océan Pacifique sur l’Ile de Pâques, ça, c’est fait. Pas de photos pour cette visite là, il y en aura demain.

On traine jusqu’en fin d’après-midi, la plage s’est déjà bien vidée. De retour sur le parking, on convient que je vais conduire pour le retour. Je décide de tester le scooter toute seule. Je démarre, je mets les gaz mais un peu trop fort. Pas de mal, mais une fois arrêtée quelques mètres plus loin j’ai du mal à le maintenir et il tombe sur le côté. Bon… on recommence, plus doucement. Cette fois c’est bon et je pars vers l’autre parking, hors de vue de Nico. Demi-tour, je cale. Problème, le moteur redémarre mais au moment d’accélérer, rien du tout. J’essaie plusieurs fois mais j’ai peur de noyer le moteur. Je passe un bon quart d’heure à essayer de repartir. Nico arrive furieux en me demandant ce que je fous. Je lui explique, il me traite de "grosse gourdasse" (ça c'est sa version car il veut jouer aux modérés, moi je dirais plus "de tous les noms") et essaie de repartir, idem. C’est malin, on est strictement à l’opposé du village. Il y a encore quelques voitures sur le parking, on pourra certainement rentrer, mais comment on va gérer ce maudit scooter… On demande aux échoppes autour, personne qui touche un peu en mécanique. Un Chilien très gentil se propose, mais j’ai l’impression qu’il parle beaucoup sans trop savoir. En revanche on pourra rentrer avec lui si on veut, sympa. Un pêcheur du coin regarde aussi, il comprend à peu près ce qui se passe mais ne sait pas comment réparer. Ça doit faire une heure qu’on traîne, il va falloir qu’on se décide. Alors qu’on s’apprêtait à rentrer sans la bête, approche sur son destrier un Polynésien  de films, grand, costaud, chevelu, bogosse, avec sa copine à l’arrière de la moto. On l’arrête. Il demande quelques précisions, il tend la main pour démarrer, constate le problème, et sans rien toucher d’autre regarde attentivement le tout, se penche, réfléchit, parle un peu, regarde à nouveau. Je vous jure : au bout de quelques minutes, sans avoir touché autre chose, il s’installe et redémarre sans problème… Ok, c’est ce qui nous manquait, une petite dose de magie Rapa Nui, il suffisait d’y penser. En plus le jeune homme était venu pour regarder le coucher de soleil avec sa copine, romantique avec tout ça. Ou alors il cherchait simplement un lieu tranquille pour… allez soyons polis, faire des bêtises. En tous cas je suis amoureuse.

Bref, on repart, Nico au guidon, refusant de me laisser l’engin, sans avoir coupé le moteur entre temps de peur que la magie s’évanouisse et on traverse l’île en priant pour qu’on ne cale pas.
Ça va, on est rentrés à la maison.

Le temps de nous remettre de nos émotions et on sort dîner « Au bout du monde », un restaurant tenu par une jeune Belge qui habite ici depuis douze ans. On adore hein, mais douze ans, pfiu, c’est long. Même sa sœur, qui fait le service, et qui est là depuis trois ans, s’apprête à repartir. Super expérience, mais très petit c’est trop petit.
On se régale de chez régale avec des plats assez élaborés, présentation élégante, à base de poissons, de currys légers et de légumes frais, le tout avec un coucher de soleil encore une fois à pleurer.


Nous sommes au balcon mais plus à l’intérieur a lieu un spectacle de danse traditionnelle. Bizarrement, on aurait pu payer la formule dîner + spectacle mais installés à quelques tables seulement pour dîner, on peut en profiter tranquillement et gratuitement. Très bien. Nico est dos à la scène donc il passe une partie du repas à m’observer regarder par-dessus son épaule et acquiescer vaguement à ses monologues. Disons que j’étais un peu distraite. Un des danseurs me dit quelque chose… Après réflexion, c’est un ranger croisé dans l’après-midi à Rano Raraku, la carrière de Moais. J’étais déjà impressionnée quand il était habillé, assez même pour l’avoir pris en photo en fourbe. Donc là à moitié nu… Hum.
Mesdemoiselles, bienvenue en Polynésie. Et encore, les photos ne sont pas à la hauteur du live… Bibi, spéciale dédicace. Ca va, c'est assez dénudé et tatoué pour toi?



Les autres photos sont LA.

2 commentaires:

  1. Eh ben voilà, je savais que je pouvais compter sur toi ma Vivi!! ;-)
    Aaaaaaaaah... bon aller Bibi au boulot...... aaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh...
    Biz biz de Bibi qui a les yeux qui brillent

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  2. C drôle je reconnais les endroits mais les couleurs sont totalement différentes!

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