Samedi 15 janvier – Santiago / Rapa Nui - Isla de Pascua – Ile de Pâques
Nous quittons le continent sud-américain après y avoir passé plus de quatre mois. Nous avons vraiment hâte de découvrir la Polynésie, mais c’est quand même une page de notre voyage qui se ferme. Avant le départ, toutes nos préoccupations étaient tournées vers ce pan du voyage, le premier, et nous avions du mal à nous projeter après. Cette fois ça y est, on passe à autre chose. Pas de regrets, c’était top mais ce n’est pas comme si la suite était désagréable si ce qui nous attend ressemble à ça...
Nous quittons le continent sud-américain après y avoir passé plus de quatre mois. Nous avons vraiment hâte de découvrir la Polynésie, mais c’est quand même une page de notre voyage qui se ferme. Avant le départ, toutes nos préoccupations étaient tournées vers ce pan du voyage, le premier, et nous avions du mal à nous projeter après. Cette fois ça y est, on passe à autre chose. Pas de regrets, c’était top mais ce n’est pas comme si la suite était désagréable si ce qui nous attend ressemble à ça...
4000km au-dessus de l’océan Pacifique et uniquement de l’océan, 5 heures de vol, 2 heures de décalage horaire et enfin on aperçoit un rocher au milieu de nulle part. Difficile de vous expliquer la sensation, mais déjà voilà deux photos de ce que à quoi cela ressemble. Un îlot totalement perdu sur le bleu.
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| Le cratère du Rano Kau |
Pour moi l’Ile de Pâques c’est un rêve, je n’aurais jamais imaginé avoir un jour l’occasion d’y aller et je ne savais pas du tout à quoi m’attendre, à part le fait que ce serait forcément bien suite aux échos entendus ici et là. Première impression donc : effectivement, c’est vraiment un caillou paumé.
La piste de l’aéroport traverse tout ce bras de l’île, c’est vous dire la taille. On apprendra ensuite que cet aéroport a été construit par les Etats-Unis à des fins techniques puisque l’île était une base militaire. Il est aujourd’hui utilisé commercialement, et les vols quotidiens (ce qui est quand même dingue quand on y pense) ont contribué à développer de manière incroyable le tourisme sur l’île. Il y a encore vingt ans, c’était un lieu inaccessible qui se méritait. Aujourd’hui il suffit d’y mettre le prix.
Lignes régulières et afflux de touristes ne signifient pas aéroport immense et ultramoderne, ce n’est guère plus qu’une grande maison au toit en bois, j’adore.
La piste de l’aéroport traverse tout ce bras de l’île, c’est vous dire la taille. On apprendra ensuite que cet aéroport a été construit par les Etats-Unis à des fins techniques puisque l’île était une base militaire. Il est aujourd’hui utilisé commercialement, et les vols quotidiens (ce qui est quand même dingue quand on y pense) ont contribué à développer de manière incroyable le tourisme sur l’île. Il y a encore vingt ans, c’était un lieu inaccessible qui se méritait. Aujourd’hui il suffit d’y mettre le prix.
Lignes régulières et afflux de touristes ne signifient pas aéroport immense et ultramoderne, ce n’est guère plus qu’une grande maison au toit en bois, j’adore.
Les bagages sont déchargés à l’ancienne et le tapis roulant ne sert pas à grand-chose étant donné sa longueur. Pendant que Nico gère ça, je commence à m’intéresser aux comptoirs des pensions et auberges qui squattent la salle à l’affût des touristes n’ayant pas encore de réservation. On fait jouer un peu la concurrence mais on décide de ne pas se décider et d’aller faire un tour dans le village pour nous faire une idée plus précise.
On sort donc de l’aéroport les sacs sur le dos, ce qui suscite l’étonnement. Tout le monde a un pick-up ou a payé un transfert. Pourtant le plan du guide est clair, il y a moins d’un kilomètre à marcher. On se fait alpaguer plusieurs fois sur le chemin pour se faire conduire moyennant des sommes franchement honteuses. On continue à pied, on a bien fait, ce n’est vraiment pas loin.
On va jeter un œil à une des pensions repérées, Vaianny, la femme me reconnait, elle nous montre sa seule chambre libre. Mouaif, pas grande, toute petite fenêtre, collée au salon, non, en tous cas pas pour les 35000 pesos soit près de 60 euros. On repart. Elle nous rattrape dans la rue, en fait elle aurait une autre chambre mais pas pour tout le séjour, il faudra changer au milieu. Pas de souci, elle est grande, claire, jolie. Un peu plus chère mais là ça vaut presque le coup. De toute façon tout est cher sur l’île, il va falloir d’y faire, c’est le prix du rêve.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, ça y est, difficile de réaliser mais on y est, on est installés sur l’Ile de Pâques !
On se refait beaux, il n’y a pas trop de boulot mais même les bombasses ont besoin d’un petit effort, et on part à la découverte des environs.
En atteignant le front de mer, on tombe sur le terrain de foot et un match engagé, allez savoir qui contre qui mais il y a des arbitres, des maillots etc. Peu importe en soi mais avec en fond notre premier Moai, c’est top. Et puis l’arbitre de touche est un vrai Polynésien comme on les imagine.
On sort donc de l’aéroport les sacs sur le dos, ce qui suscite l’étonnement. Tout le monde a un pick-up ou a payé un transfert. Pourtant le plan du guide est clair, il y a moins d’un kilomètre à marcher. On se fait alpaguer plusieurs fois sur le chemin pour se faire conduire moyennant des sommes franchement honteuses. On continue à pied, on a bien fait, ce n’est vraiment pas loin.
On va jeter un œil à une des pensions repérées, Vaianny, la femme me reconnait, elle nous montre sa seule chambre libre. Mouaif, pas grande, toute petite fenêtre, collée au salon, non, en tous cas pas pour les 35000 pesos soit près de 60 euros. On repart. Elle nous rattrape dans la rue, en fait elle aurait une autre chambre mais pas pour tout le séjour, il faudra changer au milieu. Pas de souci, elle est grande, claire, jolie. Un peu plus chère mais là ça vaut presque le coup. De toute façon tout est cher sur l’île, il va falloir d’y faire, c’est le prix du rêve.
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaah, ça y est, difficile de réaliser mais on y est, on est installés sur l’Ile de Pâques !
On se refait beaux, il n’y a pas trop de boulot mais même les bombasses ont besoin d’un petit effort, et on part à la découverte des environs.
En atteignant le front de mer, on tombe sur le terrain de foot et un match engagé, allez savoir qui contre qui mais il y a des arbitres, des maillots etc. Peu importe en soi mais avec en fond notre premier Moai, c’est top. Et puis l’arbitre de touche est un vrai Polynésien comme on les imagine.
Allez, comme d’habitude, un peu de contexte, et cette fois ce sera encore plus long que d'habitude, accrochez vous.
En chilien, c’est l’Isla de Pascua. D’habitude je préfère les noms locaux, mais là bizarrement il ne sonne pas très bien… Appelons-la donc par son nom polynésien : Rapa Nui.
L’île a une forme de triangle de 24km par 16km par 17 km, c’est dire la taille de la bête. Elle détient plusieurs records, dont celui de l’île habitée la plus éloignée d’un continent (3700km des côtes chiliennes) et d’une autre île habitée (4000km de Tahiti il me semble), c’est dire l’éloignement de la chose.
Elle compte entre 3800 et 4000 habitants, la différence devant être constituée des saisonniers j’imagine.
Elle vit de la pêche, un peu en confrontation avec les autorités chiliennes car les réglementations et les saisons officielles de pêche, ce n’est pas trop le truc des locaux, et beaucoup du tourisme maintenant.
Le développement de l’île est simple, il n’y a qu’un village, Hanga Roa. Les autres noms mentionnés sur les cartes ne sont que des hameaux, et encore. Il y a une rue principale avec les commerces, quelques bars et restaurants, et un front de mer avec quelques autres restaurants. Le reste ce sont des rues résidentielles avec des petites maisonnettes sur un seul niveau.
Rapa Nui a deux histoires, d’abord la Légende de la Création et ensuite l’histoire de son peuplement. Je vais entrer un peu dans les détails. Vous n’en avez peut-être strictement rien à faire encore une fois, mais moi j’ai trouvé ça passionnant toute l’histoire des civilisations de Rapa Nui, les traditions, le rapport avec les autres archipels du Pacifique, l’histoire du peuplement etc. donc je développe. C’est quand même fou que tant de choses se soient passées sur un caillou au milieu de l’océan non ? Si ça vous saoule, passez aux photos !
Concernant la partie religieuse, les Maori pensent que l’univers est représenté par le dieu suprême Taaroa, uni à Fei-Materai qui représente la nuit. De cette union sont nés Ranginui, le ciel, et Papatuanuku, la terre.
Au commencement, le ciel et la terre étaient unis dans un lien si fort que cela empêchait leurs 70 enfants, les dieux associés au cosmos et à la nature, de voir la lumière. Deux d’entre eux, Tane, la déesse des forêts, et Tangaroa, dieu de la mer, déterminés à trouver la lumière, se séparèrent de leurs parents. Cela attisa une telle rage de la part de leur frère Tawhiri, le dieu du vent, que celui-ci causa des tempêtes et des ouragans pour les punir. Une fois séparés, Ranginui et Papatuanuku prirent leurs places de ciel et terre.
La pluie, ce sont les larmes de Ranginui et la brume est associée à la chaleur du corps de Papatuanuku qui veut étreindre sa compagne.
Leur plus jeune fils, Ruaumoko, n’était pas encore né quand tout cela est arrivé. Ses frères lui ont donc donné le feu pour qu’il puisse se réchauffer dans le ventre de sa mère. Tellement uni à sa mère, il a senti sa souffrance lors de la séparation. Sa rage a fait trembler la terre, qui a rejeté des torrents de lave.
Les dieux ont offert aux hommes trois paniers contenant toute la connaissance. Les Rapa Nui pensent donc que tout vient des dieux. L’Homme, la Terre, la Nature, les objets faits par l’Homme, peuvent contenir un pouvoir spirituel, le Mana. Il faut donc faire attention à ces éléments, qui sont protégés par des règles strictes, le Tapu (tabou) car un manque de respect envers leur Mana pourra offenser les dieux.
Concernant son histoire humaine, tout n’est pas encore très clair mais les traditions orales commencent à être confirmées par les recherches scientifiques. Rapa Nui aurait été colonisée par un groupe de Polynésiens, peut-être des îles Marquises, mené par Hotu Matu’a, un ancêtre des Rapa Nui. C’était une expédition de peuplement de nouveaux territoires, avec des embarcations pleines de plantes et de vivres. En revanche impossible d’avoir une date précise puisque les différentes théories s’étendent du IVème au XIIIème siècle… Une autre piste mène en Amérique du Sud mais elle est moins probable.
En quelques siècles, la population s’est agrandie, avec une organisation territoriale autour de 10 mata, ou groupes, très hiérarchisée, très stratifée.
Les croyances religieuses étaient basées sur le culte des ancêtres, avec la construction d’Ahu, les plateformes/autels de cérémonie, et la sculpture de Moais, des représentations gigantesques des ancêtres.
Avant l’arrivée des Européens, des crises intenses et des guerres internes ont eu lieu, peut-être à cause des conditions de vie de plus en plus difficiles, de la surexploitation des terres… L’émergence d’un nouveau culte (cf demain) est peut être un facteur, ou une conséquence, on ne sait pas très bien.
Les Européens ont débarqué le jour de Pâques de 1722, d’où le nom de l’île. D’abord en mission exploratoire, ils n’ont pas tardé à s’installer pour élever des moutons, ce qui a empiré la situation déjà difficile de la flore de l’île. Les guerres internes, les raids des esclavagistes péruviens et l’introduction de nouvelles maladies ont presque exterminé les Rapa Nui dans la deuxième moitié du XIXème siècle.
Bon, fin du cours d’histoire.
Un peu plus loin en bord de mer, le premier vrai site avec l'Ahu Akapu, un peu isolé. On y arrive pile pour le coucher de soleil, qui a lieu assez tôt ici. Que dire, pour un premier soir à Rapa Nui on n’aurait pas pû rêver mieux. Difficile de choisir entre les nombreuses photos prises, voilà un échantillon.
L’île a une forme de triangle de 24km par 16km par 17 km, c’est dire la taille de la bête. Elle détient plusieurs records, dont celui de l’île habitée la plus éloignée d’un continent (3700km des côtes chiliennes) et d’une autre île habitée (4000km de Tahiti il me semble), c’est dire l’éloignement de la chose.
Elle compte entre 3800 et 4000 habitants, la différence devant être constituée des saisonniers j’imagine.
Elle vit de la pêche, un peu en confrontation avec les autorités chiliennes car les réglementations et les saisons officielles de pêche, ce n’est pas trop le truc des locaux, et beaucoup du tourisme maintenant.
Le développement de l’île est simple, il n’y a qu’un village, Hanga Roa. Les autres noms mentionnés sur les cartes ne sont que des hameaux, et encore. Il y a une rue principale avec les commerces, quelques bars et restaurants, et un front de mer avec quelques autres restaurants. Le reste ce sont des rues résidentielles avec des petites maisonnettes sur un seul niveau.
Rapa Nui a deux histoires, d’abord la Légende de la Création et ensuite l’histoire de son peuplement. Je vais entrer un peu dans les détails. Vous n’en avez peut-être strictement rien à faire encore une fois, mais moi j’ai trouvé ça passionnant toute l’histoire des civilisations de Rapa Nui, les traditions, le rapport avec les autres archipels du Pacifique, l’histoire du peuplement etc. donc je développe. C’est quand même fou que tant de choses se soient passées sur un caillou au milieu de l’océan non ? Si ça vous saoule, passez aux photos !
Concernant la partie religieuse, les Maori pensent que l’univers est représenté par le dieu suprême Taaroa, uni à Fei-Materai qui représente la nuit. De cette union sont nés Ranginui, le ciel, et Papatuanuku, la terre.
Au commencement, le ciel et la terre étaient unis dans un lien si fort que cela empêchait leurs 70 enfants, les dieux associés au cosmos et à la nature, de voir la lumière. Deux d’entre eux, Tane, la déesse des forêts, et Tangaroa, dieu de la mer, déterminés à trouver la lumière, se séparèrent de leurs parents. Cela attisa une telle rage de la part de leur frère Tawhiri, le dieu du vent, que celui-ci causa des tempêtes et des ouragans pour les punir. Une fois séparés, Ranginui et Papatuanuku prirent leurs places de ciel et terre.
La pluie, ce sont les larmes de Ranginui et la brume est associée à la chaleur du corps de Papatuanuku qui veut étreindre sa compagne.
Leur plus jeune fils, Ruaumoko, n’était pas encore né quand tout cela est arrivé. Ses frères lui ont donc donné le feu pour qu’il puisse se réchauffer dans le ventre de sa mère. Tellement uni à sa mère, il a senti sa souffrance lors de la séparation. Sa rage a fait trembler la terre, qui a rejeté des torrents de lave.
Les dieux ont offert aux hommes trois paniers contenant toute la connaissance. Les Rapa Nui pensent donc que tout vient des dieux. L’Homme, la Terre, la Nature, les objets faits par l’Homme, peuvent contenir un pouvoir spirituel, le Mana. Il faut donc faire attention à ces éléments, qui sont protégés par des règles strictes, le Tapu (tabou) car un manque de respect envers leur Mana pourra offenser les dieux.
Concernant son histoire humaine, tout n’est pas encore très clair mais les traditions orales commencent à être confirmées par les recherches scientifiques. Rapa Nui aurait été colonisée par un groupe de Polynésiens, peut-être des îles Marquises, mené par Hotu Matu’a, un ancêtre des Rapa Nui. C’était une expédition de peuplement de nouveaux territoires, avec des embarcations pleines de plantes et de vivres. En revanche impossible d’avoir une date précise puisque les différentes théories s’étendent du IVème au XIIIème siècle… Une autre piste mène en Amérique du Sud mais elle est moins probable.
En quelques siècles, la population s’est agrandie, avec une organisation territoriale autour de 10 mata, ou groupes, très hiérarchisée, très stratifée.
Les croyances religieuses étaient basées sur le culte des ancêtres, avec la construction d’Ahu, les plateformes/autels de cérémonie, et la sculpture de Moais, des représentations gigantesques des ancêtres.
Avant l’arrivée des Européens, des crises intenses et des guerres internes ont eu lieu, peut-être à cause des conditions de vie de plus en plus difficiles, de la surexploitation des terres… L’émergence d’un nouveau culte (cf demain) est peut être un facteur, ou une conséquence, on ne sait pas très bien.
Les Européens ont débarqué le jour de Pâques de 1722, d’où le nom de l’île. D’abord en mission exploratoire, ils n’ont pas tardé à s’installer pour élever des moutons, ce qui a empiré la situation déjà difficile de la flore de l’île. Les guerres internes, les raids des esclavagistes péruviens et l’introduction de nouvelles maladies ont presque exterminé les Rapa Nui dans la deuxième moitié du XIXème siècle.
Bon, fin du cours d’histoire.
Un peu plus loin en bord de mer, le premier vrai site avec l'Ahu Akapu, un peu isolé. On y arrive pile pour le coucher de soleil, qui a lieu assez tôt ici. Que dire, pour un premier soir à Rapa Nui on n’aurait pas pû rêver mieux. Difficile de choisir entre les nombreuses photos prises, voilà un échantillon.
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| Violoniste au soleil couchant... |
Pour clore cette soirée qui a bien commencé, on opte pour un dîner à « La Taverne du pêcheur », sur le port (trois bateaux dans une mini-crique), au balcon. On commande un aioli, qui consiste d'après le menu en une sélection de poissons, crustacés et légumes locaux, parfait. Ca nous parait un peu cher, mais on est contents de se faire un petit plaisir. Et là on voit arriver le monstre. Un plat recouvert de produits qui ont l’air plus succulents les uns que les autres, une orgie. Ok, on comprend le prix un peu plus élevé que les autres plats de la carte. Au final on engloutira presque tout. Les poissons et crustacés sont frais et goûtus, les légumes étonnants et savoureux, le bonheur.
Hé ben, quel premier jour…
Dimanche 16 janvier – Rapa Nui
On commence la journée on ne peut plus tranquillement avec un super petit déjeuner à la pension.
Quelques courses de provisions (effectivement l’île est chère) et on de dirige en fin de matinée vers l’extrémité de l’île la plus proche du village.
Dimanche 16 janvier – Rapa Nui
On commence la journée on ne peut plus tranquillement avec un super petit déjeuner à la pension.
Quelques courses de provisions (effectivement l’île est chère) et on de dirige en fin de matinée vers l’extrémité de l’île la plus proche du village.
Vers la sortie, en face du camping, on longe un immense chantier de complexe touristique, entouré de grillages et de bâches noires, avec des slogans bombés. C’est le site à l’origine des incidents violents qui ont opposé les locaux aux autorités chiliennes peu de temps avant notre arrivée. Je ne sais pas quelle était la situation avant le projet mais en tous cas l’exploitation commerciale de cette terre a réveillé la colère de familles locales qui estiment que ces parcelles ont été certes achetées mais sous une forme de contrainte par le Chili au début du XXème siècle. Par exemple, un des slogans lus sur un mur : « Vous avez volé cette terre à ma grand-mère qui ne savait ni lire ni écrire ». Pour l’instant tout est à l’abandon et des policiers trainent tout autour du site.
On entame ensuite l’ascension sportive des monstrueux 324 m du volcan Rano Kau. C’est vite fait, mais sous la chaleur et avec peu d’ombre, on est quand même trempés et essoufflés. D’en-haut, une superbe vue de l’île, avec au premier plan le village.
On entame ensuite l’ascension sportive des monstrueux 324 m du volcan Rano Kau. C’est vite fait, mais sous la chaleur et avec peu d’ombre, on est quand même trempés et essoufflés. D’en-haut, une superbe vue de l’île, avec au premier plan le village.
De l’autre côté, on est séparés de la mer par le cratère du volcan, rempli d’un marécage coloré. Il s’agit d’une zone extrêmement protégée car elle contient des plantes qui n’existent plus ailleurs sur l’île. Rapa Nui est connue comme l’île chauve, sans arbres. Il y a encore une forêt au centre, qu’on a traversée et qui est très jolie, mais c’est vrai qu’ailleurs c’est plutôt pelé. Des palmiers, des plantes, mais pas de végétation luxuriante non plus. Elle a été mise à mal par la surexploitation agricole, mais aussi d’autres phénomènes comme l’introduction d’espèces agressives comme les rats.
Quelqu’un avait comparé ce cratère avec le chaudron d’une sorcière, c’est à peu près ça.
Quelqu’un avait comparé ce cratère avec le chaudron d’une sorcière, c’est à peu près ça.
Quelques centaines de mètres le long du cratère et on arrive au site archéologique d’Orongo. On y trouve des ruines de maisons traditionnelles, rondes et plates, avec une toute petite entrée au sol par laquelle se glisser à genoux. Un peu plus loin, des pétroglyphes d’oiseaux, c’est-à-dire des gravures dans la pierre.
A nos pieds, les îlots de Motu Kau Kau, Motu Iti et Motu Nui.
Entre la fin du culte des ancêtres et l'implantation du catholicisme au 19ème siècle, s'est développé le culte du Tangata Manu, l' 'Homme-oiseau". Dans ce cadre, la tradition voulait que les Hopu, les représentants de chaque clan, entraient en compétition chaque année au début de la période de ponte des manutara, une des sternes locales considérée comme un oiseau sacré, qui nichait uniquement sur le Motu Nui. Les hommes se jetaient à l’eau en bravant la falaise, les courants et le ressac pour atteindre à la nage l’îlot. Le premier qui ramenait un œuf était considéré comme sacré, avec de grandes responsabilités pour la communauté et un immense prestige.
De très nombreuses sculptures, pétroglyphes et autres portent la marque de cet créature mi-homme, mi-volatile. On trouve des traces similaires dans d’autres îles polynésiennes, Hawai par exemple.
De retour à Hanga Roa, on va tester le glacier du port, avec entre autre « chocolat – quelque chose dont on n’a pas trop compris le nom ». Pourquoi pas. On se pose pour la dégustation, en silence. Au fur et à mesure, je sens un petit picotement/grattement au fond de la gorge. Mince, la clim de l’avion fait son effet. Une bonne moitié de glace plus tard, Nico me fait la remarque : « Je comprends pas, j’ai la gorge qui me gratte ». Explication : la glace contient du piment. Très bon mélange, on vous le conseille, il faut juste être prévenus !
On rentre à la pension se débarbouiller et se reposer un peu.
De très nombreuses sculptures, pétroglyphes et autres portent la marque de cet créature mi-homme, mi-volatile. On trouve des traces similaires dans d’autres îles polynésiennes, Hawai par exemple.
De retour à Hanga Roa, on va tester le glacier du port, avec entre autre « chocolat – quelque chose dont on n’a pas trop compris le nom ». Pourquoi pas. On se pose pour la dégustation, en silence. Au fur et à mesure, je sens un petit picotement/grattement au fond de la gorge. Mince, la clim de l’avion fait son effet. Une bonne moitié de glace plus tard, Nico me fait la remarque : « Je comprends pas, j’ai la gorge qui me gratte ». Explication : la glace contient du piment. Très bon mélange, on vous le conseille, il faut juste être prévenus !
On rentre à la pension se débarbouiller et se reposer un peu.
On va dîner dans le même coin que la veille, toujours poissons, toujours bon.
Pour bien terminer la journée, on retourne à notre spot « spécial coucher de soleil » mais cette fois on pousse un peu plus loin à l'Ahu Tahai. C’est festival de couleurs et de contrejours, encore mieux que la veille. Silence, on admire.
Promis, pour la suite moins de texte et plus de photos...
Les autres photos sont LA.



























Vos photos sont magnifiques!!merci de nous faire partager ces merveilles.Edith
RépondreSupprimerPfiou...
RépondreSupprimer(Heureusement que c'était cher, sinon j'imagine que vous n'en seriez jamais repartis !! )
Raphaël.
P.S. : j'adore votre premier Moai ;)
Quelle idée de commencer la semaine en lisant ce post! Dur d'être au boulot avec ces photos qui font rêver...
RépondreSupprimerBon la prochaine photo de Polynésien un peu plus dévêtu et un peu plus de tatouages stp! ;-)
Bizu
Sabrina