samedi 9 avril 2011

Rapa Nui / Ile de Pâques - 3/3

Mardi 18 janvier – Rapa Nui

Pas rancuniers, on reprend notre scooter capricieux, qui a l’air coopératif de bon matin, pour retourner à la plage refaire un plongeon.

Mais où est cachée la femme à quatre bras? Un indice: elle est dans l'eau...




En arrivant, un groupe de jeunes Japonais s’agite. Ils ont trouvé un moyen marrant de couper leur pastèque, à l’aveugle avec une énorme branche de palmier. On rigole bien à les voir, et en plus on en récupère un morceau. J’en profite pour tenter une ou deux phrases en japonais, c’est une catastrophe. Aie aie aie, ça va être une grosse blague au Japon.


Après ce début de journée tranquille, on s’engage sur les pistes catastrophiques de l’ouest de l’île, la plus sauvage. Quelques petits sites isolés, des Moais et toujours des Moais.



On atteint les Tres Ventanas. Le lieu est totalement paumé, et on a du mal à trouver l’entrée de la grotte. En regardant attentivement on aperçoit un trou qui part en diagonale dans le sol. On savait qu’on cherchait un boyau assez sombre, mais là c’est carrément de la spéléologie. On hésite encore, mais arrive un couple de Français qui pense que c’est  bien là. On s’engage donc, en enlevant les sacs à dos car ils ne passent pas. Sur quelques mètres c’est vraiment un boyau, à se demander où on va. Mais ensuite ça s’arrange, c’est une grotte plutôt confortable. Quelques dizaines de mètres plus loin, un embranchement permet de découvrir des deux côtés les deux fameuses « ventanas » ou fenêtres. Oui le site s’appelle « Tres Ventanas », donc on a dû en rater une. En tous cas c’est splendide, avec la mer et les falaises qui se détachent sur le noir de la grotte. On fait attention à nos pieds car aucune protection, on donne directement sur le vide. On est rejoints par Nicolas et Noémie. On trouve le lieu pas désagréable par rapport à la chaleur extérieure et on se pose là pour papoter pendant un bon moment.




On repart sur notre scooter, eux à pied, en ayant convenu d’un rendez-vous pour le soir.

Après une journée de scooter sur les routes poussiéreuses de Rapa Nui...

Nouvel arrêt chez notre ami les glacières, avec de nouveaux parfums, sans piment ceux-là. On regarde les enfants jouer sur la plage/port.







Comme prévu, on se retrouve pour l’apéro, qui se prolongera en un dîner à nouveau fort réussi. Steaks d’espadon, une découverte. On aura l’occasion de manger de ce poisson de nombreuses fois en Polynésie, c’est délicieux.




Soirée francophone et  très sympa. Un peu de regrets depuis car j’avais promis de leur envoyer un long mail avec des conseils et des bons plans sur l’Amérique du Sud vers laquelle ils se dirigent, ce que je n’ai jamais fait… Si vous nous lisez, désolée…


Mercredi 19 janvier  - Rapa Nui / Tahiti

Dernier jour sur Rapa Nui, vraiment aucune envie de partir. On s’ennuierait probablement vite, mais là tout de suite on se verrait bien rester encore quelques jours.

Pour bien terminer, on s’est réservés le fameux lever de soleil à Tongariki. Lever arraché au lit, on prend le scooter vers 6h pour faire la vingtaine de kilomètres jusqu’au site.
Il fait encore très noir, mais la lune est très lumineuse. Difficile de rendre en photo, mais se détachant au-dessus de la carrière de Rano Raraku c’est magnifique.



Arrivés à Tongariki, on constate qu’il y a déjà une dizaine de personnes dont on distingue les ombres. La rangée de Moais forme des masses imposantes. En s’approchant de plus près, je vois un couple en train de prendre leur petit-déjeuner. En soi pas de souci, le problème c’est que dans la pénombre ils n’ont probablement pas réalisé que cette surface bien dégagée juste à côté des Moais c’est l’extrémité de l’Ahu, la plateforme cérémonielle sur laquelle sont posés les statues… Normalement on n’a pas le droit de ne serait-ce que l’approcher, alors pique-niquer dessus… Ils n’ont même pas remarqué que toute la zone était couverte de pierres rondes bien alignées. Je leur fais la remarque, ils déguerpissent. Oui je suis chiante, mais là je ne pouvais pas laisser faire. A ma décharge, ils ne s'en sont pas tenus là et ont fait leurs boulets autant qu'il était possible. Un Japonais super équipé n'en est certainement toujours pas revenu de voir un gros Russe se poser pile devant son objectif pourtant impossible à rater...
On s’assied et la lumière arrive petit à petit, pour terminer en explosion de couleurs une heure après. Honnêtement, j’en avais les larmes aux yeux. Grandiose.








Peu de temps après, une méchante averse chasse tous les spectateurs. Étant les seuls en scooter, nous n’avons pas d’abri donc on se dit que quitte à être mouillés autant continuer à profiter tranquillement du spectacle. Sage décision, la pluie s’arrête très vite et on se retrouve absolument tous seuls. et on a même droit à un arc-en-ciel. Que demander de plus. Décidément, l’Île de Pâques nous aura gâtés.









Après avoir bien profité, on rentre en silence, on savoure cette route en bord de mer, au petit matin, avec les vaches qui nous bloquent de temps en temps la route. Pour ce dernier trajet, Nico a accepté que je conduise. Aucun incident à déplorer, je tiens à le préciser. Au début je n’avais le droit qu’à 30 km/h sur la route totalement déserte, mais je n’en ai eu fi (je profite de l’occasion d’employer cette expression un peu ridicule, j’espère à bon escient,  j’adore).



Crevés, on s’écroule devant notre dernier petit déjeuner de la pension.

En fin de matinée, on se bouge pour aller enfin visiter le petit musée de l’île, de l’autre côté du village. Muséographie modeste mais contenu passionnant. Impossible de tout retenir tellement il développe d’informations mais ça remet bien les idées en place. Ce n’est pas plus mal de l’avoir vu à la fin puisqu’on a en tête ce qu’on a vu et qui est mentionné dans le musée.

A l’aller comme au retour, on passe par l'Ahu Akapu et nos Moais de coucher de soleil. Ranger de garde ce jour-là : mon ami le danseur baraqué. Aaah la la.
Quelques dernières photos pour la route, qui viendront s’ajouter aux centaines déjà prises.





Dernier déjeuner sur l'île à la Tarverne du Pêcheur à nouveau, histoire de bien terminer le séjour.


On profite de la côte, mais en se disant qu'on a bien de la chance car ce soir direction Polynésie donc on ne devrait pas en manquer non plus.



Avant de rentrer, on profite une dernière fois d’être en territoire chilien pour déguster d’énormes « mote con huesillo ». C’est vraiment une des rares traces visibles du Chili sur l’île. On passe nos derniers moments à la pension et c’est l’heure du départ. On embarque dans l’avion au coucher de soleil sur le tarmac, décidément, c’est parfait.



Expérience extraordinaire à Rapa Nui… Certains lieux ont une petite dose de magie en plus qui les rend inoubliables, pour nous l’Ile de Pâques l’a sans aucun doute. Depuis quelques mois on a déjà eu la chance de parcourir des lieux magnifiques, mais ici c’est spécial, très très beaux souvenirs.

Les autres photos sont LA.

1 commentaire:

  1. La lumière sur les photos est absolument incroyable!
    Biz
    Sabrina

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