Mardi 9 novembre – San Pedro de Atacama
Le pick up de l’agence est prévu entre 4h et 4h30 à l’hôtel, miam. Il n’y a bien qu’en vacances qu’on accepte de se lever à des heures pareilles sans avoir des envies de meurtre sur celui qui nous y oblige. Le réveil à 3h30 fait mal aux cheveux. Il fait froid, et on est encore à l’intérieur.
A 4h nous sommes en train de poireauter dans la rue, parfois notre statut de touriste nous fait faire des trucs vraiment cons… Ce qui est rassurant c’est que nous ne sommes pas les seuls à s’être faits avoir, on en aperçoit d’autres tourner en rond sous les autres lampadaires de la rue.
Le bus a le bon goût de ne pas arriver trop tard et on se réfugie au chaud. Une fois le tour des hôtels effectué, notre guide Gustavo (c’est dommage un nom aussi moche sur un mec aussi beau, désolée mesdames je n’ai pas réussi à prendre de photo mais il était vraiment charmant ce Gustave) nous dit que nous pouvons nous rendormir pour deux heures, décidément je l’aime beaucoup ce garçon.
Le but de notre sortie matinale est d’aller rendre visite aux geysers d’El Tatio, qui sont les plus actifs aux premières heures du jour, quand la différence de température est la plus grande entre les profondeurs du sol et l’air ambiant.
Nous arrivons sur le site vers 6h30, il commence à faire jour. La petite étape « achat des billets / pipi » est inquiétante, on remonte dans le bus frigorifiés. On savait qu’il allait faire très froid mais alors là on est servis.
Quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes sur la zone. Des dizaines de colonnes de fumée montent du sol, c’est surréaliste.
Nous sommes à 4320m d’altitude, il fait -10,5°, autant vous dire qu’on a sérieusement froid malgré les multiples couches de vêtements.
Gustavo nous donne les consignes : on marche en groupe et on fait attention. C’est du sérieux, il y a eu plusieurs morts par ici.
Première étape : une mare d’eau (désolée j'ai oublié le vrai nom). C’est l’une des trois manifestations géothermiques du site, qui peuvent exister car trois conditions sont réunies spécifiquement : une activité volcanique (nous sommes sur le Ring of Fire du Pacifique), la présence d’eau souterraine, et des minéraux suffisamment durs pour résister à la pression.
Ainsi, de l’eau chaude, à différentes températures selon les spots, forme une mare bouillonnante dans une sorte de petit cratère coloré. Le blanc c’est du sel, l’orange des bactéries, et le reste d’autres minéraux que je n’ai pas bien retenus.
Gustavo en choisit une à bonne température et y place un sac percé rempli d’œufs et des briques de lait, ce sera pour notre petit déjeuner plus tard. Ils sont trop forts pour épater les touristes ces guides…
Le pick up de l’agence est prévu entre 4h et 4h30 à l’hôtel, miam. Il n’y a bien qu’en vacances qu’on accepte de se lever à des heures pareilles sans avoir des envies de meurtre sur celui qui nous y oblige. Le réveil à 3h30 fait mal aux cheveux. Il fait froid, et on est encore à l’intérieur.
A 4h nous sommes en train de poireauter dans la rue, parfois notre statut de touriste nous fait faire des trucs vraiment cons… Ce qui est rassurant c’est que nous ne sommes pas les seuls à s’être faits avoir, on en aperçoit d’autres tourner en rond sous les autres lampadaires de la rue.
Le bus a le bon goût de ne pas arriver trop tard et on se réfugie au chaud. Une fois le tour des hôtels effectué, notre guide Gustavo (c’est dommage un nom aussi moche sur un mec aussi beau, désolée mesdames je n’ai pas réussi à prendre de photo mais il était vraiment charmant ce Gustave) nous dit que nous pouvons nous rendormir pour deux heures, décidément je l’aime beaucoup ce garçon.
Le but de notre sortie matinale est d’aller rendre visite aux geysers d’El Tatio, qui sont les plus actifs aux premières heures du jour, quand la différence de température est la plus grande entre les profondeurs du sol et l’air ambiant.
Nous arrivons sur le site vers 6h30, il commence à faire jour. La petite étape « achat des billets / pipi » est inquiétante, on remonte dans le bus frigorifiés. On savait qu’il allait faire très froid mais alors là on est servis.
Quelques centaines de mètres plus loin, nous sommes sur la zone. Des dizaines de colonnes de fumée montent du sol, c’est surréaliste.
Nous sommes à 4320m d’altitude, il fait -10,5°, autant vous dire qu’on a sérieusement froid malgré les multiples couches de vêtements.
Gustavo nous donne les consignes : on marche en groupe et on fait attention. C’est du sérieux, il y a eu plusieurs morts par ici.
Première étape : une mare d’eau (désolée j'ai oublié le vrai nom). C’est l’une des trois manifestations géothermiques du site, qui peuvent exister car trois conditions sont réunies spécifiquement : une activité volcanique (nous sommes sur le Ring of Fire du Pacifique), la présence d’eau souterraine, et des minéraux suffisamment durs pour résister à la pression.
Ainsi, de l’eau chaude, à différentes températures selon les spots, forme une mare bouillonnante dans une sorte de petit cratère coloré. Le blanc c’est du sel, l’orange des bactéries, et le reste d’autres minéraux que je n’ai pas bien retenus.
Gustavo en choisit une à bonne température et y place un sac percé rempli d’œufs et des briques de lait, ce sera pour notre petit déjeuner plus tard. Ils sont trop forts pour épater les touristes ces guides…
Deuxième étape : les geysers. El Tatio compte 8% des geysers du monde, c’est t’y pas fou ça ? Ce sont donc des fontaines d’eau géantes et chaudes. Ce qui est assez étonnant est qu’ils fonctionnent par cycles donc même les plus grands passent au bout d’un moment en sommeil et deviennent de petits remous au ras du sol avant de reprendre vie soudainement et se projeter à des dizaines de mètres. Les cycles suivent « le temps chilien » selon Gustavo, qu’on pourrait très bien appeler le temps équatorien, péruvien ou bolivien d’après notre expérience, c’est-à-dire sont irréguliers.
Un des geysers en particulier est appelé "El Mortifero" car plusieurs touristes y sont morts, dont un Français qui s'est approché trop près pour prendre une photo. Ah bah bravo, super malin le Français. Mais le dernier en date est encore plus malin et était Chilien: il était bourré et a décidé qu'il serait très drôle de carrément sauter dedans...
Un des geysers en particulier est appelé "El Mortifero" car plusieurs touristes y sont morts, dont un Français qui s'est approché trop près pour prendre une photo. Ah bah bravo, super malin le Français. Mais le dernier en date est encore plus malin et était Chilien: il était bourré et a décidé qu'il serait très drôle de carrément sauter dedans...
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| El Mortifero |
Troisième étape : les fumerolles. Au lieu d’être des projections d’eau ce sont des projections de fumées, qui peuvent être de trois types, toxiques, semi-toxiques ou neutres. Celle dans laquelle nous avons le nez est bien évidemment du premier type et Gustavo nous explique que nous allons tous mourir mais seulement après le petit déjeuner. Ha ha ha, en plus il est drôle, décidément ce garçon est bon à marier, enfin je ne sais pas mais moi je veux bien en tous cas.
Le temps de quelques dernières photos et on se précipite sur le petit déjeuner, qui, outre le fait d’être plutôt bon, les œufs ayant bien cuit dans le four aquatique, a le mérite de nous éviter de perdre nos doigts grâce aux tasses-chauffage.
Une fois repus on se dirige vers la piscine en plein air, qui est un bassin dans lequel coulent deux sources naturelles, l’une d’eau bouillante puisque à plus de 90° (car à cette altitude l’eau bout à une température inférieure à nos 100° bien connus. Laurent, spéciale dédicace à ta cheville !) et l’autre d’eau froide. Les plus courageux se déshabillent dans le froid et plongent. Andy nous fait une petite glissade très drôle quoi qu’un peu douloureuse pour lui.
Nous jouons les frileux et restons au bord de l’eau en admirant les mamies. Nico se plaint que ce ne sont jamais des bombasses qui se baignent. Il admet ensuite qu’effectivement il y a très peu de femmes bombasses en maillot donc les statistiques jouent contre lui. Mais le destin lui sourit (ainsi qu’à Andy, les hommes sont tous identiquement primaires sur ce sujet) car une minette honteusement bien foutue, et en plus pas pudique, s’exhibe en prenant son temps. De notre côté, Kayleigh et moi nous demandons ce qu’on a bien pu faire pour mériter ça car la seule dose de nudité masculine à laquelle nous ayons droit nous brûle les yeux : un papy bien dans ses pompes se déshabille tranquille, nous avons donc droit à la face avant, on sourit, il nous tourne ensuite le dos, et là c’est le drame, il se penche en avant et nous expose deux énormes XXX toutes rouges (Nico m’a interdit de nommer la chose par respect pour sa mamie qui nous lit…). Je pense que Kayleigh en a encore des hauts le cœur.
Bref, une fois les ablutions terminées on remonte dans le bus pour essayer de se réchauffer un peu.
Nous passons par de fort jolis paysages sur le chemin du retour.
Bref, une fois les ablutions terminées on remonte dans le bus pour essayer de se réchauffer un peu.
Nous passons par de fort jolis paysages sur le chemin du retour.
Nous nous arrêtons dans un village perdu (encore une fois), toujours avec une impression de Far West. Comme Gustavo nous l’explique, il y a officiellement une centaine d’habitants mais nous n’en verront que trois: les deux dames qui vendent les empanadas et le monsieur qui vend les brochettes de viande de lama.
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| La viande... |
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| ... et son contenant d'origine! |
Retour 12h30 à San Pedro, on est épuisés mais ça valait franchement la peine. Andy s’écroule à l’hôtel. Nous partons donc à trois avaler un déjeuner ma foi à nouveau pas mal : chili con carne pour tous. Comme dans beaucoup de restos de la ville, nous sommes dans une cour intérieure ouverte (pas de souci puisqu’il ne pleut jamais). Il fait beau et tout va bien.
Nico et moi retournons pour la vingtième fois au café Adobe pour la fin d’après-midi. Blog, cartes postales, planning des jours à venir, on fait notre boulot de voyageurs.
On comptait partir le lendemain mais l’unique bus pour Salta est complet, on doit donc décaler d’un jour. Finalement ça nous arrange, on se voit bien glander encore une journée ici.
En fin de journée, on retrouve Kayleigh et Andy pour se poser au bar du premier soir. Les bières sont toujours bonnes, les pizzas qu’on se fait servir du resto d’en face aussi, et les matchs de foot absorbent toujours les mecs qui nous parlent avec les yeux levés vers les écrans.
Soirée tranquille, décidément on apprécie bien San Pedro.
Mercredi 10 novembre – San Pedro de Atacama
Journée blanche donc, destinée à attendre le départ du lendemain.
Nico et moi retournons pour la vingtième fois au café Adobe pour la fin d’après-midi. Blog, cartes postales, planning des jours à venir, on fait notre boulot de voyageurs.
On comptait partir le lendemain mais l’unique bus pour Salta est complet, on doit donc décaler d’un jour. Finalement ça nous arrange, on se voit bien glander encore une journée ici.
En fin de journée, on retrouve Kayleigh et Andy pour se poser au bar du premier soir. Les bières sont toujours bonnes, les pizzas qu’on se fait servir du resto d’en face aussi, et les matchs de foot absorbent toujours les mecs qui nous parlent avec les yeux levés vers les écrans.
Soirée tranquille, décidément on apprécie bien San Pedro.
Mercredi 10 novembre – San Pedro de Atacama
Journée blanche donc, destinée à attendre le départ du lendemain.
Grasse mat pour moi, squatt café pour Nico, et on se retrouve à nouveau à quatre. Après une petite balade on fait dans l’utilitaire avec le gravage de DVD de sauvegarde des photos. On n’est jamais trop prudents et on a surtout très peur de les perdre, on multiplie donc les copies. Pour info, presque 3000 depuis le début du voyage…
On se laisse tenter par notre ami Miguel, un rabatteur habillé en Robin des Bois mais avec des Crocks aux pieds (je vous jure, on n'avait ni fumé ni bu), qui nous séduit avec son menu à 5000. L’endroit s’avère agréablement frais, et on mange raisonnablement bien pour ce prix. Quel bonheur de pouvoir à nouveau commander des salades !!! Dans les pays précédents, l’eau courante n’était pas potable donc il est déconseillé de consommer les produits lavés à l’eau courante, particulièrement la salade. Ici ce n’est pas encore le top mais on peut se permettre de se faire plaisir quand même.
Nico rentre à la sieste, les trois autres allons squatter dans un bar, enfin un resto où nous avions déjà déjeuné. Seulement 5 lieux en 3 jours et demi, on a vraiment joué aux habitués à San Pedro.
On se laisse tenter par notre ami Miguel, un rabatteur habillé en Robin des Bois mais avec des Crocks aux pieds (je vous jure, on n'avait ni fumé ni bu), qui nous séduit avec son menu à 5000. L’endroit s’avère agréablement frais, et on mange raisonnablement bien pour ce prix. Quel bonheur de pouvoir à nouveau commander des salades !!! Dans les pays précédents, l’eau courante n’était pas potable donc il est déconseillé de consommer les produits lavés à l’eau courante, particulièrement la salade. Ici ce n’est pas encore le top mais on peut se permettre de se faire plaisir quand même.
Nico rentre à la sieste, les trois autres allons squatter dans un bar, enfin un resto où nous avions déjà déjeuné. Seulement 5 lieux en 3 jours et demi, on a vraiment joué aux habitués à San Pedro.
L’après-midi se passe tranquille, wifi, écriture, bavardage.
Kayleigh et Andy nous quittent en fin d’après-midi pour aller prendre leur bus, ils partent vers Santiago au sud, un voyage de 21h… On a passé quelques jours bien sympas avec eux ! Nico a un peu galéré sur l’anglais mais a tout de même apprécié, et on se reverra peut-être aux alentours de Puerto Madryn, qui sait.
Fin d’aprem cooool, on récupère notre linge tout propre, petite sieste, et finalement on décide de ne pas ressortir dîner et de se gaver de chips et de biscuits à l’hôtel. Journée vraiment blanche.
Demain, à nous l’Argentine !
Kayleigh et Andy nous quittent en fin d’après-midi pour aller prendre leur bus, ils partent vers Santiago au sud, un voyage de 21h… On a passé quelques jours bien sympas avec eux ! Nico a un peu galéré sur l’anglais mais a tout de même apprécié, et on se reverra peut-être aux alentours de Puerto Madryn, qui sait.
Fin d’aprem cooool, on récupère notre linge tout propre, petite sieste, et finalement on décide de ne pas ressortir dîner et de se gaver de chips et de biscuits à l’hôtel. Journée vraiment blanche.
Demain, à nous l’Argentine !
Les autres photos sont LA.





































Ayéééééééé j'ai fini, j'ai tout rattrapé mon retard!!
RépondreSupprimerBon canon comme d'habitude.
Quand je vois les photos, je me dis que pour la Nouvelle Zélande, franchement ne vous attardez pas à Roturua, vous allez être déçus par tous les geysers et faux cratères. Ca fait kitsch!
Il y a par contre d'autres excursions dans les environs, donc renseignez-vous...
Bon bah ma pause déj' est terminée, alors j'attends la suite avec impatience.
Plein de bisous à tous!
Sabrina