samedi 27 novembre 2010

San Pedro de Atacama - Valle de la Muerte y Valle de la Luna

Lundi 8 novembre – San Pedro de Atacama: Valle de la Muerte y Valle de la Luna

Je me paie le luxe d’une bonne grasse mat. Comme d’habitude Nico est réveillé avant et se paie le luxe de quelques heures sans moi avec un bon café dans un bar tenu il se trouve par un Français installé et marié localement. Réflexion typique à la Nico : « Il est bogosse, donc j’aimerais bien voir sa femme. »…
Une fois tous d’attaque, nous partons à la recherche d’une agence pour les tours des jours à venir. On s’accorde sur une malgré le fait que la nana est totalement « défoncée au crack », expression habituelle de Nico qui s’applique tout à fait dans ce cas. Elle a un œil à moitié fermé et tout rouge qu’elle cache avec une paire de lunettes de soleil même dans le bureau, on ne comprend rien à ce qu’elle raconte (bon c’est aussi certainement parce qu’on est mauvais en espagnol et qu’elle est chilienne donc parle vite avec un accent et des expressions toutes bizarres), elle a du mal à écrire et à détacher le coupon pré-découpé… Mais il parait que l’agence est bien. Mouaif, ça reste à voir.
On décide de répartir les risques en en choisissant une autre pour l’autre tour. Elle est beaucoup moins chère que les autres, on est curieux de savoir pourquoi, on est des oufs de la vie donc on prend.

Pour le déjeuner, on se laisse tenter par un resto encore une fois au cadre vraiment canon, très cher sur la carte mais avec des plats du jour totalement dans une autre dimension de prix, ce qui n’a pas beaucoup de sens. 5000 pesos (il faut diviser par 700 pour l’euro, pratique hein ?) pour un plat et un verre de vin, pour le coin c’est bien. Curry délicieux pour les filles, cannelonis pas mal pour les mecs, ce n’est pas de la grande cuisine mais on n’a jamais aussi bien mangé que depuis notre arrivée au Chili la veille. On se rend compte à quel point on commençait à saturer de la nourriture de ces deux derniers mois et quel contraste il peut y avoir à quelques dizaines de kilomètres de la frontière bolivienne.

Nico et moi retournons au café Adobe squatter le wifi. Le serveur s’avère être également Français. Il est en vadrouille, vient de débarquer à San Pedro et a trouvé ce job pour se faire un peu d’argent.

16h, c’est l’heure du départ de notre tour. On embarque dans un mini-bus avec une dizaine d’autres personnes. Le chauffeur-guide est plutôt cool mais alors on ne comprend pas un traître mot de ce qu’il raconte. Ce qui est rassurant c’est que c’est également le cas de personnes meilleures que nous.
J’en profite pour apporter une précision exigée par Nico : sur le groupe de quatre que nous formons il est notre traducteur officiel, ce qui ne lui était jamais arrivé dans aucune langue (sauf éventuellement en patois bressan mais je doute de la plus-value) et, il l’admet, ne lui arrivera certainement plus. C’est donc son heure de gloire, même si en cet instant même il ne peut pas grand-chose pour nous.

Première étape, la Valle de la Muerte, que l’on admire d’un plateau qui la domine. Les couleurs sont magnifiques.



On descend dans la vallée par une courte balade, qui nous permet d’entamer la discussion avec Oreste, un Italien de notre groupe, moniteur de ski, décidément.
On reprend le bus de l’autre côté du canyon, direction la Piedra del Coyote. C’est un rocher suspendu dans le vide qui rappelle ceux que l’on voit dans le dessin animé « Bip Bip et le Coyote ». Il y a même la fissure à la base du rocher, comme celle qui fait que le coyote se retrouve immanquablement écrabouillé quelques centaines de mètres plus bas. On essaie de ne pas y penser en faisant les photos…
Par ailleurs, le reste du paysage est canon. Le guide nous explique que des scientifiques japonais ont déterminé que c’était la région du monde dont le relief était le plus proche de celui rencontré sur Mars. On n’est jamais allés sur Mars mais on veut bien les croire. D'ailleurs le nom "Valle de la Muerte" précédent est une déformation du nom d'origine qui est "Valle de Marte" ou "Vallée de Mars".


On continue avec les Tres Marias, une formation rocheuse qui fait penser à trois personnages, deux mines de sel à ciel ouvert abandonnées et l’Amphiteatro dont le nom vient évidemment de la forme inouïe de ce rocher.


Le but ultime de ce tour est d’admirer le coucher de soleil sur la Valle de la Luna et sa dune. Pourtant on sent qu’on est un peu en retard, et effectivement nous arrivons sur le site alors que le soleil est déjà très bas. On rigole bien sur cette organisation quand même pas très pro. Les sites précédents étaient bien mais ne servent qu’à préparer cette dernière étape, à laquelle on arrive trop tard, c’est ballot. Heureusement que l’on n’a pas payé plus cher.
Mais on ne boude pas notre plaisir, la lumière est magnifique, les vues restent splendides.












On rentre à San Pedro en début de soirée et on se pose pour la énième fois au café Adobe. Les plats sont un peu chers, mais joliment présentés et bons, aaaaah quel plaisir de bien manger. Je n’avais pas prévu de commander à nouveau une pizza mais la curiosité l’a emportée : camembert-poire, on ne peut pas laisser passer ça dans le nord du Chili. Excellent choix, c’est très bon. Oreste qui nous a rejoints teste également et valide. Label italien, c’est du sérieux.



Risotto de quinoa
Le lever est matinal demain donc on zappe le bar qui nous tendait les bras et on va se coucher comme des grands.

Les autres photos sont LA.

2 commentaires:

  1. Toujours un plaisir de te lire comme je te disais en live. En plus de tout ça et des photos j'aime beaucoup les détails culinaires ! Si vous mangez plus varié désormais, prends plein de photos des plats !
    Fabrice.

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  2. Je kiffe la Valle de la Luna et sa dune !!
    Superbe...

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