Samedi 6 novembre – Sud Lipez, Salar et Uyuni
Lever à 4h30 pour un départ à 5h car il est prévu de voir le lever de soleil sur le salar. On part avec un peu de retard, il fait nuit et froid. Edwin a l’air fatigué mais sobre, ou en tous cas il cache bien son jeu. On part dans le noir, à la suite des autres 4x4. On avance sur l’étendue à perte de vue du salar, avec les lueurs du jour qui commencent à poindre. Au bout d’une quinzaine de minutes, les trois voitures s’arrêtent et nous descendons pour admirer le lever du soleil…
Lever à 4h30 pour un départ à 5h car il est prévu de voir le lever de soleil sur le salar. On part avec un peu de retard, il fait nuit et froid. Edwin a l’air fatigué mais sobre, ou en tous cas il cache bien son jeu. On part dans le noir, à la suite des autres 4x4. On avance sur l’étendue à perte de vue du salar, avec les lueurs du jour qui commencent à poindre. Au bout d’une quinzaine de minutes, les trois voitures s’arrêtent et nous descendons pour admirer le lever du soleil…
Minute culturelle: le Salar du Lac Tunupa, plus connu sous le nom de Salar d’Uyuni, est le résultat de l’histoire géologique de la région. Lors de l’apparition des Andes il y a 25 millions d’années, l’altiplano qui était au niveau de la mer s’est retrouvé entre deux chaînes de montagnes, le sel a été dissous et transporté par l’eau dans les zones en contrebas vers le Sud. Une série de cycles d’inondations et de sécheresses ont formé des lacs, certains étant devenus les salars de la région. Le Salar d’Uyuni compte 500m de couches de sel de profondeur provenant de 11 lacs s’étant asséchés successivement à cet endroit. C’est le plus grand du monde avec ses 12500km² et son altitude de 3650m rend les conditions climatiques particulièrement extrêmes.
Une fois le lever de soleil admiré et re-admiré, nous reprenons la voiture pour atteindre rapidement l’île Inca Huasi ou Isla del Pescado, la plus connue de toutes celles du Salar. Ces îles sont les anciens sommets des volcans et montagnes.
Elle est célèbre pour être couverte de plus de 6000 cactus, certains vraiment immenses. Le sol est couvert d’une couche calcaire d’une dizaine de centimètres composée d’algues fossilisées.
La lumière du petit matin, le nombre et la taille imposants des cactus, le salar immense, tout est réuni pour être impressionné. C’est même presque calme une fois le groupe de retraités français semé. Nico tombe amoureux de l’endroit et veut y être abandonné…
Attention, les jours précédents c'était orgie de flamands, aujourd'hui c'est orgie de cactus, j'espère que vous aimez ça... Enfin peu importe, vous en aurez quand même.
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| 1000 ans... |
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| Le jour où nous avons appris que les cactus étaient de vrais arbres, avec un tronc etc... |
Pour parfaire le tout, le petit déjeuner est servi au pied de l’île. O-N E-S-T B-I-E-N.
Nico en profite d’ailleurs pour demander, avec l’incroyable finesse qui le caractérise, à Pascal si la soirée de la veille fut productive... Ah, lorsqu’il s’agit de parler minettes avec un Allemand on retrouve son anglais, par contre lorsqu’il s’agit de répondre aux Australiens porteurs de cuy la réponse immédiate est « Lo siento, no hablo inglès ».
Nous repartons à regret et avançons sur le Salar jusqu’à atteindre une zone dégagée, avec un blanc lumineux à perte de vue. C’est le moment de s’arrêter pour les « fotos loco », les photos en trompe-l’œil ultra-classiques des visites du Salar. Manquant de points de perspective, il est (presque) facile de prendre des photos improbables. Cela donne des scènes comiques avec des gens dans des positions totalement ridicules. Mais on s’amuse comme des gamins et on reste une éternité à trouver les idées les plus débiles les unes que les autres. Un petit échantillon.



Vous aurez peut-être remarqué la tête improbable que Nico fait sur ces photos... Pour vous éviter l'effort de zoomer, je me suis permis de vous faire une petite sélection.
Pour faire ces photos, on se retrouve dans des positions étonnantes, qui sont très drôles à regarder de l'extérieur.
On reprend notre sérieux et on repart pour ce qui s’annonce comme la fin du tour.


On aperçoit rapidement les Montones de sal, les tas formés par les personnes récoltant le sel afin de les faire sécher et les transporter sous cette forme.

Nous disons adieu au Salar et nous arrêtons en bordure dans le village de Colchani pour le déjeuner. En attendant qu’il soit servi, nous nous baladons dans ce lieu digne du Far West. Honnêtement, tous les clichés sont réunis avec des rues poussiéreuses et désertes, une place vide où flottent des sacs plastiques, des voies de chemin de fer avec wagons abandonnés, un terrain de foot désertique etc. J’adore.





Un dernier repas dans une maison en sel, et c’est le grand départ. Nous devions nous arrêter dans le cimetière des trains juste avant d’atteindre Uyuni mais nous n’y avons pas droit, sans trop savoir pourquoi.
Arrivée à Uyuni, photos souvenirs, adieux, c’est la fin de ce tour vraiment génial où nous avons vu tellement de paysages incroyables qu’on a du mal à se souvenir de tout. Heureusement qu’il y a les 600 photos… Et on se dit également qu’on a décidément bien de la chance depuis le début de ce voyage, nous sommes encore tombés sur des compagnons de voyage nickel. Entre les groupes de notre agence et les incrustes, une quinzaine de personnes bien sympas avec qui il a été bien bon de partager tout ça.
L’arrivée à Uyuni nous remet vite les pieds sur terre, la ville est totalement glauque et n’a absolument aucun intérêt. Nous avions entendu plusieurs personnes nous dire qu’elles avaient rapidement changé leurs plans en la découvrant, on comprend pourquoi, nous n’avons absolument aucune envie de nous y attarder.
Nous avions demandé à l’agence du tour de nous réserver un transfert dès l’après-midi vers San Pedro de Atacama côté chilien. Kayleigh et Andy, les deux Anglais de l’autre 4x4, sont également intéressés. Edwin nous dépose à l’agence qui doit gérer tout cela. Dommage, elle est fermée. Il arrive à dégoter la patronne de l’hôtel en face qui a les clés. Elle ouvre le bureau, tout ça pour nous dire qu’elle ne peut rien faire à part ça et que la secrétaire sera de retour à 15h30. Heu… ça a servi à quoi d’ouvrir ? Elle nous propose au moins de garder nos sacs en attendant, ce qu’on fait.
On repart donc se balader en ville, ce qui est fait en à peu près 5mn. On se pose donc sur la place « principale » qui ne ressemble pas à grand-chose. 100% des gringos de la ville sont rassemblés sur les trois terrasses de bars/restaurants côte à côte. On retrouve toutes les têtes familières du tour, dont Raphaël et Pascale.
A 15h45 (on ne croyait pas trop aux 15h30) on retourne sans conviction à l’agence. Effectivement elle est encore fermée mais quelqu’un arrive assez rapidement. Ok pour notre réservation, ok pour ajouter les deux autres, rendez-vous à 17h, et c’est même moins cher que prévu… Ah non, finalement c’est pareil car sinon le dîner et le petit-déjeuner sont en extra. On se disait aussi…
Un nouveau petit tour au café, puisqu’il n’y a strictement rien à faire d’autre, un dernier au revoir à Rapha et Pascale, et on revient à l’heure prévue.
Pas de voiture. 17h30, toujours pas. Le type de l’agence nous assure qu’elle arrive dans 5 minutes « mas o menos ». Oooooh il a sorti le « mas o menos », on est foutus. « Plus ou moins » ici, ça veut dire une marge d’erreur de 1500%. Son pote est mort de rire. Il nous parle du temps bolivien. Oui oui on le connaît bien celui-là.
Entre temps, notre ami se rappelle une chose : est-ce qu’on a gardé nos billets d’entrée pour le parc national payés deux jours avant ? Car si on les a jetés, il faudra repayer. Oui oui même si on ne fait que passer pendant un transfert. C’est une blague ??? Le billet coûte 150 bolivianos, 15€ ! On fouille nerveusement nos affaires, ouf pour nous c’est bon, pour Kayleigh aussi, mais pas Andy. On l’envoie demander aux autres gringos au café mais ils ont tous disparus. Par miracle j’aperçois Rapha et Pascale sur le trottoir d’en face et ils veulent bien nous donner un des leurs.
Le 4x4 débarque à 18h15. Le temps d’installer nos sacs sur le toit et on sent qu’il est également prêt à embarquer deux ou trois autres personnes. On commence à s’énerver, on a payé cher (25€) pour être tranquilles à 4 dedans, pas serrés comme des sardines, surtout pour 7h qui suivent 4 jours non-stop dans les mêmes conditions. Les types sentent qu’il ne faut pas trop abuser pour cette fois et refusent les extras.
On part à 18h30, on est ravis.
Nous repartons à regret et avançons sur le Salar jusqu’à atteindre une zone dégagée, avec un blanc lumineux à perte de vue. C’est le moment de s’arrêter pour les « fotos loco », les photos en trompe-l’œil ultra-classiques des visites du Salar. Manquant de points de perspective, il est (presque) facile de prendre des photos improbables. Cela donne des scènes comiques avec des gens dans des positions totalement ridicules. Mais on s’amuse comme des gamins et on reste une éternité à trouver les idées les plus débiles les unes que les autres. Un petit échantillon.



Vous aurez peut-être remarqué la tête improbable que Nico fait sur ces photos... Pour vous éviter l'effort de zoomer, je me suis permis de vous faire une petite sélection.
Pour faire ces photos, on se retrouve dans des positions étonnantes, qui sont très drôles à regarder de l'extérieur.
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| Nous tairons le nom de cette personne en position tout à fait indécente... |


On aperçoit rapidement les Montones de sal, les tas formés par les personnes récoltant le sel afin de les faire sécher et les transporter sous cette forme.

Nous disons adieu au Salar et nous arrêtons en bordure dans le village de Colchani pour le déjeuner. En attendant qu’il soit servi, nous nous baladons dans ce lieu digne du Far West. Honnêtement, tous les clichés sont réunis avec des rues poussiéreuses et désertes, une place vide où flottent des sacs plastiques, des voies de chemin de fer avec wagons abandonnés, un terrain de foot désertique etc. J’adore.





Un dernier repas dans une maison en sel, et c’est le grand départ. Nous devions nous arrêter dans le cimetière des trains juste avant d’atteindre Uyuni mais nous n’y avons pas droit, sans trop savoir pourquoi.
Arrivée à Uyuni, photos souvenirs, adieux, c’est la fin de ce tour vraiment génial où nous avons vu tellement de paysages incroyables qu’on a du mal à se souvenir de tout. Heureusement qu’il y a les 600 photos… Et on se dit également qu’on a décidément bien de la chance depuis le début de ce voyage, nous sommes encore tombés sur des compagnons de voyage nickel. Entre les groupes de notre agence et les incrustes, une quinzaine de personnes bien sympas avec qui il a été bien bon de partager tout ça.
L’arrivée à Uyuni nous remet vite les pieds sur terre, la ville est totalement glauque et n’a absolument aucun intérêt. Nous avions entendu plusieurs personnes nous dire qu’elles avaient rapidement changé leurs plans en la découvrant, on comprend pourquoi, nous n’avons absolument aucune envie de nous y attarder.
Nous avions demandé à l’agence du tour de nous réserver un transfert dès l’après-midi vers San Pedro de Atacama côté chilien. Kayleigh et Andy, les deux Anglais de l’autre 4x4, sont également intéressés. Edwin nous dépose à l’agence qui doit gérer tout cela. Dommage, elle est fermée. Il arrive à dégoter la patronne de l’hôtel en face qui a les clés. Elle ouvre le bureau, tout ça pour nous dire qu’elle ne peut rien faire à part ça et que la secrétaire sera de retour à 15h30. Heu… ça a servi à quoi d’ouvrir ? Elle nous propose au moins de garder nos sacs en attendant, ce qu’on fait.
On repart donc se balader en ville, ce qui est fait en à peu près 5mn. On se pose donc sur la place « principale » qui ne ressemble pas à grand-chose. 100% des gringos de la ville sont rassemblés sur les trois terrasses de bars/restaurants côte à côte. On retrouve toutes les têtes familières du tour, dont Raphaël et Pascale.
A 15h45 (on ne croyait pas trop aux 15h30) on retourne sans conviction à l’agence. Effectivement elle est encore fermée mais quelqu’un arrive assez rapidement. Ok pour notre réservation, ok pour ajouter les deux autres, rendez-vous à 17h, et c’est même moins cher que prévu… Ah non, finalement c’est pareil car sinon le dîner et le petit-déjeuner sont en extra. On se disait aussi…
Un nouveau petit tour au café, puisqu’il n’y a strictement rien à faire d’autre, un dernier au revoir à Rapha et Pascale, et on revient à l’heure prévue.
Pas de voiture. 17h30, toujours pas. Le type de l’agence nous assure qu’elle arrive dans 5 minutes « mas o menos ». Oooooh il a sorti le « mas o menos », on est foutus. « Plus ou moins » ici, ça veut dire une marge d’erreur de 1500%. Son pote est mort de rire. Il nous parle du temps bolivien. Oui oui on le connaît bien celui-là.
Entre temps, notre ami se rappelle une chose : est-ce qu’on a gardé nos billets d’entrée pour le parc national payés deux jours avant ? Car si on les a jetés, il faudra repayer. Oui oui même si on ne fait que passer pendant un transfert. C’est une blague ??? Le billet coûte 150 bolivianos, 15€ ! On fouille nerveusement nos affaires, ouf pour nous c’est bon, pour Kayleigh aussi, mais pas Andy. On l’envoie demander aux autres gringos au café mais ils ont tous disparus. Par miracle j’aperçois Rapha et Pascale sur le trottoir d’en face et ils veulent bien nous donner un des leurs.
Le 4x4 débarque à 18h15. Le temps d’installer nos sacs sur le toit et on sent qu’il est également prêt à embarquer deux ou trois autres personnes. On commence à s’énerver, on a payé cher (25€) pour être tranquilles à 4 dedans, pas serrés comme des sardines, surtout pour 7h qui suivent 4 jours non-stop dans les mêmes conditions. Les types sentent qu’il ne faut pas trop abuser pour cette fois et refusent les extras.
On part à 18h30, on est ravis.
Le trajet commence en silence, notre chauffeur ne s’est même pas présenté. J’entre en grande discussion avec Kayleigh et Andy, avec qui nous n’avions pas vraiment eu l’occasion de parler pendant le tour. La conversation est animée, ça fait passer le temps. Nico décroche rapidement en anglais et socialise avec Alberto, qui n’est tout de même pas un grand bavard, pour changer, mais un minimum sympa. Nico passe même devant à côté de lui histoire d’améliorer son espagnol (et de vérifier qu’Alberto ne s’endorme pas au volant).
Après 3h de route, la nuit est largement tombée et nous arrivons totalement dans le noir dans un village autour d’une unique rue déserte, sans éclairage, ni âme qui vive. Il n’y a pas de raison de s’inquiéter mais on ne peut pas s’empêcher de penser qu’on est au milieu de vraiment nulle part de chez nulle part. Alberto s’engage dans la cour d’une maison qu’il est impossible de distinguer de sa voisine. Il y a un seul faible éclairage dans une des pièces donnant sur la cour. Une femme sort et nous montre notre chambre. Elle est grande avec six lits bien faits. On passe à table. Repas servi sans un sourire et sans un mot par la femme, vraiment pas luxueux : soupe très légère, œufs sur le plat, riz blanc et quelques tranches de tomates fraîches… On avale tout cela rapidement et on va se coucher.
Si on devait se faire trucider, ça aurait bien été là…
On comprendra le lendemain que notre départ tardif d’Uyuni a changé un peu les plans et que nous aurions dû nous arrêter dans le village suivant. Notre séjour était donc improvisé, d’où la qualité de l’accueil et du repas…
Les lits sont plus confortables que prévu et on passe une bonne nuit.
Demain, nous passons au Chili, quatrième pays de nos parcours !
Les autres photos sont LA.



































Génial ! A quelques variantes près, on revit notre experience du Salar. Quand aux photos,sublimes ! Viviane tu m'as décidé à passer au réflex, ça y est il est commandé...
RépondreSupprimerPascale et Raphaël.
PS : pour la photo je vais mettre en ligne sur FB la définitive super classe...
tinlinlinlin ouin ouin ouiiiiiiiiiin...
RépondreSupprimerBon ok je suis nulle pour faire la musique du Far West!
Zolies les photos, comme d'habitude. Et voir Nico prendre autant de plaisir à se faire prendre en photo... ça n'a pas de prix!
Biz
Bibi