Dimanche 25 octobre au Lundi 1er novembre – Sucre
Un post pour notre semaine passée à Sucre, capitale bolivienne où il fait bon vivre… Et comme nous sommes nuls en espagnol, on va parler de dulce vida, qui sait si ça se dit...
Un post pour notre semaine passée à Sucre, capitale bolivienne où il fait bon vivre… Et comme nous sommes nuls en espagnol, on va parler de dulce vida, qui sait si ça se dit...
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| Notre semaine à Sucre |
Nous avons réservé notre logement de la semaine en un lieu assez surprenant : le consulat de France. C’est un contact qui nous a été donné en Equateur par Inge et Philippe, croisés à Quilotoa. Nous avons écrit un mail prudent la semaine précédente, ayant vaguement un doute sur la réalité de ce bon plan... « Pardon monsieur le consul, il paraitrait qu’on peut louer des chambres chez vous, si c’est le cas on est intéressés, sinon on est vraiment désolés du dérangement. » La réponse est détendue est sympa, signée Christophe.
On se pointe donc en taxi à l’adresse du consulat, on sonne, petit problème de communication interculturelle avec une employée à l’interphone, et finalement une femme ouvre la porte en nous posant immédiatement la question « Vous avez des problèmes ? ». « Heu… non, enfin on ne pense pas, pas encore?. » Nous ne sommes pas au bon endroit, le consulat a changé d’adresse. Ah ben merci le Lonely Planet.
Au consulat, nous sommes accueillis par un gamin d’une dizaine d’années en jogging. Décidément, tout ça est un peu surréaliste. Il s’avère qu’il est le fils du consul, il était prévenu, il nous fait donc visiter les lieux et nous avons le luxe de choisir notre chambre pour la semaine.
Nous aurons les explications plus tard. Christophe a été nommé il y a un an et demi Consul honoraire de France à Sucre. C’est une fonction bénévole, qui consiste essentiellement à gérer la panique des touristes qui se sont fait voler leur passeport. A part ça, il est chef d’entreprises, l’une dans le tourisme, l’autre dans la distribution de médicaments. Il a acheté sa maison il y a quelques années, et elle devient automatiquement le consulat puisque le consul y habite. Mais il peut en faire ce qu’il veut, et créer des chambres d’hôtes en particulier. 4 chambres et 3 studios en l’occurrence.
La maison est immense, avec un bâtiment principal de style colonial autour d’un très beau patio, et les chambres sont agréables, dans une annexe au fond de la propriété. C’est calme (sauf quand le voisin met sa musique à fond, merci la techno pourrie à un volume ahurissant à 7h du mat le samedi), fleuri, impeccable pour une semaine à ne rien faire.
Nous avons une salle de bains partagée avec la chambre voisine mais finalement privative puisque nous n’avons pas eu de voisins, et une cuisine commune, qui a fait notre bonheur puisque nous rêvions d’enfin pouvoir nous faire à manger tranquillement. Et il y a même un salon immense dans la cour principale, avec des centaines de DVD à dispo, de quoi finir de nous tenter de ne pas mettre le nez dehors.
Notre semaine studieuse
Le temps de nous installer (aaaaaah le bonheur simple de déballer entièrement son sac et de pouvoir tout ranger dans une penderie et des placards…), de faire un premier tour en ville et nous nous rendons au rendez-vous fixé par email au Joy Ride Café (un repère à gringos) avec notre future prof d’espagnol pour la semaine. En effet, c’est la raison principale pour laquelle nous avons décidé de rester un moment à Sucre, c’est pour avoir le temps, pour moi d’acquérir des bases, et pour Nico de s’améliorer et ainsi profiter encore plus de notre séjour.
Ses indications : « Je porterai un top rose et noir ». Bien évidemment, les deux tiers des filles qui rentrent dans le bar sont habillées comme ça… On trouve finalement notre Cheryl.
On se met d’accord sur les conditions, un cours de test le lendemain et le reste de la semaine en fonction, à 25 bolivianos de l’heure par personne soit 2,50€, moins cher que prévu, et à domicile, parfait.
Le premier cours dure 3h, pendant lesquelles elle évalue notre niveau. A la grande fierté de Nico, elle nous suggère de nous séparer, Nico ayant pas mal d’avance. Il me demande d’utiliser l’expression « un monde d’écart », je vous la transmets donc. 8h30-10h30 pour lui, 10h30-12h30 pour moi (pas mal négocié de ma part non ?).
En tous cas, ces cours nous ont beaucoup plu. De mon côté cela m’a vraiment donné les premières bases donc j’ose maintenant m’exprimer en espagnol et je suis motivée pour commencer à le travailler par moi-même dans le bouquin. Nico a pu pratiquer, ce qui était d’autant plus agréable avec une jeune femme tout à fait sympathique. Et effectivement nous avons pu discuter avec elle de nombreux sujets.
La ville
Sucre est une ville de 250 000 habitants, à 2800m d’altitude environ donc bizarrement le plus bas pour nous depuis Quito au tout début du voyage (exception faite de l’Amazonie). C’est la capitale constitutionnelle du pays même si les institutions politiques et l’économie se concentrent à La Paz. Elle a une importance particulière dans l’histoire bolivienne car elle a été le point de départ des luttes indépendantistes menées par le maréchal Sucre, qui lui a donné son nom et lui a fait acquérir ce statut de capitale.
Elle a donc un charme colonial avec ses maisons blanchies à la chaux, un climat doux et ensoleillé, et surtout elle est très sûre, ce qui est particulièrement agréable pour nous touristes.
Pas d’agressions de gringos, pas vraiment de délinquance, on peut se balader tard en centre-ville, ça change. Christophe nous racontera que la conséquence de cette atmosphère détendue est que les touristes se relâchent un peu trop, et un sac à dos qui traîne par terre dans un cybercafé reste quand même tentant pour les gamins des rues qui passent partout vendre des babioles, d’où des vols assez fréquents. Mais sans violence, contrairement à ce qui peut se passer ailleurs.
Il y a sinon une ambiance jeune car c’est une ville d’enseignement. C’est très sympa, avec tous ces jeunes partout, en particulier lors de la fiesta dont je parlerai juste après. Et puis pour l’anecdote, c’est donc ici que j’ai vu la plus grande concentration de beaux gosses mesdames. Jusqu’à présent, les Sud-Américains ne m’avaient qu’exceptionnellement titillé les yeux, mais ici beaucoup de charmants jeunes hommes. Nico n’était pas mécontent de la gente féminine locale non plus, donc tout va bien.
La fiesta des étudiants
En fin de semaine, nous avons assisté à une fiesta qui réunissait des milliers d’étudiants, défilant par promo et spécialité, sur de la musique folklorique et selon des chorégraphies de danses traditionnelles. Le vendredi soir, répétition générale en T-shirts personnalisés à slogans (les filles d’un groupe arboraient par exemple « Yo no soy infiel, el infiel es tu chico !!! » (« Je ne suis pas infidèle, c’est toi l’infidèle mec ») allez chercher le rapport…
Il y a sinon une ambiance jeune car c’est une ville d’enseignement. C’est très sympa, avec tous ces jeunes partout, en particulier lors de la fiesta dont je parlerai juste après. Et puis pour l’anecdote, c’est donc ici que j’ai vu la plus grande concentration de beaux gosses mesdames. Jusqu’à présent, les Sud-Américains ne m’avaient qu’exceptionnellement titillé les yeux, mais ici beaucoup de charmants jeunes hommes. Nico n’était pas mécontent de la gente féminine locale non plus, donc tout va bien.
La fiesta des étudiants
En fin de semaine, nous avons assisté à une fiesta qui réunissait des milliers d’étudiants, défilant par promo et spécialité, sur de la musique folklorique et selon des chorégraphies de danses traditionnelles. Le vendredi soir, répétition générale en T-shirts personnalisés à slogans (les filles d’un groupe arboraient par exemple « Yo no soy infiel, el infiel es tu chico !!! » (« Je ne suis pas infidèle, c’est toi l’infidèle mec ») allez chercher le rapport…
Et le samedi, l’après-midi puis à nouveau en soirée, en costumes bariolés.
C’était assez sympa à regarder, et surtout étonnant de voir à quel point ils étaient tous mais vraiment tous ultra motivés, ultra dynamiques, souriants, dansants, même après des heures et des heures de défilé. Les promos s’affichent, avec les économistes, les instits, les infirmières etc. Impossible d’imaginer la même chose en France, avec des étudiants d’éco en costume breton dansant tout le samedi aprem sur le boulevard Saint Germain… Culture de la fiesta sud-américaine, il n’y a aucun doute !
Pour l’anecdote, nous étions en train de regarder le défilé samedi soir lorsque je me fais bousculer violemment par une femme qui se trouvait derrière moi et me pousse sur la chaussée. En réalité elle avait été elle-même déséquilibrée par un type qui s’est écroulé de tout son long et qui se trouve maintenant allongé sur le dos, à moitié sur le trottoir à moitié sur la rue, les mains jointes crispées comme dans une prière, les yeux écarquillés et le corps tétanisé. Je prends peur pendant quelques secondes, le temps de réaliser ce qui se passe, je me dis qu’il fait peut être une crise d’épilepsie ou quelque chose comme ça, en tous cas il fait peine à voir. Pendant ce temps, les gens autour se contentent de le regarder, ne réagissent pas du tout, et certains rigolent même. Incroyable. On n’a toujours pas compris ce comportement. Bref, c’est moi qui ai dû taper sur l’épaule du policier qui se trouvait à côté pour lui indiquer que le pauvre type avait un souci. Ils ont dû s’y prendre à trois pour l’emmener, étant un véritable poids mort...
Les visites et activités
Nous n’avons visité que le strict minimum durant cette semaine décidément vraiment de relâche: Museo de la Recoleta (un monastère toujours en activité que l’on peut visiter accompagné pour ne pas perturber la vie des frères), Museo de Arte Indigeno (tissage traditionnel, créé dans le cadre d’un programme régional destiné à soutenir et développer cette activité dans les villages pauvres, tissus magnifiques et démonstrations impressionnantes: 2cm par jour seulement, c’est du grand art), Museo Ethnografico (expo temporaire de masques traditionnels.), et Casa de la Libertad (belle bâtisse consacrée à l’histoire de l’indépendance de la Bolivie, dont Sucre (le maréchal et la ville) est au cœur).
C’était assez sympa à regarder, et surtout étonnant de voir à quel point ils étaient tous mais vraiment tous ultra motivés, ultra dynamiques, souriants, dansants, même après des heures et des heures de défilé. Les promos s’affichent, avec les économistes, les instits, les infirmières etc. Impossible d’imaginer la même chose en France, avec des étudiants d’éco en costume breton dansant tout le samedi aprem sur le boulevard Saint Germain… Culture de la fiesta sud-américaine, il n’y a aucun doute !
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| Macho, macho maaaaaaaaaaaaan |
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| Ils ont vraiment la pêche |
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| Ca c'est de la sono |
Pour l’anecdote, nous étions en train de regarder le défilé samedi soir lorsque je me fais bousculer violemment par une femme qui se trouvait derrière moi et me pousse sur la chaussée. En réalité elle avait été elle-même déséquilibrée par un type qui s’est écroulé de tout son long et qui se trouve maintenant allongé sur le dos, à moitié sur le trottoir à moitié sur la rue, les mains jointes crispées comme dans une prière, les yeux écarquillés et le corps tétanisé. Je prends peur pendant quelques secondes, le temps de réaliser ce qui se passe, je me dis qu’il fait peut être une crise d’épilepsie ou quelque chose comme ça, en tous cas il fait peine à voir. Pendant ce temps, les gens autour se contentent de le regarder, ne réagissent pas du tout, et certains rigolent même. Incroyable. On n’a toujours pas compris ce comportement. Bref, c’est moi qui ai dû taper sur l’épaule du policier qui se trouvait à côté pour lui indiquer que le pauvre type avait un souci. Ils ont dû s’y prendre à trois pour l’emmener, étant un véritable poids mort...
Les visites et activités
Nous n’avons visité que le strict minimum durant cette semaine décidément vraiment de relâche: Museo de la Recoleta (un monastère toujours en activité que l’on peut visiter accompagné pour ne pas perturber la vie des frères), Museo de Arte Indigeno (tissage traditionnel, créé dans le cadre d’un programme régional destiné à soutenir et développer cette activité dans les villages pauvres, tissus magnifiques et démonstrations impressionnantes: 2cm par jour seulement, c’est du grand art), Museo Ethnografico (expo temporaire de masques traditionnels.), et Casa de la Libertad (belle bâtisse consacrée à l’histoire de l’indépendance de la Bolivie, dont Sucre (le maréchal et la ville) est au cœur).
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| Monastère de la Recoleta |
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| Cèdre millénaire, classé au Patrimoine mondial |
On a testé le ciné local pour aller voir Wall Street, pas mal par ailleurs. Absolument tout le monde dans la salle dévore son pop-corn géant, comme s’ils ne mangeaient déjà pas assez de maïs au quotidien. Autre bizarrerie, un ticket vaut deux places, comme s’il était inenvisageable d’y aller seul. 2€ pour deux, dans une salle moderne, ça fait rêver pour la France.
Le manger, très important
Nous n’avons pas fait grand-chose de constructif pendant cette semaine à Sucre mis à part les cours d’espagnol, donc nous en avons profité entre autres pour nous faire plaisir en termes de nourriture.
L’idée de base était de se préparer à manger autant que possible, étant un peu fatigués de la combinaison permanente viande-riz-pommes de terre. Donc courses au supermarché et au marché (où l’on s’est certainement fait bien entubés sur le prix des fruits et légumes mais c’est le jeu) et repas simples mais plaisants à base de pastas, salades, et légumes en tous genres.
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| En-cas vendu dans la rue et dans les bus, à base de maïs |
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| Maïs grillé servi dans les bars, on ne peut plus les voir... |
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| Etal de viande au marché, miam... et encore vous ne voyez pas les mouches |
Autre spécialité rencontrée depuis plusieurs villes déjà, ce sont les salteñas, dont nous avons fait un bon repas à la maison. Ce sont des chaussons fourrés avec de la viande cuite avec des oignons, des carottes, de la cannelle et d’autres épices, un œuf et des olives. Bourratif mais très parfumé.
Le vendredi soir, pas très en appétit, nous nous posons au Joy Ride histoire de grignoter un petit quelque chose. Nous nous décidons pour un pique, qui se présente comme une assiette un peu fourre-tout typique de la région. C’est 40 bolivianos pour une assiette individuelle, contre 60 pour la grande pour 3, donc c’est parti pour la grande. Ooooh quelle erreur. Nous voyons arriver une sorte de montagne de nourriture, constituée d’une pile de frites, couverte de tranches de saucisses et d’oeufs, de petits morceaux de bœuf, d’oignons, et enfin d’une bonne louche de crème fraîche, le tout noyé de sauce. Je pense que Nico a failli vomir dans l’assiette rien qu’à sa vue. Mais finalement cela s’avère vraiment très bon. Le problème étant qu’elle est tombée le soir où nous n’avions pas faim (forcément après un apéro bière-chips-cacahuètes) donc nous en laissons honteusement un bon tiers.
Notre repas d’exception de la semaine était à La Taverne, en français dans le texte puisque c’est le restaurant de l’Alliance Française. Il nous avait été recommandé partout et par tous, en particulier Christophe le consul, et un couple de Français qui nous en avait chanté les louanges, y étaient retournés plusieurs fois etc. Grande attente donc. Déception, forcément. Entrées quelconques, viandes en revanche exceptionnelles de tendreté mais accompagnements et sauces vraiment pas à la hauteur, n’est pas chef français qui veut. Mon bœuf était fourré aux olives, avec une sauce au roquefort… Mélange bizarre non ? Pour une note de 25€, ce qui est très très cher pour la Bolivie, c’est une réputation un peu surfaite…
Enfin, la production viticole du pays se concentre dans le sud du pays donc pas loin de chez nous. Nous avions eu un aperçu de luxe à Potosi, où Nico avait pris un verre du fameux Concepcion, le plus connu, mais en cuvée Réserve donc quand même à 2,50€ le verre ce qui est énorme ici. Il était excellent. Donc nouvelle tentative avec une cuvée moins prestigieuse à la maison, toujours agréable bien que très fort. Et également à la Taverne avec un autre cru, très bon. Une bonne surprise ces vins boliviens !
Voilà qui conclut notre semaine à Sucre, tranquille. Quelques petites balades en plus, un ou deux marchés, un peu de shopping (j’ai réussi à traîner Nico 2h dans un marché sans qu’il ne grogne. Il devait être en train de digérer le pique ?), mais vraiment beaucoup de temps passé à ne pas faire grand-chose, des siestes, des films, du blog, le vrai luxe des vacances longue durée.
On change maintenant de rythme après cette pause charmante, on ferme la parenthèse vacances pour repartir en voyage, vers le sud du pays et ses splendeurs naturelles !





































........... la dolce vita ............. ;)
RépondreSupprimerJana