Mercredi 3 novembre – Sud Lipez
Nous partons donc pour un tour que l’on attendait avec impatience.
La salle de restaurant de l’hôtel n’est remplie que de personnes au départ pour le même circuit, dont bien sûr mes amis bruyants de la veille. Oooh avec un peu de chance on part avec la même agence donc on va se les coltiner pendant 4 jours, géniaaaaaaal !
Effectivement, ils occuperont une des 3 jeeps de l’agence mais ils s’avèreront moins désagréables que prévu. Leur voiture est complétée par Samy, un moniteur de ski français fort sympathique. La deuxième équipe est composée d’un jeune couple anglais et de deux Allemandes. La nôtre est franco-allemande puisque nous sommes accompagnés de Pascal « ein Ossie » de 35 ans et Axel « ein Wessie » de 22ans. N’étant pas germanophone (comme 98,5% de la population française) je n’ai pas encore bien assimilé tout ce qu’impliquait cette différence mais ça avait l’air d’être très important pour Nico et nos deux Germains. Trois guides-chauffeurs et deux cuisinières, en tout 16 personnes que l’on va beaucoup voir dans les jours à venir.
Départ 9h.
Dès la sortie de la ville, nous nous engageons dans les canyons et les vallées rocailleuses qui font la réputation touristique de la région. Nous passons dans la Quebrada de Palala, avec d’immenses falaises rouges sculptées en pointes par l’érosion, puis après avec entamé une montée régulière dans sur les routes sinueuses nous atteignons le Sillar, une zone avec le même type de reliefs en contrebas.
Nous partons donc pour un tour que l’on attendait avec impatience.
La salle de restaurant de l’hôtel n’est remplie que de personnes au départ pour le même circuit, dont bien sûr mes amis bruyants de la veille. Oooh avec un peu de chance on part avec la même agence donc on va se les coltiner pendant 4 jours, géniaaaaaaal !
Effectivement, ils occuperont une des 3 jeeps de l’agence mais ils s’avèreront moins désagréables que prévu. Leur voiture est complétée par Samy, un moniteur de ski français fort sympathique. La deuxième équipe est composée d’un jeune couple anglais et de deux Allemandes. La nôtre est franco-allemande puisque nous sommes accompagnés de Pascal « ein Ossie » de 35 ans et Axel « ein Wessie » de 22ans. N’étant pas germanophone (comme 98,5% de la population française) je n’ai pas encore bien assimilé tout ce qu’impliquait cette différence mais ça avait l’air d’être très important pour Nico et nos deux Germains. Trois guides-chauffeurs et deux cuisinières, en tout 16 personnes que l’on va beaucoup voir dans les jours à venir.
Départ 9h.
Dès la sortie de la ville, nous nous engageons dans les canyons et les vallées rocailleuses qui font la réputation touristique de la région. Nous passons dans la Quebrada de Palala, avec d’immenses falaises rouges sculptées en pointes par l’érosion, puis après avec entamé une montée régulière dans sur les routes sinueuses nous atteignons le Sillar, une zone avec le même type de reliefs en contrebas.
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| Le Sillar |
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| Paysage désertique |
Nous nous arrêtons en fin de matinée au milieu d’une plaine désertique, appelée Awanapampa, pour le déjeuner. Notre cuisinière est une jeune fille de 18 ans dont c’est le premier tour. C’est la fille de la cuisinière des deux autres jeeps de l’agence et elle n’est là que pour un remplacement. Elle est timide, discrète et très gentille. Vous imaginez bien que son nom, Aniseta, a fait glousser Nico pendant 4 jours, accumulant les blagues débiles autour du pastis…
Le repas était préparé d’avance et il nous est servi rapidement sur une table improvisée, à l’arrière du 4x4. Il y a tout ce qu’il faut, le repas complet, boissons, assiettes et couverts, condiments etc. Et c’est bon ! Les repas pendant ce tour seront en général meilleurs que ceux pris dans la plupart des restaurants où nous sommes allés, c’est un comble.
On fait la connaissance des autres groupes, on papote, et on se régale.
La vue est sympathique avec des centaines de lamas en train de paître autour de nous et à perte de vue. Certains osent même s’approcher pour réclamer des restes. Tout le monde se prend à les nourrir.
Le repas était préparé d’avance et il nous est servi rapidement sur une table improvisée, à l’arrière du 4x4. Il y a tout ce qu’il faut, le repas complet, boissons, assiettes et couverts, condiments etc. Et c’est bon ! Les repas pendant ce tour seront en général meilleurs que ceux pris dans la plupart des restaurants où nous sommes allés, c’est un comble.
On fait la connaissance des autres groupes, on papote, et on se régale.
La vue est sympathique avec des centaines de lamas en train de paître autour de nous et à perte de vue. Certains osent même s’approcher pour réclamer des restes. Tout le monde se prend à les nourrir.
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| Bergers de lamas |
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| Table improvisée |
On reprend la route toujours à travers des paysages désertiques. C’est une caractéristique assez communes aux quatre jours donc au bout d’un moment je vais me lasser à le préciser…
Nous traversons plusieurs villages, et nous arrêtons dans celui de San Pablo de Lipez. Il semble minuscule, perdu au milieu de nulle part, dénudé, mais il compte quand même un collège et un hôpital… Attention quand on parle d’hôpital c’est une maison tout aussi en terre que les autres, mais avec une croix rouge dessus et Dieu sait quoi à l’intérieur. On discute avec deux ados un peu désœuvrés et curieux de ces gringos qui débarquent. L’échange est sympa, on apprend que l’un d’eux travaille dans la mine à quelques kilomètres. C’est le principal employeur du village. Notre guide nous apprend également que la communauté a réussi à produire des légumes dans cet environnement en maintenant les cultures au chaud grâce à l’énergie solaire.
Car les apparences sont trompeuses. Le paysage est aride, poussiéreux et vide mais d’une part il n’est pas du tout sec, au contraire, le sol regorge d’eau captée pendant la saison des pluies, mais d’autre part, étant à plus de 4000m d’altitude, il y fait extrêmement froid la nuit, ce qui n’est pas idéal pour l’agriculture.
Nous traversons plusieurs villages, et nous arrêtons dans celui de San Pablo de Lipez. Il semble minuscule, perdu au milieu de nulle part, dénudé, mais il compte quand même un collège et un hôpital… Attention quand on parle d’hôpital c’est une maison tout aussi en terre que les autres, mais avec une croix rouge dessus et Dieu sait quoi à l’intérieur. On discute avec deux ados un peu désœuvrés et curieux de ces gringos qui débarquent. L’échange est sympa, on apprend que l’un d’eux travaille dans la mine à quelques kilomètres. C’est le principal employeur du village. Notre guide nous apprend également que la communauté a réussi à produire des légumes dans cet environnement en maintenant les cultures au chaud grâce à l’énergie solaire.
Car les apparences sont trompeuses. Le paysage est aride, poussiéreux et vide mais d’une part il n’est pas du tout sec, au contraire, le sol regorge d’eau captée pendant la saison des pluies, mais d’autre part, étant à plus de 4000m d’altitude, il y fait extrêmement froid la nuit, ce qui n’est pas idéal pour l’agriculture.
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| San Pablo de Lipez |
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| Foetus de lamas, séchage au naturel... |
En fin d’après-midi nous atteignons notre lieu d’hébergement pour la nuit, San Antonio de Lipez (4260m), un alignement de maisons en mauvais état, toujours perdues au milieu de nulle part évidemment, dans lesquelles s’entassent tous les touristes partis de Tupiza comme nous aujourd’hui. Les agences se partagent les logements disponibles, nous serons donc une bonne vingtaine dans la maison que nous occupons, sans compter les guides et les cuisinières.
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| Retour du puits |
On rencontre en particulier un couple de Français habitant en Guyane, Pascale et Raphaël, avec qui nous passerons de super moments dans les jours qui suivent.
Débarque un cinquième groupe, d’une autre agence, dont l’arrivée tardive les oblige à compléter les chambres existantes. On nous colle un Australien, Allen, qui s’était fait remarquer immédiatement auprès de tout le monde, d’abord par son look improbable béret-poncho et j’en passe, et surtout en arrivant avec un cuy, le fameux cochon d’Inde local, qu’il trimballe dans un petit panier en bandoulière. Cholita, puisque c’est son nom, fait sensation, elle passe de mains en mains etc. Le type l’a achetée au Pérou et compte très sérieusement la ramener en cadeau à un de ses amis aux Etats-Unis. Il est bien évidemment impossible de lui faire passer les frontières par les aéroports, il pense donc le faire en fraude par le Mexique… En attendant, il lui fait subir des changements de températures brutaux, des longs trajets sur des routes catastrophiques etc. Pauvre bête. Ca sent le génie de la part de son propriétaire, dont on sent bien qu’il fait tout pour se mettre en avant, de cette manière mais pas seulement, toutes les excuses sont bonnes, dont accaparer la conversation sans discontinuer. Bref, je me trouve dans l’obligation d’interagir avec lui car, pour ceux qui ne le savent pas, j’ai une phobie totale des souris et par extension je ne suis pas très à l’aise avec les rongeurs en général. Ici ça va, mais je lui précise qu’il faudra que sa cuy (mouhahahaha) reste dans son panier la nuit, je ne pourrai pas dormir si elle traîne dans la chambre. Il joue aux compréhensifs mais je l’entends ensuite me ridiculiser auprès de son groupe, sympa. Je sens que je l’aime bien.
Le dîner est toujours à la hauteur, et nous passons ensuite un moment à discuter avec les autres.
Nous nous couchons tôt, le réveil est prévu à 4h30, la journée du lendemain est chargée. La température tourne autour de 0° mais les couvertures en laine font bien leur travail, tout va bien.
Les autres photos sont LA (bientôt).
Débarque un cinquième groupe, d’une autre agence, dont l’arrivée tardive les oblige à compléter les chambres existantes. On nous colle un Australien, Allen, qui s’était fait remarquer immédiatement auprès de tout le monde, d’abord par son look improbable béret-poncho et j’en passe, et surtout en arrivant avec un cuy, le fameux cochon d’Inde local, qu’il trimballe dans un petit panier en bandoulière. Cholita, puisque c’est son nom, fait sensation, elle passe de mains en mains etc. Le type l’a achetée au Pérou et compte très sérieusement la ramener en cadeau à un de ses amis aux Etats-Unis. Il est bien évidemment impossible de lui faire passer les frontières par les aéroports, il pense donc le faire en fraude par le Mexique… En attendant, il lui fait subir des changements de températures brutaux, des longs trajets sur des routes catastrophiques etc. Pauvre bête. Ca sent le génie de la part de son propriétaire, dont on sent bien qu’il fait tout pour se mettre en avant, de cette manière mais pas seulement, toutes les excuses sont bonnes, dont accaparer la conversation sans discontinuer. Bref, je me trouve dans l’obligation d’interagir avec lui car, pour ceux qui ne le savent pas, j’ai une phobie totale des souris et par extension je ne suis pas très à l’aise avec les rongeurs en général. Ici ça va, mais je lui précise qu’il faudra que sa cuy (mouhahahaha) reste dans son panier la nuit, je ne pourrai pas dormir si elle traîne dans la chambre. Il joue aux compréhensifs mais je l’entends ensuite me ridiculiser auprès de son groupe, sympa. Je sens que je l’aime bien.
Le dîner est toujours à la hauteur, et nous passons ensuite un moment à discuter avec les autres.
Nous nous couchons tôt, le réveil est prévu à 4h30, la journée du lendemain est chargée. La température tourne autour de 0° mais les couvertures en laine font bien leur travail, tout va bien.
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| Lever de soleil à San Antonio, le réveil extra-matinal passe mieux avec ce genre de vue |
Les autres photos sont LA (bientôt).











Finalement c'est nous qui avons hérité d'Allen et Cholita dans notre chambre. Ils ont conversé tous les 2 toute la nuit, Cholita couinant et Allen lui parlant en anglais. Et le plus curieux c'est qu'elle s'arrêtait quand il lui murmurait des mots doux ! Pascale et Raphaël
RépondreSupprimerVivi et ses phobies! j'adore!!!!! ;-)
RépondreSupprimerLes couleurs du ciel sont absolument incroyables!
Bon le foetus de bébé lama, j'aime beaucoup moins!
Par contre je veux bien un petit cuy, cela fera plaisir à mon chat. ;-)
Sabrina