Lundi 1er novembre et mardi 2 novembre – Sucre / Tupiza
Les dernières semaines ont été intenses donc silence du blog mais c'est reparti, et attention, le Sud Lipez et le Salar d'Uyuni auront tenu leurs promesses, quelques posts avec de jolies photos sont à venir!
Aux dernières nouvelles, nous sommes donc à Sucre, où nous passons le lundi matin à préparer nos affaires, gaiement en vrac depuis plus d’une semaine.
Déjeuner léger à la maison puis départ pour la gare routière. On quitte un peu à regret Sucre en se disant que l’on serait bien restés un peu plus…
Le départ est prévu à 13h30, on nous a demandé d’être là à 13h. Étonnamment, nous sommes seuls avec une mamie. Dans la demi-heure qui suit, quelques personnes arrivent tranquillement. 13h30, 14h, 14h30… Rien ne se passe, pas de bus. Le voyage doit durer 10 à 11h, ce n’est pas comme si, en plus, on était ravis de poireauter avant même le départ. Un peu d’agitation quand même, nos bagages sont descendus sur le quai depuis le balcon du premier étage, la femme de l’agence se fait hurler dessus par une hystérique, et simplement secouer par les autres passagers, on traîne, on tourne en rond, on admire le meuble qui est censé voyager sur le toit du bus à venir, on s’étonne de la cabine en bois « Avocat » plantée sur le trottoir pourri en face de la grille de la gare, on papote avec la mamie, bref, le temps bolivien passe.
Départ 15h. Il était prévu d’arriver à minuit, ce sera donc encore plus tard a priori, heureusement que nous avons réservé, pour une fois, une chambre en prévision de cette arrivée tardive.
Déjeuner léger à la maison puis départ pour la gare routière. On quitte un peu à regret Sucre en se disant que l’on serait bien restés un peu plus…
Le départ est prévu à 13h30, on nous a demandé d’être là à 13h. Étonnamment, nous sommes seuls avec une mamie. Dans la demi-heure qui suit, quelques personnes arrivent tranquillement. 13h30, 14h, 14h30… Rien ne se passe, pas de bus. Le voyage doit durer 10 à 11h, ce n’est pas comme si, en plus, on était ravis de poireauter avant même le départ. Un peu d’agitation quand même, nos bagages sont descendus sur le quai depuis le balcon du premier étage, la femme de l’agence se fait hurler dessus par une hystérique, et simplement secouer par les autres passagers, on traîne, on tourne en rond, on admire le meuble qui est censé voyager sur le toit du bus à venir, on s’étonne de la cabine en bois « Avocat » plantée sur le trottoir pourri en face de la grille de la gare, on papote avec la mamie, bref, le temps bolivien passe.
Départ 15h. Il était prévu d’arriver à minuit, ce sera donc encore plus tard a priori, heureusement que nous avons réservé, pour une fois, une chambre en prévision de cette arrivée tardive.
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| Au 1er étage, un meuble transporté ensuite sur le toit |
Les premières heures passent sans trop de difficulté sur la route goudronnée. Nous retrouvons la gare routière de Potosi d’où nous sommes partis huit jours plus tôt, 1h de retard. Au lieu de nous faire dîner à cet arrêt pour essayer de rattraper un peu de temps, le chauffeur nous arrête quelques kilomètres plus loin à la sortie de la ville dans un restaurant au bord de la route… Aaaaaaargh. On est partis depuis 5h, on a fait un quart du trajet.
La nuit est tombée lorsque nous repartons, la température a chuté, et surtout la route n’est plus asphaltée, c’est une piste irrégulière qui nous secoue comme de jolis pruniers frigorifiés. Enfin, nous aurions presque réussi à ne pas avoir froid malgré l’absence de chauffage s’il n’y avait pas eu, en plus de tout le reste, ces maudites fenêtres qui ne se ferment pas et qui glissent donc à chaque secousse, faisant entrer des vagues de froid atroce pile sur mon épaule. Pas cons ces Boliviens, ils ont tous des couvertures, eux. On se contentera donc de passer les heures restantes à fermer les fenêtres toutes les 30 secondes. Je finis même le trajet avec un bras en l’air pour en coincer une.
Après ce voyage tout à fait charmant, nous sommes débarqués à 1h du matin à Tupiza.
L’hôtel n’est pas loin de la gare, on se fait préciser la direction par un passager du bus et c’est parti avec tout notre barda sur le dos.
Effectivement ce n’est pas loin et après quelques minutes, nous sonnons avec impatience à la porte fermée de l’hôtel. Les échanges avaient été plutôt sympa avec le manager, « non non aucun souci pour le check-in tardif, on vous attendra bien sûr. Au fait, vous ne seriez pas intéressés par un tour dans notre agence de voyages par hasard? ».
Bien évidemment, après 1/4h à sonner et tambouriner sur la porte, rien ne se passe. Des types saouls passent dans la rue derrière nous. L’un d’eux nous dit de taper plus fort, que c’est comme ça que ça se passe en Bolivie… Malgré ces bons conseils, rien n’y fait.
Furieux, on traverse pour tenter notre chance à l’hôtel voisin où nous avions hésité à réserver. Heureusement, le type de garde a le courage de nous ouvrir, en se disant certainement pour la enième fois que ces maudits touristes étaient vraiment des boulets. Pas le courage de lui expliquer notre histoire, on le laisse penser qu’on avait bien l’intention de trouver un hôtel en pleine nuit à l’improviste, surtout dans une ville connue pour ses hôtels complets.
On tombe sur la chambre la plus confortable depuis le début de notre voyage, ça nous remonte un peu le moral.
On discute de notre plan de représailles contre l’hôtel Torre et on s’endort avec des pensées meurtrières en tête.
Le lendemain, nous nous rendons au Torre. Compliqué car d’une part nous ne voulons pas forcément rester à nôtre hôtel actuel, un peu cher, un peu bruyant et un peu complet le lendemain, et par ailleurs nous sommes intéressés par leur agence de voyage. On explique donc fermement ce qui s’est passé à la femme de la réception/agence, qui nous assure tranquillement qu’on nous a attendus toute la nuit, en nous montrant la note du type de garde, que l’autre couple est bien arrivé mais que nous non. J’ai le droit de l’étrangler ou pas ?
Après quelques échanges un peu musclés, tout le monde se calme, on décide de prendre quand même la chambre prévue histoire de faire un peu d’économies et de se renseigner sur les tours. Certes pas rancuniers, mais l’impression qu’ils nous tiennent aussi un peu, c’est énervant.
Le reste de la journée se passe tranquillement dans cette ville incroyable. C’est assez difficile à expliquer mais c’est un peu le Far West, comme ce sera beaucoup le cas dans les jours à venir. Des rues en terre, des maisons basses de la même couleur qui ont l’air à moitié abandonnées même quand elles sont occupées, quelques rues un peu animées mais le désert dès qu’on s’en éloigne, un soleil de plomb etc. Elle n’a totalement aucun intérêt et est pourtant envahie de touristes car c’est un des points de départ principaux pour les visites des sites exceptionnels de la région.
Déjeuner dans un restaurant dont il était dit que les pizzas étaient les meilleures de la ville, ce qui s’avère ma foi certainement tout à fait exact car elles sont succulentes.
La nuit est tombée lorsque nous repartons, la température a chuté, et surtout la route n’est plus asphaltée, c’est une piste irrégulière qui nous secoue comme de jolis pruniers frigorifiés. Enfin, nous aurions presque réussi à ne pas avoir froid malgré l’absence de chauffage s’il n’y avait pas eu, en plus de tout le reste, ces maudites fenêtres qui ne se ferment pas et qui glissent donc à chaque secousse, faisant entrer des vagues de froid atroce pile sur mon épaule. Pas cons ces Boliviens, ils ont tous des couvertures, eux. On se contentera donc de passer les heures restantes à fermer les fenêtres toutes les 30 secondes. Je finis même le trajet avec un bras en l’air pour en coincer une.
Après ce voyage tout à fait charmant, nous sommes débarqués à 1h du matin à Tupiza.
L’hôtel n’est pas loin de la gare, on se fait préciser la direction par un passager du bus et c’est parti avec tout notre barda sur le dos.
Effectivement ce n’est pas loin et après quelques minutes, nous sonnons avec impatience à la porte fermée de l’hôtel. Les échanges avaient été plutôt sympa avec le manager, « non non aucun souci pour le check-in tardif, on vous attendra bien sûr. Au fait, vous ne seriez pas intéressés par un tour dans notre agence de voyages par hasard? ».
Bien évidemment, après 1/4h à sonner et tambouriner sur la porte, rien ne se passe. Des types saouls passent dans la rue derrière nous. L’un d’eux nous dit de taper plus fort, que c’est comme ça que ça se passe en Bolivie… Malgré ces bons conseils, rien n’y fait.
Furieux, on traverse pour tenter notre chance à l’hôtel voisin où nous avions hésité à réserver. Heureusement, le type de garde a le courage de nous ouvrir, en se disant certainement pour la enième fois que ces maudits touristes étaient vraiment des boulets. Pas le courage de lui expliquer notre histoire, on le laisse penser qu’on avait bien l’intention de trouver un hôtel en pleine nuit à l’improviste, surtout dans une ville connue pour ses hôtels complets.
On tombe sur la chambre la plus confortable depuis le début de notre voyage, ça nous remonte un peu le moral.
On discute de notre plan de représailles contre l’hôtel Torre et on s’endort avec des pensées meurtrières en tête.
Le lendemain, nous nous rendons au Torre. Compliqué car d’une part nous ne voulons pas forcément rester à nôtre hôtel actuel, un peu cher, un peu bruyant et un peu complet le lendemain, et par ailleurs nous sommes intéressés par leur agence de voyage. On explique donc fermement ce qui s’est passé à la femme de la réception/agence, qui nous assure tranquillement qu’on nous a attendus toute la nuit, en nous montrant la note du type de garde, que l’autre couple est bien arrivé mais que nous non. J’ai le droit de l’étrangler ou pas ?
Après quelques échanges un peu musclés, tout le monde se calme, on décide de prendre quand même la chambre prévue histoire de faire un peu d’économies et de se renseigner sur les tours. Certes pas rancuniers, mais l’impression qu’ils nous tiennent aussi un peu, c’est énervant.
Le reste de la journée se passe tranquillement dans cette ville incroyable. C’est assez difficile à expliquer mais c’est un peu le Far West, comme ce sera beaucoup le cas dans les jours à venir. Des rues en terre, des maisons basses de la même couleur qui ont l’air à moitié abandonnées même quand elles sont occupées, quelques rues un peu animées mais le désert dès qu’on s’en éloigne, un soleil de plomb etc. Elle n’a totalement aucun intérêt et est pourtant envahie de touristes car c’est un des points de départ principaux pour les visites des sites exceptionnels de la région.
Déjeuner dans un restaurant dont il était dit que les pizzas étaient les meilleures de la ville, ce qui s’avère ma foi certainement tout à fait exact car elles sont succulentes.
Sieste pour moi, balade dans les canyons pour Nico.
Puis quelques heures dans un cybercafé quasi gratuit. Pendant que je me tue dans ma tâche de rédactrice de blog, particulièrement galère avec une connexion catastrophique, Nico va tranquillement se faire un petit resto local où il a droit au best-of des clips de Los Kjarkas (le mythique groupe folklorique bolivien). Évidemment, j’ai ensuite eu droit à « T’una Papita » (un de leurs tubes) chantée 250 fois toutes plus mal les unes que les autres pendant des jours et des jours.
Puis quelques heures dans un cybercafé quasi gratuit. Pendant que je me tue dans ma tâche de rédactrice de blog, particulièrement galère avec une connexion catastrophique, Nico va tranquillement se faire un petit resto local où il a droit au best-of des clips de Los Kjarkas (le mythique groupe folklorique bolivien). Évidemment, j’ai ensuite eu droit à « T’una Papita » (un de leurs tubes) chantée 250 fois toutes plus mal les unes que les autres pendant des jours et des jours.
Enfin, quelques courses et une bonne nuit pour attaquer les 4 jours de circuit dans le Sud Lipez et le salar d’Uyuni. Enfin juste après être allée engueuler les occupants des chambres de l’autre côté du couloir qui gloussent et se croient en grande conversation avec la poissonnière du coin.






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