Jeudi 4 novembre – Sud Lipez
La nuit ne s’est pas trop mal passée malgré le froid ambiant. En même temps, pyjama + pull + chaussettes + sac à viande + sac de couchage + 2 couvertures en laine, ce n’est pas comme si on avait laissé les choses au hasard.
Il n’y a bien évidemment pas de douche, à peine d’eau, donc le réveil est un peu brumeux. Tout le monde a la tête des bons jours.
Un petit tour dehors permet de se rafraîchir les idées, surtout avec le lever de soleil sur les reliefs environnants. Quelle jolie façon de commencer une journée.
La nuit ne s’est pas trop mal passée malgré le froid ambiant. En même temps, pyjama + pull + chaussettes + sac à viande + sac de couchage + 2 couvertures en laine, ce n’est pas comme si on avait laissé les choses au hasard.
Il n’y a bien évidemment pas de douche, à peine d’eau, donc le réveil est un peu brumeux. Tout le monde a la tête des bons jours.
Un petit tour dehors permet de se rafraîchir les idées, surtout avec le lever de soleil sur les reliefs environnants. Quelle jolie façon de commencer une journée.
Petit déjeuner complet et on embarque dans notre seconde maison, le 4x4. Les bagages sont stockés sur le toit, protégés par une bâche, que l’on retrouve couverte de poussière chaque fin de journée.
Selon les guides, la voiture leur appartient en propre ou bien à l’agence. Dans le premier cas, ils sont prestataires et facturent leur travail à l’agence. Nous apprendrons qu’ils touchent la moitié du prix total payé par les touristes de la voiture, ce qui, une fois les charges (essence, entretien…) ôtées, ne leur laisse pas une fortune. L’agence se sert confortablement dans l’histoire. Dans le second cas, ils sont salariés, comme Edwin, notre guide. La situation a l’air un petit peu plus confortable pour lui en termes de salaire mais il souhaite malgré tout pouvoir acheter son véhicule dans quelques années. Il sera un guide adorable pendant le voyage, pas très bavard, mais c’est le cas pour tous. 24 ans, 8 mois de métier, célibataire.
Nous commençons donc la journée au petit matin, toujours sur des chemins perdus dans les montagnes et vallées désolées. Nous passons à San Antonio, un village de chercheurs d’or abandonné et près de maisons qui ne le sont pas mais en ont tout l’air.
Nous passons un col à 4855m d’où nous apercevons la première laguna d’une longue série, puis faisons connaissance avec de sympathiques lamas, et entrons enfin dans la Réserve Nationale Eduardo Avaroa qui contient de nombreuses merveilles que nous découvrirons bientôt.
La première est la Laguna Kollpa, avec les premiers flamands roses des quelques dizaines de milliers que nous verrons ensuite.
Nous traversons le Salar de Chalviri et de nouvelles étendues désertiques.
Nous arrivons ensuite aux sources de Polques. Un bassin est alimenté en permanence par des sources chaudes venant des montagnes alentours. La température extérieure est fraîche, il y a beaucoup de vent, mais comment résister à une telle vue ? Quelques uns se changent rapidement dans des petites cabines proches et nous plongeons aussi vite que possible dans l’eau chaude. Le B-O-N-H-E-U-R… Nico le frileux passe son tour et joue les photographes. Eau à 30-35°, quelques minutes parfaites.
Le repas est servi dans la bâtisse voisine, les groupes déjeunant les uns après les autres. Nous retrouvons les autres touristes à ces étapes communes mais nous nous croisons pour l’instant très peu sur la route, sauf entre les trois voitures de la même agence, les conditions sont donc plutôt agréables.
En guise de promenade digestive, nous parcourons quelques dizaines de kilomètres dans le désert aux couleurs parfois étonnantes.
Une étape majeure de la journée est la Laguna Verde (4350m), d’une couleur bleu-vert, presque transparente, entourée de montagnes, dont le volcan Licancabur, avec laquelle elle contraste d’autant plus. C’est une étendue d’eau salée, dont la couleur est due à la présence de minéraux dont le magnésium, le carbonate de calcium, du plomb et même de l’arsenic si on a bien compris, qui sont mélangés en permanence avec l’eau grâce au vent. Ce vent froid perturbe la contemplation mais il ne faut pas le dire trop fort, disons que c’était parfait…
En guise de promenade digestive, nous parcourons quelques dizaines de kilomètres dans le désert aux couleurs parfois étonnantes.
Une étape majeure de la journée est la Laguna Verde (4350m), d’une couleur bleu-vert, presque transparente, entourée de montagnes, dont le volcan Licancabur, avec laquelle elle contraste d’autant plus. C’est une étendue d’eau salée, dont la couleur est due à la présence de minéraux dont le magnésium, le carbonate de calcium, du plomb et même de l’arsenic si on a bien compris, qui sont mélangés en permanence avec l’eau grâce au vent. Ce vent froid perturbe la contemplation mais il ne faut pas le dire trop fort, disons que c’était parfait…
Nous passons ensuite par El Desierto de Dali, nommé ainsi à cause des montagnes aux couleurs surréalistes et aux rochers de lave volcanique posés magiquement au milieu du sable, ce qui rappelle les tableaux de l’artiste (paraît-il).
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| Faute d'arbre, on fait avec ce qu'on a... |
Dernier arrêt à Sol de Mañana, à 5000m d’altitude, dont les geysers font la renommée. On se promène entre les bassins d’où s’échappent des fumées vraiment nauséabondes, dommage qu’il n’y ait pas d’Odorama car vous auriez la chance de sentir les œufs pourris mixés à des pieds moisis. Mais la boue grise épaisse qui bouillonne, le soufre jaune, les fumées, tout cela donne un paysage vraiment étonnant et c’est un plaisir de se balader.
La journée se termine à Wayllajara, sur les rives de la Laguna Colorada que nous visiterons le lendemain.
Les logements sont dans des maisons collées les unes aux autres qui forment une rangée régulière. La nôtre est grande, avec un immense couloir dans lequel sont dressées les tables du dîner. On retrouve les occupants des deux autres 4x4.
Pour l’anecdote, on voit un touriste s’approcher de nos guides et discuter avec eux. On apprendra ensuite qu’il fait partie d’un groupe de 7 dont le guide est parti avec la voiture sans eux, en les abandonnant dans ce coin perdu. Il semblerait qu’il ait été saoul le matin, que le groupe n’ait pas voulu monter dans la voiture, ce qui ne lui a pas plu. Ils ont trouvé un 4x4 dans le village mais cherchent du carburant… Il parait que la situation arrive régulièrement avec les tours partant d’Uyuni, qui sont connus pour être un peu plus l’usine et moins fiables… On veut bien le croire en voyant ça. Nos guides nous assurent en riant qu’ils seront bien là le lendemain matin !
Tout le monde va s’approvisionner en bière à l’échoppe voisine et commence l’apéro un peu plus tôt que de raison. On décide de se faire une contre-soirée à la française avec Pascale et Raphaël qui logent dans une maison voisine, et Samy. Deux bouteilles de vin de la même épicerie, Samy sort sa réserve, c’est bon on a les munitions. Le contraste entre les deux côtés de la table, bière vs vin, est très drôle. A côté de nous, certains qui avaient commencé à la bière enchainent au chocolat chaud… En bons Français on glose donc sur le manque de palais des Anglo-Saxons… Mais bon c’est histoire de perpétuer les clichés sur notre fermeture d’esprit en matière de bon goût.
Notre dîner est servi, on l’arrose copieusement et nous passons une excellente soirée en bonne compagnie. (C’est pas vrai mais je n’oserais pas dire le contraire en public, on pense que Pascale et Rapha ont des amis armés et Samy nous bannirait à vie des Alpes).
Les logements sont dans des maisons collées les unes aux autres qui forment une rangée régulière. La nôtre est grande, avec un immense couloir dans lequel sont dressées les tables du dîner. On retrouve les occupants des deux autres 4x4.
Pour l’anecdote, on voit un touriste s’approcher de nos guides et discuter avec eux. On apprendra ensuite qu’il fait partie d’un groupe de 7 dont le guide est parti avec la voiture sans eux, en les abandonnant dans ce coin perdu. Il semblerait qu’il ait été saoul le matin, que le groupe n’ait pas voulu monter dans la voiture, ce qui ne lui a pas plu. Ils ont trouvé un 4x4 dans le village mais cherchent du carburant… Il parait que la situation arrive régulièrement avec les tours partant d’Uyuni, qui sont connus pour être un peu plus l’usine et moins fiables… On veut bien le croire en voyant ça. Nos guides nous assurent en riant qu’ils seront bien là le lendemain matin !
Tout le monde va s’approvisionner en bière à l’échoppe voisine et commence l’apéro un peu plus tôt que de raison. On décide de se faire une contre-soirée à la française avec Pascale et Raphaël qui logent dans une maison voisine, et Samy. Deux bouteilles de vin de la même épicerie, Samy sort sa réserve, c’est bon on a les munitions. Le contraste entre les deux côtés de la table, bière vs vin, est très drôle. A côté de nous, certains qui avaient commencé à la bière enchainent au chocolat chaud… En bons Français on glose donc sur le manque de palais des Anglo-Saxons… Mais bon c’est histoire de perpétuer les clichés sur notre fermeture d’esprit en matière de bon goût.
Notre dîner est servi, on l’arrose copieusement et nous passons une excellente soirée en bonne compagnie. (C’est pas vrai mais je n’oserais pas dire le contraire en public, on pense que Pascale et Rapha ont des amis armés et Samy nous bannirait à vie des Alpes).
Elle est toutefois interrompue brutalement par l’extinction des feux de 21h. La fatigue aidant, le noir a plombé l’ambiance plutôt que de l’animer.
Cela nous pousse donc à sortir admirer les étoiles. Toute cette région est propice à leur observation car il n’y a pas de pollution, ni lumineuse ni de l’atmosphère, l’air est très sec et la vue dégagée. On se retrouve donc sous une coupole complète, avec un ciel parfaitement noir et des millions d’étoiles qui descendent jusqu’à l’horizon. La première réflexion est immédiate : « Mais ils en ont rajouté ou quoi ? », car le ciel en est vraiment rempli. C’est splendide.
J’ai deux phobies, celle des rongeurs et celle plus bizarre de l’immensité, j’ai droit aux deux en 24h, c’est la classe. En effet, le ciel est tellement grand qu’il m’impressionne un peu et je ne suis pas très à l’aise, ce qui ne m’empêche pas d’être en totale admiration. S’il ne faisait pas aussi froid et si je n’étais pas aussi bizarrement constituée, on pourrait y passer des heures.
La nuit est étonnamment bonne car avec une température descendue vers -5° on s’attendait à être glacés dans ces maisons bien évidemment sans chauffage mais ces chères couvertures en laine sont encore une fois nos amies.
Les autres photos (nombreuses) sont LA (bientôt).
Cela nous pousse donc à sortir admirer les étoiles. Toute cette région est propice à leur observation car il n’y a pas de pollution, ni lumineuse ni de l’atmosphère, l’air est très sec et la vue dégagée. On se retrouve donc sous une coupole complète, avec un ciel parfaitement noir et des millions d’étoiles qui descendent jusqu’à l’horizon. La première réflexion est immédiate : « Mais ils en ont rajouté ou quoi ? », car le ciel en est vraiment rempli. C’est splendide.
J’ai deux phobies, celle des rongeurs et celle plus bizarre de l’immensité, j’ai droit aux deux en 24h, c’est la classe. En effet, le ciel est tellement grand qu’il m’impressionne un peu et je ne suis pas très à l’aise, ce qui ne m’empêche pas d’être en totale admiration. S’il ne faisait pas aussi froid et si je n’étais pas aussi bizarrement constituée, on pourrait y passer des heures.
La nuit est étonnamment bonne car avec une température descendue vers -5° on s’attendait à être glacés dans ces maisons bien évidemment sans chauffage mais ces chères couvertures en laine sont encore une fois nos amies.
Les autres photos (nombreuses) sont LA (bientôt).















































Excellent...et les photos sont vraiment superbes. Pascale et Raphaël
RépondreSupprimerCa fait plaisir, de revivre ces moments !
RépondreSupprimerTrés bon blog...
Bonne continuation
Samy.
La photo "Faute d'arbre, on fait avec ce qu'on a..." me fait penser à une photo de Nico dans la steppe mongole (même scène)... ;-)
RépondreSupprimerC'est vraiment superbe ce sud bolivien, ça donne très très envie !! J'suis complètement fan...