Impression globale
Deuxième pays de notre voyage et de notre découverte de l’Amérique du Sud, le Pérou nous attendait surtout pour le Machu Picchu et nous en apprendre sur la culture inca. Pour cela, le pays a été entièrement à la hauteur de nos espérances. Mais nos impressions sont un peu faussées par le fait que nous nous sommes contentés de trois villes, les plus touristiques du pays, donc il y avait peu de déceptions possibles.
Dans l’ensemble, notre séjour au Pérou a été très culturel, avec un nombre incalculable de vieilles pierres mais attention pas n’importe lesquelles, des vieilles pierres inca, donc classe.
Beaucoup de visites culturelles passionnantes, mais pas que, également des paysages splendides, en particulier toutes les montagnes et volcans en haute altitude (sur le chemin de l’inca vers le Machu Picchu, dans le canyon de Colca…) mais également le lac Titicaca et ses îles, avec cette impression frappante d’être en bord de mer alors qu’on se trouve à 4000m.
Nous garderons donc un excellent souvenir de notre passage, sauf peut-être quelques jours dont Nico et son estomac se seraient bien passés.
Ce qu’on a aimé
Ce qu’on a aimé
- La civilisation inca et le Machu Picchu
Comme je le disais, la civilisation inca constitue un passé omniprésent au Pérou, qui en tire une fierté immense. Le drapeau multicolore (que l’on prend facilement pour le drapeau gay au début) flotte partout, les noms de commerces font référence à des mots de la culture inca etc.
Et bien sûr cela sert le tourisme, voire une surexploitation touristique. Mais à la limite peu importe, ce qu’on découvre vaut largement les petites contrariétés de notre statut. Nico étant passionné d’histoire et ayant bossé un peu la question avant de venir, a été particulièrement heureux d’être confronté à toutes ces richesses culturelles.
Au cœur de tout cela, le Machu Picchu, d’autant plus après les 3 jours de marche, qui nous a coupé le souffle et laissé un souvenir mémorable. Il nous reste énormément à découvrir mais nul doute que cela restera un des points forts de notre voyage. Pour toutes celles et tous ceux d’entre vous qui auront la possibilité et la chance de le voir, surtout n’hésitez pas et sautez sur l’occasion si elle se présente, tant qu’il est encore temps car apparemment le site se dégrade progressivement. Ce que le site laisse imaginer de la puissance et du développement de la civilisation inca est incroyable et on donnerait très cher pour pouvoir en claquant des doigts se retrouver quelques siècles en arrière et avoir un aperçu de tout cela (sans trop être vu quand même parce que ces barbares appréciaient les sacrifices humains de temps à autres et la culture inca c’est bien mais pas de trop près non plus dans certains cas…).
Au cœur de tout cela, le Machu Picchu, d’autant plus après les 3 jours de marche, qui nous a coupé le souffle et laissé un souvenir mémorable. Il nous reste énormément à découvrir mais nul doute que cela restera un des points forts de notre voyage. Pour toutes celles et tous ceux d’entre vous qui auront la possibilité et la chance de le voir, surtout n’hésitez pas et sautez sur l’occasion si elle se présente, tant qu’il est encore temps car apparemment le site se dégrade progressivement. Ce que le site laisse imaginer de la puissance et du développement de la civilisation inca est incroyable et on donnerait très cher pour pouvoir en claquant des doigts se retrouver quelques siècles en arrière et avoir un aperçu de tout cela (sans trop être vu quand même parce que ces barbares appréciaient les sacrifices humains de temps à autres et la culture inca c’est bien mais pas de trop près non plus dans certains cas…).
- La viande d’alpaca
Dans un genre plus léger, on a découvert au Pérou la viande d’alpaca, une des quatre races de lamas. Quand c’est bien préparé, c’est très fin et très bon. Mention spéciale pour l’alpaca Strogonoff dégusté à Puno, une des seules satisfactions de cette ville par ailleurs plutôt sinistre.
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| Oooh comme ils sont mimis encore sur leurs pattes! |
- Le ciel version grand écran 3D et tout et tout
Ce n’est pas lié spécifiquement au Pérou mais il se trouve que c’est le Pérou qui nous l’a offert de la façon la plus agréable depuis le début du voyage : le ciel et l’horizon.
C’est une de mes plus grandes frustrations liées au fait de vivre à Paris, on manque de visibilité, de grands espaces, de ciel et d’horizon. En Equateur nous avions déjà eu un aperçu sympathique mais c’est bien au Pérou, en particulier sur la fin avec le lac Titicaca, qu’on s’est trouvés dans des lieux où les poumons et les yeux s’ouvrent en grand sur un ciel infini et un panorama dégagé sur l’immensité. C’est un peu niais mais sincèrement pour moi c’est un vrai bonheur et c’est un de mes plus grands plaisirs en voyage. Je sais que je pourrais aussi en profiter simplement dans un bon coin de campagne française, mais bon le lac Titicaca c’est pas mal non plus pour cette activité…
C’est une de mes plus grandes frustrations liées au fait de vivre à Paris, on manque de visibilité, de grands espaces, de ciel et d’horizon. En Equateur nous avions déjà eu un aperçu sympathique mais c’est bien au Pérou, en particulier sur la fin avec le lac Titicaca, qu’on s’est trouvés dans des lieux où les poumons et les yeux s’ouvrent en grand sur un ciel infini et un panorama dégagé sur l’immensité. C’est un peu niais mais sincèrement pour moi c’est un vrai bonheur et c’est un de mes plus grands plaisirs en voyage. Je sais que je pourrais aussi en profiter simplement dans un bon coin de campagne française, mais bon le lac Titicaca c’est pas mal non plus pour cette activité…
Ce qu’on a moins aimé
- L'exploitation touristique à Colca et Uros
L’Equateur étant beaucoup moins touristique, nous avions été épargnés jusqu’à présent et c’est donc au Pérou que nous avons été confrontés pour la première fois à la surexploitation touristique. Deux cas : d’abord dans un village de la vallée de Colca (cf ce post) où des enfants en costume traditionnel dansaient machinalement pour les touristes, au petit matin avant d'aller à l'école, autour d’une fontaine sur un morceau d’une minute craché par une sono ignoble, répété en boucle. Notre première honte d’être touristes, du moins version tour organisé.
Ensuite les îles d’Uros sur le lac Titicaca, un lieu unique et splendide en tant que tel avec ces îles flottantes et ces maisons fragiles faites en roseaux. Mais le défilé des bateaux de touristes, les familles alignées au bord de l’eau pour essayer d’attirer un bateau, les explications en mode automatique, l’incitation à payer un petit tour en « bateau Mercedes » en roseaux mais de forme moderne pour le tourisme, gâchent l’ensemble.
- Sécheresse culinaire
Ce n’est pas non plus spécifique au Pérou puisque l’Equateur et la Bolivie ont également cette qualité, mais c’est au Pérou que l'on s’est fait la réflexion pour la première fois. On se demandait pourquoi nous n'étions pas totalement enthousiasmés par la nourriture depuis le début et nous avons réalisé que même si les produits étaient bons l’ensemble était très sec. Avec un morceau de viande satisfaisant sont la plupart du temps servis une portion de riz blanc très sec et des pommes de terre à l’eau ou des frites (jamais assez cuites). On ne trouve des sauces que dans des restaurants au-dessus de la moyenne dans lesquels on paie un peu plus cher. Les épices et les herbes sont utilisées, mais à sec. Le régime de base est donc un peu étouffe-chrétien sur la longueur. Pareil pour les « pâtisseries », dont les plus communes sont à base de pâte sablée. Et quand on passe aux produits industriels, même les biscuits et les cookies ont du mal à passer sans boisson à côté. Il y a probablement une question de conservation qui rentre en jeu, les matières sèches posant certainement moins de problèmes.
Pourtant c’est vraiment dommage car les marchés regorgent de tous les produits imaginables. On a été très étonnés de la variété de légumes, tout est là mais on ne les retrouve que rarement dans les assiettes. Personnellement, j’en manque cruellement et j’ai hâte de pouvoir faire moi-même un peu de cuisine pour sortir du cercle viande-féculents-céréales. Nico ne partage pas cet enthousiasme c’est bien évident…
Pourtant c’est vraiment dommage car les marchés regorgent de tous les produits imaginables. On a été très étonnés de la variété de légumes, tout est là mais on ne les retrouve que rarement dans les assiettes. Personnellement, j’en manque cruellement et j’ai hâte de pouvoir faire moi-même un peu de cuisine pour sortir du cercle viande-féculents-céréales. Nico ne partage pas cet enthousiasme c’est bien évident…
- Spaghettis bolognaise
Toujours dans le domaine culinaire, une petite dédicace aux spaghettis bolognaise péruviens, cusqueña en particulier. Nico a essayé et a échoué… Une nuit en enfer s’en est suivie, certainement pour le plus grand bonheur du couple de la chambre voisine dont le lit était collé à notre salle de bains. Bref, un joli souvenir du Pérou !
- Lunettes et colle à usage unique
Nico ayant perdu ses lunettes de soleil achetées un bras et un rein sur un port marseillais il y a quelques mois, il a donc investi 7€ (une fortune!) dans une superbe nouvelle paire Adidas à Cusco. Elle lui aura duré une petite semaine avant de commencer à se casser. Sans se laisser abattre, il a arpenté les rues d’Arequipa à la recherche de super-glu, trouvée pour à 0,25€ auprès d’une charmante dame vendant un peu tout et n’importe quoi sur un bout de trottoir. Les lunettes rapiécées feront quelques jours de plus avant de mourir de leur belle mort, et la colle n’aura pu servir qu’une fois avant de décéder également. Pour la contrefaçon, hip hip hip, hourraaaa !
- Monnaie, ou plutôt non-monnaie
On en avait déjà parlé dans les fun facts pour l’Equateur, elle revient dans les « pas trop aimé » pour le Pérou, ce sera certainement un « ça commence à saouler » pour la Bolivie, et « qu’ils aillent se faire f… » en Argentine : la monnaie. On ne va pas se répéter totalement mais pour resituer : aucun commerçant n’a jamais de monnaie. C’est un traumatisme partagé par tous les touristes, qui ne peuvent s’empêcher de partager leur désespoir quand ils se rencontrent, comme un moyen d’évacuer la tension qui sinon les feraient sauter à la gorge des commerçants. C’est tout simplement incompréhensible. Pour une note de 43, on donne un billet de 50 qui nécessiterait donc par exemple une pièce de 5 et deux pièces de 1 en retour, les plus communes. Et bien NON, c’est la panique, il faut aller taper la cousine, le maire et le clochard du coin pour récupérer cette foutue monnaie. Franchement, cela va au-delà de ce qu’on peut raconter, il faut voir les scènes, ce sont de vrais sketchs. On a l’impression que c’est la première fois qu’ils sont confrontés à une situation pareille, ça discute, ça réfléchit, ça court, ça demande d’attendre, ça s’excuse parfois, c’est hallucinant. POURQUOI ??? POURQUOI ??? OU ??? QUAND ??? COMMENT ??? On espère avoir une réponse un jour, histoire de repartir moins cons d’Amérique du Sud…
Fun facts
Fun facts
- Bonnets
Aaaah les bonnets péruviens… Vous savez, ces bonnets en laine à motifs, avec un pompon au-dessus, des oreilles, et des tresses ! Et bien absolument tous les touristes en portent, même quand il fait beau donc avec un t-shirt et des tongs. Un groupe de touristes, un groupe de bonnets. C’est même à ça qu’on les reconnait de loin, puisque les Péruviens en portent finalement assez peu.
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| Le bonnet attendant le client |
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| Le bonnet en situation |
- Ethno-sociologie du touriste
Le Pérou est peuplé de Français, ou du moins c’est l’impression que ça donne. en particulier à Cusco et au Machu Picchu. On se demandait pourquoi ce pays et les Incas nous fascinaient autant.
A part cela, on croise essentiellement des Canadiens, Israéliens, Anglais, Australiens, Allemands, Suisses et Hollandais.
Etonnamment, AUCUN Américain, c’est très surprenant. Explication donnée par un Canadien, qui ne les aimait certes pas beaucoup : « En dessous du Mexique et du Costa Rica, ils ne connaissent pas. » Sinon ils vont en Europe. Ce n’est pas qu’ils nous manquent hein, soyons clairs… Il y a suffisamment de touristes insupportables, pas besoin de plus.
A part cela, on croise essentiellement des Canadiens, Israéliens, Anglais, Australiens, Allemands, Suisses et Hollandais.
Etonnamment, AUCUN Américain, c’est très surprenant. Explication donnée par un Canadien, qui ne les aimait certes pas beaucoup : « En dessous du Mexique et du Costa Rica, ils ne connaissent pas. » Sinon ils vont en Europe. Ce n’est pas qu’ils nous manquent hein, soyons clairs… Il y a suffisamment de touristes insupportables, pas besoin de plus.
- Affiches électorales
Etant en période électorale au Pérou, nous avons eu l’occasion de constater une originalité dans la communication des candidats. En ville sont utilisées les affiches papier classiques mais dans les campagnes, les noms des candidats et les slogans sont peints directement sur les murs des maisons, voire écrits sur les versants des collines environnantes. C’est imposant, voyant et efficace.
La technique est la même en Equateur et en Bolivie mais il y avait moins d’élections lors de notre passage donc c’était moins flagrant.
Sur tous les trajets que nous avons faits en bus, une des distractions était de regarder ces maisons, très souvent en simple terre, couvertes d’ « affiches » électorales.
On se demande si leurs propriétaires sont de réels partisans du candidat dont le nom est étalé sur leurs murs ou s’ils ont été payés pour la location d’espace.
Quelques exemples :
La technique est la même en Equateur et en Bolivie mais il y avait moins d’élections lors de notre passage donc c’était moins flagrant.
Sur tous les trajets que nous avons faits en bus, une des distractions était de regarder ces maisons, très souvent en simple terre, couvertes d’ « affiches » électorales.
On se demande si leurs propriétaires sont de réels partisans du candidat dont le nom est étalé sur leurs murs ou s’ils ont été payés pour la location d’espace.
Quelques exemples :
- Kleenex
Pour finir, un fun fact totalement inutile mais important pour Nico, qui, pour ceux d’entre vous qui ne le savaient pas encore, est surnommé « Bernos, l’homme aux mouchos » car il a toujours des kleenex sur lui. Or le Pérou ne connait pas cet objet pourtant bien pratique. Il a fallu faire une descente dans un supermarché pour gringos dans une ville pour gringos pour qu’il en trouve, enfin. Pourtant ses voisins l’Equateur et la Bolivie sont tout à fait coopératifs sur ce plan, c’est étrange.
Budget
Budget
Nico est toujours dans les clous avec une surestimation de seulement 4% des dépenses. En revanche, la répartition n’est pas tout à fait celle prévue, les hébergements et les transports nous ayant coûté 25% de plus, mais compensé par les repas, moitié moins coûteux. En réalité on ne mange pas vraiment pour moins cher mais simplement il y a beaucoup de repas qui sautent, dès que l’on prend un bus par exemple, ou certains soirs quand nous avons déjeuné tard et où on se contente de grignoter. Cela permet donc indirectement de tenir notre budget.
Les dépenses sont donc constantes pour la plupart des postes par rapport à l’Equateur, sauf les tours bien sûr pour cause du Machu Picchu, et l’hébergement pour cause de goûts de luxe à Cusco.
Total du Pérou : environ 1700€, plombés par le trek du Machu Picchu qui pèse pour plus de 700€.
Les dépenses sont donc constantes pour la plupart des postes par rapport à l’Equateur, sauf les tours bien sûr pour cause du Machu Picchu, et l’hébergement pour cause de goûts de luxe à Cusco.
Total du Pérou : environ 1700€, plombés par le trek du Machu Picchu qui pèse pour plus de 700€.
C'était donc nous en direct du Pérou, enfin plutôt de Bolivie puisqu'on a du retard dans le blog... Au bilan, très bon deuxième pays, et le troisième se présente plutôt pas mal non plus!
Toutes les photos sont LA.
A très bientôt pour les nouvelles aventures!
Toutes les photos sont LA.
A très bientôt pour les nouvelles aventures!

















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